The China Mail - Sous pression américaine, l'industrie pétrolière vénézuélienne en pleine confusion

USD -
AED 3.6725
AFN 66.000282
ALL 82.619619
AMD 381.390629
ANG 1.790403
AOA 916.999757
ARS 1463.486502
AUD 1.492983
AWG 1.80125
AZN 1.702768
BAM 1.675498
BBD 2.014915
BDT 122.246875
BGN 1.666695
BHD 0.376931
BIF 2962
BMD 1
BND 1.284599
BOB 6.937407
BRL 5.3881
BSD 1.000433
BTN 89.8933
BWP 13.396785
BYN 2.953067
BYR 19600
BZD 2.012011
CAD 1.38686
CDF 2265.000294
CHF 0.799125
CLF 0.022865
CLP 896.990057
CNY 6.983749
CNH 6.98228
COP 3715.26
CRC 497.305725
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.049788
CZK 20.83895
DJF 177.720333
DKK 6.410702
DOP 63.650028
DZD 130.043952
EGP 47.279903
ERN 15
ETB 155.374956
EUR 0.857905
FJD 2.27745
FKP 0.742335
GBP 0.74445
GEL 2.684971
GGP 0.742335
GHS 10.720271
GIP 0.742335
GMD 73.483536
GNF 8739.999719
GTQ 7.668156
GYD 209.295851
HKD 7.792049
HNL 26.429914
HRK 6.463202
HTG 131.012298
HUF 330.440497
IDR 16812.85
ILS 3.169125
IMP 0.742335
INR 89.90595
IQD 1310
IRR 42125.000158
ISK 126.289901
JEP 0.742335
JMD 158.374704
JOD 0.709034
JPY 156.913499
KES 129.000448
KGS 87.443504
KHR 4025.49364
KMF 422.501945
KPW 899.997826
KRW 1452.103721
KWD 0.30734
KYD 0.833722
KZT 509.90538
LAK 21600.000192
LBP 89550.000307
LKR 309.116376
LRD 179.500028
LSL 16.459534
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 5.415025
MAD 9.214504
MDL 16.707002
MGA 4594.99986
MKD 52.795244
MMK 2099.899971
MNT 3559.878067
MOP 8.029932
MRU 39.719744
MUR 46.529731
MVR 15.450127
MWK 1736.00021
MXN 17.980275
MYR 4.0655
MZN 63.895387
NAD 16.459992
NGN 1424.840207
NIO 36.785004
NOK 10.08232
NPR 143.829725
NZD 1.739625
OMR 0.384503
PAB 1.000433
PEN 3.363503
PGK 4.26825
PHP 59.169554
PKR 280.074991
PLN 3.61339
PYG 6754.846613
QAR 3.64125
RON 4.365298
RSD 100.627986
RUB 80.500403
RWF 1455
SAR 3.750118
SBD 8.126887
SCR 12.567129
SDG 601.547361
SEK 9.22244
SGD 1.2853
SHP 0.750259
SLE 24.075981
SLL 20969.503664
SOS 571.502091
SRD 38.290502
STD 20697.981008
STN 21.35
SVC 8.753496
SYP 11059.574895
SZL 16.460201
THB 31.430027
TJS 9.298763
TMT 3.51
TND 2.891502
TOP 2.40776
TRY 43.135702
TTD 6.792656
TWD 31.559201
TZS 2497.498731
UAH 43.100844
UGX 3598.062187
UYU 38.961873
UZS 12010.000038
VES 311.541545
VND 26270
VUV 120.537528
WST 2.773898
XAF 561.948616
XAG 0.013057
XAU 0.000223
XCD 2.70255
XCG 1.802972
XDR 0.69877
XOF 560.507894
XPF 102.514885
YER 238.449916
ZAR 16.527405
ZMK 9001.202677
ZMW 19.833033
ZWL 321.999592
  • AEX

    -14.1000

    965.03

    -1.44%

  • BEL20

    7.8300

    5228.77

    +0.15%

  • PX1

    9.8800

    8243.47

    +0.12%

  • ISEQ

    73.9400

    13046.32

    +0.57%

  • OSEBX

    2.5200

    1683.91

    +0.15%

  • PSI20

    7.6300

    8486.79

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -87.1900

    4006.05

    -2.13%

  • N150

    -15.1800

    3876.34

    -0.39%

Sous pression américaine, l'industrie pétrolière vénézuélienne en pleine confusion
Sous pression américaine, l'industrie pétrolière vénézuélienne en pleine confusion / Photo: © AFP

Sous pression américaine, l'industrie pétrolière vénézuélienne en pleine confusion

La confusion règne dans l'industrie pétrolière vénézuélienne entre un président américain qui exige des millions de barils, des pétroliers saisis, des capacités de stockage saturées qui font craindre un arrêt de la production, et des autorités affaiblies.

Taille du texte:

À Maracaibo, berceau de la production pétrolière vénézuélienne, peu de pétroliers mouillent sur le célèbre lac, que ce soit pour charger du brut ou sortir en direction de la haute mer où est déployée la flottille de guerre américaine avec notamment le plus grand porte-avion du monde.

"Ils ont du pétrole bloqué au Venezuela. Ils ne peuvent pas le déplacer à cause de notre quarantaine et parce qu'il est sous sanctions. Nous allons prendre entre 30 et 50 millions de barils de pétrole", a souligné mercredi le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.

- Réservoirs pleins -

Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, a affirmé mercredi que Washington contrôlerait "pour une période indéterminée" la commercialisation du pétrole vénézuélien.

En réponse, la compagnie géante publique PDVSA a publié mercredi un communiqué reconnaissant être en train de négocier avec Washington tout en évoquant une "transparence et un bénéfice pour les deux parties".

Mercredi, les forces Américaines, qui avaient déjà saisi deux pétroliers frappés de sanctions, ont maintenu la pression maximum en en saisissant deux autres, dans le cadre de l'embargo dont fait l'objet le Venezuela. Quatre jours après la spectaculaire capture du président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier.

Dans ce contexte, de nombreuses compagnies maritimes ont restreint leurs activités: certains navires sous sanctions ne lèvent pas l'ancre et tandis que d'autres prennent le risque. Les rotations de pétroliers se poursuivent, mais dans une moindre nombre.

Conséquence: les capacités de stockage sont saturées tandis que le pétrole continue de sortir des derricks de l'est et du sud du lac.

"Nous avons les réservoirs pleins de pétrole et c'est dangereux, on ne peut pas garder des tanks avec un risque de débordement", ont indiqué à l'AFP des sources consultées dans l'Etat pétrolier du Zulia (ouest).

"Elles (les autorités) ordonnent aux coentreprises de réduire la production en attendant des navires qui emporteront le pétrole", a indiqué un opérateur.

Les coentreprises sont des structures créées par l'ex-président défunt Hugo Chavez (1999-2013), qui prévoit la participation majoritaire de la compagnie publique Pétroles du Venezuela (PDVSA) aux côtés d'autres sociétés énergétiques, notamment de pays alliés comme la Chine, la Biélorussie et la Russie.

En plus de Chevron déjà présent, d'autres compagnies pétrolières américaines pourraient arriver, espère M. Rubio.

- Bateaux fantômes -

Le Venezuela produit 1 million de barils par jour (b/j), après être tombé en 2020 à un minimum de 350.000 b/j lors de la première année d'embargo des Etats-Unis.

Le pays aspire à revenir à une production de 3,5 millions, mais l'outil industriel est dans un état lamentable du fait de décennies de sous-investissement dans les infrastructures, alors que l'augmentation de la production nécessite des investissements énormes, selon des experts et des ouvriers.

Les majors américaines et occidentales sont dès lors dans les starting-blocks.

Si le pays dispose des plus grandes réserves d'or noir prouvées au monde, il y a eu peu ou pas d'explorations récentes, faute de moyens.

"Nous travaillons avec la production que nous fournissent les gisements déjà explorés", souligne une source du secteur, alors que d'immenses possibles gisements sont en attente d'être extraits dans l'est du pays.

Alors que le Venezuela a eu recours à une flotte de "bateaux fantômes" (shadow tankers) pour commercialiser son brut après l'embargo imposé par Donald Trump en 2019, la nouvelle donne pourrait changer les habitudes.

La Chine, la Russie et l'Iran figurent parmi les principales destinations.

Des analystes estiment même qu'il pourrait y avoir une levée des sanctions, avec les conditions imposées par Donald Trump.

En attendant, mercredi, le pétrolier Nord Star, "dont le propriétaire enregistré est Corniola Limited et dont le gestionnaire et opérateur est Krape Myrtle Co LTD", basé à Hong Kong, tous deux sanctionnés par le Trésor américain, mouillait dans la baie du lac de Maracaibo, a constaté l'AFP.

"La flotte fantôme continue de travailler, avec des risques, mais elle sort", ont indiqué des sources consultées par l'AFP à Maracaibo.

David Smilde, professeur à l'Université Tulane (Nouvelle-Orléans), souligne lui que Caracas a toujours voulu vendre son pétrole aux Etats-Unis au prix du marché et pas "avec des rabais en utilisant des bateaux fantômes".

Mais selon lui, maintenant "les Etats-Unis s'emparent vraiment du pétrole, en font ce qu'ils veulent et l'utiliseront peut-être pour se rembourser le coût d'une opération militaire, et rien ne revient au Venezuela... Ca pourrait susciter des tensions à l'intérieur".

T.Luo--ThChM