The China Mail - A Kiev, les réalités paradoxales d'un Noël en temps de guerre

USD -
AED 3.672501
AFN 65.000085
ALL 80.969857
AMD 361.202166
ANG 1.789785
AOA 916.99994
ARS 1517.770275
AUD 1.431465
AWG 1.80125
AZN 1.697857
BAM 1.74212
BBD 2.012426
BDT 123.598208
BGN 1.747831
BHD 0.377416
BIF 2999.585803
BMD 1
BND 1.278237
BOB 11.675159
BRL 5.044397
BSD 0.999132
BTN 94.798398
BWP 13.69985
BYN 2.981094
BYR 19600
BZD 2.009486
CAD 1.40746
CDF 2313.501384
CHF 0.82493
CLF 0.02496
CLP 982.370214
CNY 6.691203
CNH 6.68043
COP 3177.26
CRC 453.826798
CUC 1
CUP 23.980333
CVE 98.217189
CZK 21.684396
DJF 177.929603
DKK 6.65824
DOP 61.451444
DZD 134.431561
EGP 53.996599
ERN 15
ETB 163.206182
EUR 0.89079
FJD 2.25945
FKP 0.750648
GBP 0.750085
GEL 2.589735
GGP 0.750648
GHS 11.676049
GIP 0.750648
GMD 73.504011
GNF 8844.094881
GTQ 7.639034
GYD 209.00734
HKD 7.848225
HNL 26.820882
HRK 6.712503
HTG 130.705681
HUF 323.743499
IDR 18042.25
ILS 3.108555
IMP 0.750648
INR 94.902601
IQD 1514.774979
IRR 1795877.501265
ISK 121.501546
JEP 0.750648
JMD 158.78431
JOD 0.709022
JPY 158.241497
KES 129.860163
KGS 87.449893
KHR 4068.089503
KMF 439.999816
KPW 899.999961
KRW 1329.945003
KWD 0.31076
KYD 0.83268
KZT 451.722955
LAK 22482.018394
LBP 89478.016105
LKR 331.122819
LRD 170.366279
LSL 16.42449
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.412478
MAD 9.77184
MDL 17.816041
MGA 4529.360679
MKD 54.914955
MMK 2099.513869
MNT 3596.411813
MOP 8.077478
MRU 40.003029
MUR 47.249721
MVR 15.460101
MWK 1732.62013
MXN 18.487535
MYR 4.0825
MZN 63.896828
NAD 16.424417
NGN 1333.580338
NIO 36.770142
NOK 9.403595
NPR 151.676406
NZD 1.763245
OMR 0.38451
PAB 0.999132
PEN 3.447023
PGK 4.544503
PHP 62.999989
PKR 276.59385
PLN 3.893715
PYG 5763.047022
QAR 3.642032
RON 4.744801
RSD 104.598965
RUB 82.653667
RWF 1476.78686
SAR 3.763551
SBD 8.064647
SCR 13.894729
SDG 601.503045
SEK 9.89174
SGD 1.27907
SHP 0.754745
SLE 24.680197
SLL 20969.504398
SOS 571.064633
SRD 37.794503
STD 20697.981008
STN 21.822878
SVC 8.742551
SYP 13001.999685
SZL 16.419114
THB 33.5625
TJS 9.202594
TMT 3.51
TND 2.982711
TOP 2.40776
TRY 49.55262
TTD 6.778453
TWD 32.462604
TZS 2644.967981
UAH 45.052265
UGX 4156.255985
UYU 40.119539
UZS 12034.649387
VES 878.910601
VND 25894.5
VUV 118.97233
WST 2.787823
XAF 584.319798
XAG 0.01734
XAU 0.000239871141
XCD 2.702549
XCG 1.80082
XDR 0.707052
XOF 584.319798
XPF 106.228901
YER 236.149836
ZAR 16.43589
ZMK 9001.200838
ZMW 19.959203
ZWL 321.999592
SSP 5750.775019
MXV 2.087054
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

A Kiev, les réalités paradoxales d'un Noël en temps de guerre
A Kiev, les réalités paradoxales d'un Noël en temps de guerre / Photo: © AFP

A Kiev, les réalités paradoxales d'un Noël en temps de guerre

Une jeune femme pose pour son petit ami devant un stand de vin chaud à côté d'enfants sur un manège illuminé et d'un sapin géant. A Kiev, comme dans les autres villes européennes, les célébrations de Noël sont présentes, mais elles s'accompagnent ici de sirènes et bombardements.

Taille du texte:

Mardi, la capitale ukrainienne a été visée par de nouvelles frappes russes qui y ont fait plusieurs blessés, selon les autorités. Une réalité qui tranche avec l'esprit festif de cette période et qui oblige les habitants à jongler mentalement entre leur vie quotidienne et les ravages de la guerre.

"Les gens pensent que nous n'avons que les missiles et les abris. Mais nous avons aussi des fêtes. Prendre des photos, boire du vin chaud, manger de bons petits plats, c'est agréable de changer d'air", raconte à l'AFP Vlada Ovchinnikova, 25 ans, à qui ce contraste n'a pas échappé.

"C'est un sentiment très étrange. Vous vous réveillez et vous apprenez que quelqu'un est mort à Kiev. Puis, vous allez travailler. C'est comme si votre esprit était scindé en deux", explique-t-elle.

Une réalité à laquelle les Ukrainiens se sont habitués après bientôt quatre ans de guerre, mais qui se rappelle à eux parfois brutalement.

"D'habitude, nous n'y pensons pas, mais soudain, nous nous souvenons : bon sang, ça ne devrait vraiment pas être comme ça", poursuit Vlada.

- "Ressentir du bonheur" -

Au marché de Noël de l'Expocenter de Kiev, qui a accueilli plus de 330.000 personnes au cours des trois premières semaines de décembre, la foule se presse autour d'une patinoire où résonnent les classiques hivernaux, à peine audibles à cause des cris joyeux des enfants qui se balancent sur un manège à bascule à proximité.

Ce spectacle, entretenu par des générateurs électriques, est régulièrement interrompu par des coupures de courant causées par les frappes russes de ces derniers mois.

Svitlana Iakovleva serre fort ses deux petits-enfants qui regardent des personnages de bonhommes de neige interpréter une chorégraphie sur des chansons de Noël.

"Nos enfants veulent ressentir du bonheur, vivre leur enfance", explique cette grand-mère de 57 ans, qui a une routine bien établie à chaque attaque russe.

A la moindre alerte, elle vérifie sur son téléphone les informations officielles sur la menace de drones ou de missiles. Elle choisit ensuite soit d'aller se mettre à l'abri, soit d'ignorer l'alerte.

Une attitude courante chez les Ukrainiens au vu de la régularité des attaques. Selon une analyse par l'AFP des données de l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a frappé des villes du pays quasiment toutes les nuits de l'année en 2025.

Myroslava, la petite-fille de Svitlana, se plaint elle des "coupures de courant à la maison", bien que la famille ait des sources électriques de secours. Cette fillette de six ans a passé la majeure partie de sa vie dans un pays en guerre.

"Les enfants savent tout (...) Ils se sont adaptés", explique leur grand-mère.

- "Continuer à vivre" -

En pleine période de Noël, que les Ukrainiens célèbrent le 25 décembre, le 7 janvier (qui correspond au 25 décembre de l'ancien calendrier julien conservé par l'église orthodoxe russe), ou les deux selon leur contexte culturel et familial, la question de savoir si l'énergie doit être utilisée pour les festivités fait débat.

"Les illuminations décoratives et les guirlandes ne sont pas une priorité", a tranché début décembre la Première ministre Ioulia Svyrydenko, invitant les citoyens à réduire leur consommation.

Des célébrations ont malgré tout lieu. Devant les dômes dorés de la cathédrale Sainte-Sophie, dans le centre de Kiev, un sapin de Noël a été installé.

Reste que beaucoup d'Ukrainiens disent avoir du mal à célébrer.

"Les Russes m'ont privé de mon envie de faire la fête il y a longtemps. Ce n'est plus comme avant", témoigne Danylo Tkatchenko, 27 ans.

Pour autant, "même dans les moments les plus sombres, et littéralement sombres, car nous sommes privés d'électricité en raison des attaques constantes, nous continuons à vivre. Mes amis se marient, mes proches ont des enfants", ajoute-t-il.

Son amie Elizaveta Irjavska se met à pleurer, montrant du doigt le monastère Saint-Michel situé à proximité. La jeune femme de 29 ans s'y était rendue deux jours plus tôt pour assister aux funérailles du mari d'une amie, tué au front.

"C'est douloureux, mais nous devons continuer à vivre pour ceux qui sont encore en vie, pour ceux qui se sont battus afin que nous puissions avoir cette chance", confie-t-elle à voix basse.

Avant d'ajouter: "Sinon, tout aura été en vain".

D.Peng--ThChM