The China Mail - En Tanzanie, tourisme au ralenti après les massacres des élections

USD -
AED 3.6725
AFN 64.497478
ALL 80.734582
AMD 360.878684
ANG 1.789785
AOA 916.999885
ARS 1524.759297
AUD 1.42365
AWG 1.80125
AZN 1.701071
BAM 1.741872
BBD 2.010322
BDT 123.466466
BGN 1.747831
BHD 0.376821
BIF 2996.486509
BMD 1
BND 1.276346
BOB 11.673339
BRL 5.028102
BSD 0.998116
BTN 94.783201
BWP 13.703949
BYN 2.976965
BYR 19600
BZD 2.007472
CAD 1.40533
CDF 2315.999929
CHF 0.824575
CLF 0.02478
CLP 975.260114
CNY 6.67805
CNH 6.675965
COP 3180.08
CRC 453.324902
CUC 1
CUP 23.955861
CVE 98.204067
CZK 21.6566
DJF 177.749674
DKK 6.66442
DOP 61.408157
DZD 134.67101
EGP 54.378197
ERN 15
ETB 163.042175
EUR 0.89164
FJD 2.253802
FKP 0.747587
GBP 0.746755
GEL 2.589959
GGP 0.747587
GHS 11.633261
GIP 0.747587
GMD 73.497576
GNF 8834.937189
GTQ 7.628149
GYD 208.769922
HKD 7.84713
HNL 26.791591
HRK 6.715797
HTG 130.707196
HUF 325.626502
IDR 18056.25
ILS 3.092745
IMP 0.747587
INR 94.600801
IQD 1513.250179
IRR 1832375.000226
ISK 121.429949
JEP 0.747587
JMD 158.414343
JOD 0.709022
JPY 158.119501
KES 129.92033
KGS 87.449864
KHR 4059.43989
KMF 439.510149
KPW 899.999961
KRW 1325.119986
KWD 0.31001
KYD 0.831838
KZT 449.121182
LAK 22457.930899
LBP 89472.254266
LKR 331.042959
LRD 170.188321
LSL 16.442016
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.402658
MAD 9.782021
MDL 17.906141
MGA 4542.155208
MKD 54.902188
MMK 2099.21541
MNT 3597.533576
MOP 8.069361
MRU 40.034198
MUR 47.31015
MVR 15.460015
MWK 1730.82832
MXN 18.529275
MYR 4.080203
MZN 63.882634
NAD 16.442602
NGN 1331.392783
NIO 36.729114
NOK 9.381095
NPR 151.652766
NZD 1.758845
OMR 0.384498
PAB 0.998205
PEN 3.441974
PGK 4.465916
PHP 63.471987
PKR 276.265992
PLN 3.89059
PYG 5729.145794
QAR 3.628291
RON 4.751496
RSD 104.700985
RUB 82.098496
RWF 1473.795772
SAR 3.751186
SBD 8.07458
SCR 13.842733
SDG 601.498782
SEK 9.90856
SGD 1.278185
SHP 0.7473
SLE 23.92025
SLL 20969.504398
SOS 570.441257
SRD 37.661498
STD 20697.981008
STN 21.820157
SVC 8.734297
SYP 13001.999685
SZL 16.439039
THB 33.643997
TJS 9.217992
TMT 3.51
TND 2.978051
TOP 2.40776
TRY 49.6029
TTD 6.774936
TWD 32.40703
TZS 2648.673015
UAH 44.986841
UGX 4162.751655
UYU 40.042215
UZS 12022.461403
VES 879.788896
VND 25868.5
VUV 119.136032
WST 2.774679
XAF 584.877602
XAG 0.017471
XAU 0.000242675154
XCD 2.70255
XCG 1.798961
XDR 0.707052
XOF 584.877602
XPF 106.215182
YER 236.089175
ZAR 16.432235
ZMK 9001.199676
ZMW 19.987443
ZWL 321.999592
SSP 5787.554334
MXV 2.091518
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

En Tanzanie, tourisme au ralenti après les massacres des élections
En Tanzanie, tourisme au ralenti après les massacres des élections / Photo: © AFP/Archives

En Tanzanie, tourisme au ralenti après les massacres des élections

Plages de sable blanc désertes, bateaux de plaisance désespérément amarrés dans les eaux turquoise de Zanzibar... En Tanzanie, la fréquentation touristique a fortement ralenti après les manifestations antipouvoir réprimées dans le sang il y a un mois.

Taille du texte:

Le pays d'Afrique de l'Est a sombré dans la violence le 29 octobre, à l'occasion d'élections législatives et présidentielle jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Plus de 1.000 personnes, dont des manifestants hostiles au pouvoir, ont été tuées des jours durant par les forces de sécurité, selon l'opposition et des défenseurs des droits humains.

Les autorités tanzaniennes ont jusqu'ici refusé de communiquer tout bilan humain.

Au pire des violences, elles ont bloqué internet, paralysant le pays, mais entravant aussi les touristes de passage, parfois contraints de dormir dans des aéroports.

Dans les derniers jours de novembre, alors que l'AFP visite l'archipel de Zanzibar, il faut donc arpenter avec détermination les ruelles escarpées de sa capitale, Stone Town, pour dénicher quelques visiteurs.

"Nous sommes venus malgré (les violences) car nous n’allons pas dans les grandes villes", où la répression s'est exercée, résume Amaia, une Espagnole.

Les Français Jérémy Fuzel et Alexandra Gonzalez, qui devaient initialement découvrir la Tanzanie avec leur fille de 5 ans au moment des manifestations, ont finalement décalé leur séjour. "Je ne pense pas qu’il y ait un impact (sécuritaire) réel sur nous étrangers", estime le père de famille.

- "Morceaux de cadavres" -

Des mots que ne renieraient pas les autorités tanzaniennes, alors que le tourisme est devenu l'an passé la première source de devises étrangères du pays, générant près de 4 milliards de dollars (3,4 milliards d'euros).

"Notre nation reste pacifique, calme et ouverte à tous ceux souhaitant visiter ses beautés", affirmait en novembre le porte-parole du gouvernement Gerson Msigwa. "Ignorez s'il vous plaît toute désinformation visant à vous éloigner des expériences inoubliables qui vous attendent ici."

Des défenseurs des droits humains tanzaniens appellent les étrangers à délaisser leur pays.

"Tout touriste (...) profite au gang illégitime et meurtrier qui a tué des milliers de personnes", a averti sur X la célèbre militante tanzanienne Maria Sarungi Tsehai.

"Si vous faites de la plongée ou que vous nagez", poursuit-elle, "vous pourriez trouver des morceaux de cadavres, car nous avons reçu des informations crédibles faisant état de corps jetés dans l'océan Indien."

Conséquence ou non de ces appels, Nazir Adam, bijoutier à Zanzibar, estime recevoir moitié moins de touristes que d'habitude dans son magasin. "Parfois, il y a quelques jours creux. Mais pas deux semaines d’affilée comme ça", déplore-t-il, un phénomène selon lui lié à la situation politique.

Même son de cloche à Arusha, ville au pied du Kilimandjaro, où un gérant d'hôtel regrette que moins de 30% de son établissement soit actuellement occupé, contre 60 à 70% habituellement en cette saison.

Quelque "150 réservations et quatre évènements internationaux prévus en décembre ont été annulés", se désole-t-il sous couvert d'anonymat, craignant que parler à l'AFP ne lui crée des problèmes dans un pays où la liberté de parole se réduit drastiquement.

Officiellement, le président de l’Association tanzanienne des tour-opérateurs (Tato), Wilbard Chambulo, se dit toutefois satisfait. "80% du chiffre d’affaires se fait de juin à octobre, donc pour nous l’année est terminée", affirme-t-il à l'AFP.

- "Destinations alternatives" -

Selon plusieurs experts, le record de fréquentation établi en 2024, avec plus de 2,1 millions de touristes internationaux recensés, sera difficilement égalé.

"L'élément déterminant, c'est la sécurité des biens et des personnes", estime Didier Arino, directeur général du cabinet Protourisme. Donc au moindre problème, des "destinations alternatives" sont poussées par les tour-opérateurs, décrit-il.

L'Union européenne a en outre placé en juin tous les transporteurs aériens de Tanzanie sur sa liste des compagnies à risque, rendant ce vaste pays moins aisé à parcourir. Le gouvernement a, lui, décidé de plusieurs taxes frappant les touristes, en décourageant certains.

"Entre les compagnies aériennes blacklistées et les émeutes, pas mal de nos compatriotes ont décidé de ne pas y aller, certains reportant leur voyage à une date ultérieure, quand d'autres ont trouvé autre chose", remarque Patrice Caradec, le président du Seto, une organisation de tour-opérateurs en France.

Alors que la Tanzanie "cartonnait", malgré son coût élevé d'au moins 2.000 euros par personne par séjour, la destination est passée de 10% de croissance annuelle chez les voyageurs français à 15 à 18% de baisse cet été par rapport au précédent, poursuit-il, ce que les tueries d'il y a un mois ne devraient améliorer.

Des manifestations sont en outre prévues le 9 décembre, que le gouvernement tanzanien tente d'empêcher, juste avant les vacances de Noël, second pic touristique de l'année.

"La Tanzanie, ce n'était pas le succès de l'été", commente M. Caradec. "Et ce ne sera pas le succès de l'hiver."

strs-jf/jcp/mba

A.Sun--ThChM