The China Mail - Coup d'Etat militaire en Guinée Bissau, les élections suspendues

USD -
AED 3.6725
AFN 63.000236
ALL 82.696296
AMD 376.858962
ANG 1.790083
AOA 916.999565
ARS 1391.774197
AUD 1.455413
AWG 1.8025
AZN 1.687483
BAM 1.686609
BBD 2.014599
BDT 123.041898
BGN 1.709309
BHD 0.377535
BIF 2972.081492
BMD 1
BND 1.28326
BOB 6.911836
BRL 5.155099
BSD 1.000289
BTN 92.840973
BWP 13.603929
BYN 2.974652
BYR 19600
BZD 2.011667
CAD 1.39115
CDF 2295.000159
CHF 0.799255
CLF 0.023121
CLP 912.960071
CNY 6.872027
CNH 6.892595
COP 3673.4
CRC 465.054111
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.090054
CZK 21.288007
DJF 178.120405
DKK 6.483059
DOP 60.181951
DZD 133.038021
EGP 53.6401
ERN 15
ETB 156.185056
EUR 0.86756
FJD 2.253799
FKP 0.758501
GBP 0.756755
GEL 2.689757
GGP 0.758501
GHS 11.003842
GIP 0.758501
GMD 73.49315
GNF 8772.625751
GTQ 7.652738
GYD 209.355772
HKD 7.837085
HNL 26.571696
HRK 6.535698
HTG 131.299369
HUF 333.966002
IDR 17025.75
ILS 3.152785
IMP 0.758501
INR 93.384399
IQD 1310.292196
IRR 1318875.000108
ISK 125.28028
JEP 0.758501
JMD 158.20086
JOD 0.709023
JPY 159.337995
KES 130.049715
KGS 87.44963
KHR 4002.104101
KMF 426.750103
KPW 899.943346
KRW 1521.119898
KWD 0.30956
KYD 0.833603
KZT 475.533883
LAK 22044.107185
LBP 89572.937012
LKR 315.333805
LRD 183.557048
LSL 16.799852
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380291
MAD 9.344475
MDL 17.619744
MGA 4232.256729
MKD 53.427703
MMK 2100.405998
MNT 3572.722217
MOP 8.076125
MRU 39.906696
MUR 46.950287
MVR 15.450281
MWK 1734.466419
MXN 17.94234
MYR 4.036497
MZN 63.960158
NAD 16.799852
NGN 1382.449774
NIO 36.813625
NOK 9.766398
NPR 148.537059
NZD 1.752801
OMR 0.384491
PAB 1.000341
PEN 3.480496
PGK 4.326343
PHP 60.618023
PKR 279.096549
PLN 3.720985
PYG 6496.591747
QAR 3.647426
RON 4.4216
RSD 101.863037
RUB 80.297914
RWF 1463.871032
SAR 3.754021
SBD 8.009975
SCR 14.355444
SDG 600.999857
SEK 9.49698
SGD 1.287555
SHP 0.750259
SLE 24.597519
SLL 20969.510825
SOS 571.6306
SRD 37.363991
STD 20697.981008
STN 21.127246
SVC 8.752528
SYP 110.747305
SZL 16.793643
THB 32.797012
TJS 9.565577
TMT 3.5
TND 2.936568
TOP 2.40776
TRY 44.499897
TTD 6.789059
TWD 32.002402
TZS 2600.000175
UAH 43.772124
UGX 3726.268859
UYU 40.661099
UZS 12151.342029
VES 473.325199
VND 26342.5
VUV 120.24399
WST 2.777713
XAF 565.643526
XAG 0.014294
XAU 0.000219
XCD 2.70255
XCG 1.802676
XDR 0.703479
XOF 565.643526
XPF 102.845809
YER 238.625013
ZAR 17.01335
ZMK 9001.204482
ZMW 19.279373
ZWL 321.999592
  • AEX

    -11.5300

    965.23

    -1.18%

  • BEL20

    -67.8700

    5152.96

    -1.3%

  • PX1

    -103.7600

    7877.57

    -1.3%

  • ISEQ

    -180.2600

    12082.47

    -1.47%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    -72.5400

    9226.87

    -0.78%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    164.1800

    3853.54

    +4.45%

  • N150

    -44.5200

    3895.22

    -1.13%

Coup d'Etat militaire en Guinée Bissau, les élections suspendues
Coup d'Etat militaire en Guinée Bissau, les élections suspendues / Photo: © AFP

Coup d'Etat militaire en Guinée Bissau, les élections suspendues

Des militaires en Guinée-Bissau ont annoncé mercredi avoir pris le "contrôle total du pays", arrêté le président sortant et suspendu le processus électoral, alors que le pays attendait les résultats de la présidentielle et des législatives.

Taille du texte:

La Guinée-Bissau, petit pays côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), a déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance en 1974.

C'est aussi un nouveau coup d'Etat en Afrique de l'Ouest, qui en a déjà connu une série depuis 2020 au Mali, Burkina, Niger et en Guinée-Conakry.

Le président sortant, Umaro Sissoco Embalo, est détenu mercredi "en prison à l'état-major" par des militaires et est "bien traité", a indiqué à l'AFP un officier de l'armée. Une autre source militaire a confirmé à l'AFP l'arrestation du président Embalo aux côtés du "chef d'état-major et du ministre de l'Intérieur".

A la mi-journée mercredi, des tirs avaient été entendus près du palais présidentiel dans la capitale Bissau et des hommes en tenues militaires prenaient possession de la principale artère menant vers le palais.

En début d'après-midi, le général Denis N'Canha, chef de la maison militaire de la présidence, assis derrière une table et entouré de militaires armés, a annoncé à la presse au siège de l'état-major, qu'un "Haut commandement pour la restauration de l'ordre, composé de toutes les branches de l'armée" prenait "la direction du pays jusqu'à nouvel ordre", ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

- "Rétablir l'ordre" -

"Ce qui nous a poussé à le faire c'est pour garantir la sécurité au niveau national et également rétablir l'ordre", a ajouté le général, évoquant la découverte par les "renseignements généraux" d'un "plan visant à déstabiliser le pays avec l'implication des barons nationaux de la drogue".

Les renseignements généraux "ont confirmé l'introduction d'armes dans le pays pour changer l'ordre constitutionnel", a-t-il ajouté.

Le général a également annoncé la suspension de "tout le processus électoral", la fermeture des frontières "terrestres, aériennes et maritimes" et l'instauration d'un "couvre-feu obligatoire".

"L'exercice du pouvoir du commandement commence à partir d'aujourd'hui. Le commandement appelle la population au calme", a-t-il ajouté.

En fin de journée, les rues à Bissau étaient désertes et les militaires ont pris le contrôle de toutes les grandes artères, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Plus tôt, des centaines de personnes à pied ou dans des véhicules avaient fui la zone du palais présidentiel pour se mettre à l'abri tandis que des tirs nourris avaient retenti à plusieurs reprises.

Par ailleurs, la Commission Nationale des Elections (CNE) a été attaquée par des hommes armés non identifiés mercredi, a indiqué à l'AFP un responsable de la communication de la commission, Abdourahmane Djalo.

Mardi, le camp de M. Embalo et celui du candidat de l'opposition Fernando Dias de Costa avaient chacun revendiqué la victoire à la présidentielle, alors que les résultats provisoires officiels de ces élections n'étaient attendus que jeudi.

La présidentielle, qui s'est déroulée dans le calme dimanche, a eu lieu sans le principal parti d'opposition, le PAIGC, et son candidat, Domingoes Simoes Pereira.

La stabilité politique était l'un des enjeux majeurs de ce scrutin dans ce pays qui a connu depuis son indépendance quatre coups d'Etat, 17 tentatives de putschs et une valse des gouvernements.

- "Subversion" -

Fin octobre, l'armée bissau-guinéenne avait annoncé avoir déjoué une "tentative de subversion de l'ordre constitutionnel", avec l'arrestation de plusieurs officiers supérieurs.

La proclamation des résultats électoraux a ainsi souvent donné lieu à des mouvements de contestation dans ce pays.

La précédente présidentielle, en 2019, avait débouché sur plusieurs mois de crise post-électorale, M. Embalo et son adversaire M. Pereira revendiquant tous deux la victoire.

Réagissant mercredi, le gouvernement portugais a appelé à la reprise du processus électoral dans son ancienne colonie de Guinée-Bissau.

"Face aux événements ayant interrompu le cours de la normalité constitutionnelle en Guinée-Bissau, le gouvernement portugais appelle toutes les parties impliquées à s'abstenir de tout acte de violence institutionnelle ou civique", a-t-il indiqué dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Lisbonne les a également exhorté "à rétablir la régularité du fonctionnement des institutions, afin de permettre la finalisation du processus de dépouillement et de proclamation des résultats électoraux".

Avec près de 40% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté, la Guinée-Bissau figure parmi les pays les plus pauvres au monde.

Elle est aussi réputée être une plaque tournante du trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe, à la faveur de l'instabilité politique.

B.Clarke--ThChM