The China Mail - En Colombie, une campagne électorale à haut risque face au retour de la violence

USD -
AED 3.672503
AFN 65.503315
ALL 80.118822
AMD 365.101228
ANG 1.789783
AOA 918.000236
ARS 1487.745002
AUD 1.405975
AWG 1.80125
AZN 1.696327
BAM 1.689027
BBD 2.009905
BDT 122.501501
BGN 1.696366
BHD 0.376353
BIF 2983.311384
BMD 1
BND 1.276452
BOB 11.630749
BRL 5.217695
BSD 0.997902
BTN 95.172426
BWP 13.444507
BYN 3.035115
BYR 19600
BZD 2.007055
CAD 1.38664
CDF 2273.000126
CHF 0.81148
CLF 0.023225
CLP 914.089751
CNY 6.743198
CNH 6.739651
COP 3124.9
CRC 448.981178
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.223908
CZK 20.905698
DJF 177.708307
DKK 6.452155
DOP 58.413323
DZD 132.858425
EGP 50.249703
ERN 15
ETB 161.425894
EUR 0.863101
FJD 2.202699
FKP 0.738997
GBP 0.737885
GEL 2.609449
GGP 0.738997
GHS 10.927886
GIP 0.738997
GMD 73.497673
GNF 8766.165073
GTQ 7.61376
GYD 208.747317
HKD 7.846625
HNL 26.751064
HRK 6.501398
HTG 130.529588
HUF 313.07696
IDR 17803.15
ILS 2.954401
IMP 0.738997
INR 95.595497
IQD 1307.282109
IRR 1374587.504253
ISK 122.729873
JEP 0.738997
JMD 158.0345
JOD 0.708999
JPY 159.078
KES 129.250445
KGS 87.449964
KHR 4038.118596
KMF 427.0002
KPW 900.000294
KRW 1414.280261
KWD 0.30873
KYD 0.831624
KZT 463.058356
LAK 22523.133255
LBP 89358.962735
LKR 332.07394
LRD 181.117151
LSL 16.144443
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.354251
MAD 9.255973
MDL 17.3033
MGA 4296.404406
MKD 53.102195
MMK 2099.787271
MNT 3596.151184
MOP 8.065977
MRU 40.077551
MUR 46.929705
MVR 15.450305
MWK 1730.479427
MXN 17.006053
MYR 4.077051
MZN 63.909685
NAD 16.144304
NGN 1358.295399
NIO 36.728702
NOK 9.43124
NPR 152.279341
NZD 1.691035
OMR 0.384503
PAB 0.997958
PEN 3.365905
PGK 4.482884
PHP 61.551037
PKR 277.181559
PLN 3.717555
PYG 5989.818345
QAR 3.637965
RON 4.5208
RSD 101.221974
RUB 84.00145
RWF 1467.47555
SAR 3.746487
SBD 8.048583
SCR 14.751212
SDG 600.502774
SEK 9.50225
SGD 1.276955
SHP 0.740866
SLE 24.499323
SLL 20969.499227
SOS 570.305922
SRD 37.974501
STD 20697.981008
STN 21.157898
SVC 8.731622
SYP 13001.999906
SZL 16.14239
THB 33.029496
TJS 9.215989
TMT 3.51
TND 2.925732
TOP 2.40776
TRY 47.897502
TTD 6.760999
TWD 31.857497
TZS 2649.985005
UAH 44.643485
UGX 3707.397956
UYU 39.984283
UZS 11880.324535
VES 770.109097
VND 26205
VUV 117.328472
WST 2.734491
XAF 566.469052
XAG 0.015181
XAU 0.000227
XCD 2.70255
XCG 1.798484
XDR 0.707052
XOF 566.473944
XPF 102.991023
YER 237.201206
ZAR 16.15574
ZMK 9001.201522
ZMW 18.860674
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.3400

    1119.13

    +0.12%

  • BEL20

    50.4100

    5714.92

    +0.89%

  • PX1

    -10.3600

    8626.49

    -0.12%

  • ISEQ

    22.9300

    14354.89

    +0.16%

  • OSEBX

    0.6300

    2086.53

    +0.03%

  • PSI20

    0.0000

    9254.8

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -130.9900

    4192.21

    -3.03%

  • N150

    -0.4400

    4360.24

    -0.01%

En Colombie, une campagne électorale à haut risque face au retour de la violence
En Colombie, une campagne électorale à haut risque face au retour de la violence / Photo: © AFP

En Colombie, une campagne électorale à haut risque face au retour de la violence

Un SUV blindé dévale à vive allure une route de montagne surveillée par des guérilleros armés. Chaque minute sur ce chemin escarpé représente un danger pour Esneyder Gomez, candidat autochtone aux législatives en Colombie, dans une campagne électorale à haut risque.

Taille du texte:

La multiplication des attaques en vue des élections législatives du 8 mars et présidentielle du 31 mai fait de cette campagne l'une des plus violentes depuis l'accord de paix de 2016 ayant désarmé la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

L'AFP a suivi durant une journée Esneyder Gomez alors qu'il passait de village en village, marchant sur des chemins boueux, pour tenter de glaner les suffrages des communautés indigènes dans une région en grande partie abandonnée par l'Etat.

Le candidat de 46 ans est en quête de voix dans son département du Cauca, une région du sud-ouest du pays contrôlée par divers groupes armés.

Le danger est palpable. Il a reçu des menaces de la guérilla il y a dix ans et il y a quelques mois, son véhicule a essuyé des tirs alors qu'il rentrait d'un meeting. La semaine dernière, la sénatrice indigène Aida Quilcué a été enlevée pendant quelques heures par des hommes armés dans la même zone, avant d'être libérée.

Fils d'un policier afro‑colombien et d'une guérilléra indigène Nasa, M. Gomez avance protégé par un groupe de gardes indigènes, dont certains à peine sortis de l'adolescence et ayant pour seule arme un bâton.

"Le risque est constant", affirme-t-il, relevant que malgré les accords signés par l'Etat avec des guérilléros et paramilitaires depuis 20 ans, la paix reste insaisissable.

En 2025, alors que la campagne électorale n'en était qu'à ses débuts, au moins 61 responsables politiques ont été tués dans le pays, selon la Mission d'observation électorale.

Les candidats sont sous la menace de violences dans 130 localités, soit près du tiers du pays, a averti cet organisme local.

La menace est devenue évidente en juin dernier, quand le jeune sénateur de droite Miguel Uribe a été victime d'un attentat en plein jour à Bogota. Décédé quelques semaines plus tard, ce dernier espérait se présenter à la présidentielle de mai pour succéder au dirigeant de gauche Gustavo Petro.

- "Rage" -

Pour de nombreux Colombiens, ces violences rappellent les heures sombres des années 1980 et 1990, lorsque cinq candidats à la présidence avaient été abattus et que des barons de la drogue tels que Pablo Escobar faisaient la loi.

Le ministre de la Défense, Pedro Sanchez, a annoncé le déploiement des forces de l'ordre et des mesures de sécurité "renforcées" en vue des scrutins.

Experts et détracteurs attribuent le retour de la violence à la politique du gouvernement sortant, qui a privilégié la négociation avec les groupes armés (guérillas, paramilitaires, cartels...) plutôt que l'affrontement, leur permettant d'étendre leur territoire et de prospérer grâce à une production record de coca.

Dans les montagnes couvertes de brume que traverse M. Gomez, les versants tapissés de plants viennent rappeler que la Colombie est le premier producteur mondial de cocaïne, destinée aux marchés nord-américain et européen.

Juste après l'accord de paix avec les Farc de 2016, les gens "pouvaient se déplacer plus sereinement", affirme le candidat au Parlement.

Mais les groupes illégaux ont rapidement repris de la force.

Dans le Cauca, des dissidents des Farc ayant rejeté l'accord de 2016 imposent un "contrôle territorial", indique M. Gomez. "J'ai vu tomber beaucoup, beaucoup de camarades" sous les balles des groupes armés, ajoute‑t‑il, avouant ressentir "rage" et "impuissance".

Les guérilléros affichent fièrement leur domination sur ce territoire. "61 ans de lutte", proclame une affiche avec la photo d'un leader historique des Farc.

Plus loin, des rebelles armés gardent un poste de contrôle où les passants doivent décliner leur identité. Les caméras ne sont pas les bienvenues.

- "Cela doit cesser" -

Les gardes indigènes de M. Gomez sont volontairement désarmés afin d'éviter toute confrontation, explique José Yatacué, leur coordinateur.

Ils misent sur le dialogue, mais reconnaissent que celui qu'ils défendent "court un risque" en raison de son rôle passé de leader social, "et plus encore en tant que candidat".

La région est truffée de fidèles de l'homme qui se fait appeler Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie, accusé par le parquet colombien de génocide envers le peuple Nasa.

Le gouvernement l'accuse du meurtre de figures de la société civile et du recrutement forcé d'enfants indigènes. "C'est systématique", affirme M. Gomez. "Ils s'acharnent sur le peuple Nasa. Cela doit cesser."

Dans ce contexte de tension extrême, les scrutins à venir feront office de test pour savoir si les élections colombiennes peuvent être libres, équitables et sûres dans tout le pays.

C.Mak--ThChM