The China Mail - Un déjà-vu angoissant pour les déplacés du conflit Thaïlande-Cambodge

USD -
AED 3.672497
AFN 64.498121
ALL 80.674975
AMD 361.449729
ANG 1.789785
AOA 917.000131
ARS 1524.732201
AUD 1.426904
AWG 1.80125
AZN 1.701879
BAM 1.74449
BBD 2.013379
BDT 123.649824
BGN 1.747831
BHD 0.37725
BIF 2996
BMD 1
BND 1.278292
BOB 11.691144
BRL 5.024301
BSD 0.999639
BTN 94.927772
BWP 13.724852
BYN 2.981492
BYR 19600
BZD 2.010606
CAD 1.40649
CDF 2315.999692
CHF 0.825545
CLF 0.024781
CLP 975.309893
CNY 6.67805
CNH 6.67463
COP 3182.13
CRC 454.01635
CUC 1
CUP 23.991865
CVE 98.499594
CZK 21.636496
DJF 177.719792
DKK 6.656395
DOP 61.550176
DZD 134.506481
EGP 54.499602
ERN 15
ETB 161.149556
EUR 0.89057
FJD 2.253799
FKP 0.751528
GBP 0.74763
GEL 2.589945
GGP 0.751528
GHS 11.625024
GIP 0.751528
GMD 73.5023
GNF 8795.000334
GTQ 7.639477
GYD 209.088355
HKD 7.848475
HNL 26.832455
HRK 6.710604
HTG 130.906561
HUF 324.334983
IDR 18004.3
ILS 3.089355
IMP 0.751528
INR 94.71665
IQD 1513
IRR 1832374.999997
ISK 121.28996
JEP 0.751528
JMD 158.652431
JOD 0.708976
JPY 158.288022
KES 129.86023
KGS 87.450524
KHR 4069.999646
KMF 439.506495
KPW 899.999961
KRW 1324.364983
KWD 0.30972
KYD 0.833107
KZT 449.788164
LAK 22524.999793
LBP 89550.000019
LKR 331.534585
LRD 171.075026
LSL 16.390338
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.415054
MAD 9.799033
MDL 17.934092
MGA 4562.500628
MKD 54.858704
MMK 2099.540776
MNT 3598.083246
MOP 8.081669
MRU 40.225029
MUR 47.259878
MVR 15.46029
MWK 1742.000044
MXN 18.42429
MYR 4.082397
MZN 63.898647
NAD 16.390017
NGN 1330.840447
NIO 36.830169
NOK 9.406595
NPR 151.877982
NZD 1.76168
OMR 0.384494
PAB 0.999728
PEN 3.427036
PGK 4.504979
PHP 63.073501
PKR 276.749824
PLN 3.88926
PYG 5737.960807
QAR 3.645501
RON 4.743201
RSD 104.641973
RUB 82.800045
RWF 1475.5
SAR 3.762651
SBD 8.07458
SCR 13.978921
SDG 601.50389
SEK 9.907555
SGD 1.27792
SHP 0.7473
SLE 23.919567
SLL 20969.504398
SOS 571.497911
SRD 37.661499
STD 20697.981008
STN 21.95
SVC 8.747581
SYP 13001.999685
SZL 16.390239
THB 33.617026
TJS 9.232052
TMT 3.51
TND 2.995019
TOP 2.40776
TRY 49.591503
TTD 6.78527
TWD 32.592597
TZS 2644.99303
UAH 45.054454
UGX 4169.008054
UYU 40.102397
UZS 12019.999891
VES 879.788904
VND 25876
VUV 119.358066
WST 2.773115
XAF 584.175347
XAG 0.017281
XAU 0.000242901212
XCD 2.70255
XCG 1.801632
XDR 0.707052
XOF 584.175347
XPF 106.501015
YER 236.095715
ZAR 16.394905
ZMK 9001.196955
ZMW 20.018642
ZWL 321.999592
SSP 5816.545442
MXV 2.079791
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Un déjà-vu angoissant pour les déplacés du conflit Thaïlande-Cambodge
Un déjà-vu angoissant pour les déplacés du conflit Thaïlande-Cambodge / Photo: © THAI NEWS PIX/AFP

Un déjà-vu angoissant pour les déplacés du conflit Thaïlande-Cambodge

Les dizaines de milliers de personnes à nouveau contraintes de fuir les combats à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, comme il y a cinq mois, n'aspirent qu'à une chose: "retrouver une vie normale".

Taille du texte:

Les courbes asphaltées du circuit international de Buriram, dans l'est de la Thaïlande, accueilleront d'ici moins de trois mois la première manche du championnat du monde de vitesse moto.

L'enceinte sportive abrite pour l'instant un autre public: des centaines de familles évacuées après la reprise des affrontements frontaliers dimanche soir avec le Cambodge, comme en juillet dernier.

"Je voudrais que le gouvernement s'occupe de ça une bonne fois pour toutes", dit à l'AFP Boonsong Boonpimay, un agent d'entretien de 51 ans. "Sinon, on va devoir continuer à vivre comme ça, sans pouvoir travailler et en permanence sur le qui-vive".

Cinq jours de combats entre la Thaïlande et le Cambodge, qui se disputent depuis longtemps des morceaux de territoire le long de leur frontière, avaient fait 43 morts et causé l'évacuation d'environ 300.000 personnes en juillet.

Un accord de cessez-le-feu a été signé fin octobre, sous l'égide du président américain Donald Trump, mais il n'a pas tenu longtemps et les hostilités sont reparties cette semaine entre les deux voisins d'Asie du Sud-Est.

- "Au jour le jour" -

Le propriétaire du circuit de Buriram, l'ancien homme politique Newin Chidchob, se doutait que la trêve n'allait pas durer et avait anticipé un nouvel afflux de déplacés ici, à 70 kilomètres de la frontière.

"Toutes les tentes que vous pouvez voir, on les avait préparées il y a cinq mois", explique-t-il à l'AFP. "Lorsque les choses se sont calmées la dernière fois et que les villageois sont rentrés chez eux, on savait que tout ne rentrerait pas vraiment dans l'ordre".

Derrière lui, des enfants font la course sur le tarmac du circuit ou s'assoient plus sagement en tailleur pour regarder des films projetés sur un écran géant. Leurs parents préfèrent eux s'abriter de la chaleur sous de vastes tentes en forme de silos.

"On vit au jour le jour, on a des dettes et des enfants à nourrir", témoigne avec lassitude Painee Khengnok, un agriculteur de 60 ans forcé de quitter à la hâte sa ferme de caoutchouc. "Le gouvernement peut faire ce qu'il veut, tant qu'il règle ça rapidement pour qu'on puisse retrouver une vie normale".

- "La paix" -

La résignation est la même du côté cambodgien, où Ros Sambok, 31 ans, a trouvé refuge avec sa famille dans l'enceinte d'un temple bouddhiste de la province de Siem Reap, loin de la ligne de front.

"C'est la troisième fois que je dois fuir ma maison", raconte cette mère de famille, son enfant de 5 ans dans les bras. "Je pouvais à peine dormir ces derniers mois. Les autorités nous ont demandé d'être prêts en permanence".

Ros vit dans un village à proximité du temple Ta Krabey, que revendique la Thaïlande. Elle préparait le petit-déjeuner pour sa famille, vers 7 heures du matin lundi, lorsqu'elle a entendu des bombardements.

La trentenaire et ses proches ont immédiatement décidé de prendre la fuite, entassés à vingt dans une camionnette de fortune.

"Je veux simplement la paix pour que les enfants puissent aller ensemble à l'école", demande-t-elle. "Les soldats thaïlandais continuent de nous mener la vie dure. Nous voulons la paix, mais eux n'en veulent pas".

Abritée au même endroit, Tiv Phon, une Cambodgienne de 54 ans, a également été évacuée pour la troisième fois en quelques mois.

"Ils (les Thaïlandais) ont tellement tiré qu'on ne pouvait pas rester. J'avais tellement peur", affirme-t-elle. "On se sent plus en sécurité ici au temple. Le Bouddha veille sur nous".

burs-jts-sdu/clc

H.Ng--ThChM