The China Mail - Un déjà-vu angoissant pour les déplacés du conflit Thaïlande-Cambodge

USD -
AED 3.672501
AFN 65.498963
ALL 80.903499
AMD 376.846763
ANG 1.79008
AOA 916.50795
ARS 1404.005901
AUD 1.41449
AWG 1.8025
AZN 1.703834
BAM 1.64226
BBD 2.013225
BDT 122.275216
BGN 1.67937
BHD 0.376981
BIF 2962.558673
BMD 1
BND 1.265482
BOB 6.907178
BRL 5.202397
BSD 0.999559
BTN 90.496883
BWP 13.113061
BYN 2.871549
BYR 19600
BZD 2.010286
CAD 1.35451
CDF 2209.999973
CHF 0.767802
CLF 0.021673
CLP 855.770156
CNY 6.91085
CNH 6.913335
COP 3667.37
CRC 494.655437
CUC 1
CUP 26.5
CVE 92.586917
CZK 20.391197
DJF 177.720222
DKK 6.28071
DOP 62.648518
DZD 129.422296
EGP 46.787895
ERN 15
ETB 155.167434
EUR 0.84065
FJD 2.191604
FKP 0.731721
GBP 0.73259
GEL 2.689461
GGP 0.731721
GHS 10.999761
GIP 0.731721
GMD 73.512855
GNF 8774.581423
GTQ 7.665406
GYD 209.121405
HKD 7.81759
HNL 26.413922
HRK 6.333299
HTG 131.114918
HUF 317.780487
IDR 16769.25
ILS 3.08274
IMP 0.731721
INR 90.55955
IQD 1309.391361
IRR 42125.000158
ISK 121.889989
JEP 0.731721
JMD 156.391041
JOD 0.709028
JPY 154.413992
KES 128.839903
KGS 87.449936
KHR 4029.999851
KMF 414.400054
KPW 900.003053
KRW 1457.497429
KWD 0.30696
KYD 0.832959
KZT 491.773271
LAK 21475.000446
LBP 85550.000527
LKR 309.286401
LRD 186.41812
LSL 15.923203
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.301851
MAD 9.112336
MDL 16.91696
MGA 4425.150304
MKD 51.805436
MMK 2100.147418
MNT 3570.525201
MOP 8.048802
MRU 39.290303
MUR 45.680351
MVR 15.460643
MWK 1733.197864
MXN 17.210435
MYR 3.923498
MZN 63.760449
NAD 15.923203
NGN 1353.430026
NIO 36.786377
NOK 9.526825
NPR 144.79562
NZD 1.654935
OMR 0.384495
PAB 0.999551
PEN 3.356481
PGK 4.288263
PHP 58.509818
PKR 279.617868
PLN 3.54495
PYG 6578.947368
QAR 3.64344
RON 4.279798
RSD 98.631957
RUB 77.422365
RWF 1459.382072
SAR 3.750856
SBD 8.054878
SCR 13.740266
SDG 601.504921
SEK 8.89919
SGD 1.265185
SHP 0.750259
SLE 24.37498
SLL 20969.499267
SOS 571.032862
SRD 37.890555
STD 20697.981008
STN 20.572331
SVC 8.746069
SYP 11059.574895
SZL 15.907469
THB 31.252954
TJS 9.380697
TMT 3.5
TND 2.879586
TOP 2.40776
TRY 43.63275
TTD 6.779547
TWD 31.504503
TZS 2575.00033
UAH 43.048987
UGX 3553.510477
UYU 38.331227
UZS 12314.900728
VES 384.79041
VND 25885
VUV 119.800563
WST 2.713692
XAF 550.798542
XAG 0.012351
XAU 0.000199
XCD 2.70255
XCG 1.801442
XDR 0.685017
XOF 550.798542
XPF 100.141488
YER 238.349851
ZAR 15.96252
ZMK 9001.2159
ZMW 19.016311
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.1000

    1004.14

    +0.51%

  • BEL20

    6.1300

    5582.64

    +0.11%

  • PX1

    4.9900

    8327.88

    +0.06%

  • ISEQ

    -228.4600

    13210.21

    -1.7%

  • OSEBX

    2.3700

    1825.59

    +0.13%

  • PSI20

    -37.7600

    8953.35

    -0.42%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    60.6900

    4106.75

    +1.5%

  • N150

    18.2400

    4072.12

    +0.45%

Un déjà-vu angoissant pour les déplacés du conflit Thaïlande-Cambodge
Un déjà-vu angoissant pour les déplacés du conflit Thaïlande-Cambodge / Photo: © THAI NEWS PIX/AFP

Un déjà-vu angoissant pour les déplacés du conflit Thaïlande-Cambodge

Les dizaines de milliers de personnes à nouveau contraintes de fuir les combats à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, comme il y a cinq mois, n'aspirent qu'à une chose: "retrouver une vie normale".

Taille du texte:

Les courbes asphaltées du circuit international de Buriram, dans l'est de la Thaïlande, accueilleront d'ici moins de trois mois la première manche du championnat du monde de vitesse moto.

L'enceinte sportive abrite pour l'instant un autre public: des centaines de familles évacuées après la reprise des affrontements frontaliers dimanche soir avec le Cambodge, comme en juillet dernier.

"Je voudrais que le gouvernement s'occupe de ça une bonne fois pour toutes", dit à l'AFP Boonsong Boonpimay, un agent d'entretien de 51 ans. "Sinon, on va devoir continuer à vivre comme ça, sans pouvoir travailler et en permanence sur le qui-vive".

Cinq jours de combats entre la Thaïlande et le Cambodge, qui se disputent depuis longtemps des morceaux de territoire le long de leur frontière, avaient fait 43 morts et causé l'évacuation d'environ 300.000 personnes en juillet.

Un accord de cessez-le-feu a été signé fin octobre, sous l'égide du président américain Donald Trump, mais il n'a pas tenu longtemps et les hostilités sont reparties cette semaine entre les deux voisins d'Asie du Sud-Est.

- "Au jour le jour" -

Le propriétaire du circuit de Buriram, l'ancien homme politique Newin Chidchob, se doutait que la trêve n'allait pas durer et avait anticipé un nouvel afflux de déplacés ici, à 70 kilomètres de la frontière.

"Toutes les tentes que vous pouvez voir, on les avait préparées il y a cinq mois", explique-t-il à l'AFP. "Lorsque les choses se sont calmées la dernière fois et que les villageois sont rentrés chez eux, on savait que tout ne rentrerait pas vraiment dans l'ordre".

Derrière lui, des enfants font la course sur le tarmac du circuit ou s'assoient plus sagement en tailleur pour regarder des films projetés sur un écran géant. Leurs parents préfèrent eux s'abriter de la chaleur sous de vastes tentes en forme de silos.

"On vit au jour le jour, on a des dettes et des enfants à nourrir", témoigne avec lassitude Painee Khengnok, un agriculteur de 60 ans forcé de quitter à la hâte sa ferme de caoutchouc. "Le gouvernement peut faire ce qu'il veut, tant qu'il règle ça rapidement pour qu'on puisse retrouver une vie normale".

- "La paix" -

La résignation est la même du côté cambodgien, où Ros Sambok, 31 ans, a trouvé refuge avec sa famille dans l'enceinte d'un temple bouddhiste de la province de Siem Reap, loin de la ligne de front.

"C'est la troisième fois que je dois fuir ma maison", raconte cette mère de famille, son enfant de 5 ans dans les bras. "Je pouvais à peine dormir ces derniers mois. Les autorités nous ont demandé d'être prêts en permanence".

Ros vit dans un village à proximité du temple Ta Krabey, que revendique la Thaïlande. Elle préparait le petit-déjeuner pour sa famille, vers 7 heures du matin lundi, lorsqu'elle a entendu des bombardements.

La trentenaire et ses proches ont immédiatement décidé de prendre la fuite, entassés à vingt dans une camionnette de fortune.

"Je veux simplement la paix pour que les enfants puissent aller ensemble à l'école", demande-t-elle. "Les soldats thaïlandais continuent de nous mener la vie dure. Nous voulons la paix, mais eux n'en veulent pas".

Abritée au même endroit, Tiv Phon, une Cambodgienne de 54 ans, a également été évacuée pour la troisième fois en quelques mois.

"Ils (les Thaïlandais) ont tellement tiré qu'on ne pouvait pas rester. J'avais tellement peur", affirme-t-elle. "On se sent plus en sécurité ici au temple. Le Bouddha veille sur nous".

burs-jts-sdu/clc

H.Ng--ThChM