The China Mail - Surprise ou tristesse : les familles de prisonniers politiques déçues par l'amnistie au Venezuela

USD -
AED 3.672504
AFN 63.000368
ALL 81.782338
AMD 375.630644
ANG 1.789731
AOA 917.000367
ARS 1375.750402
AUD 1.415829
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.658371
BBD 2.009582
BDT 121.931572
BGN 1.647646
BHD 0.376818
BIF 2958.918048
BMD 1
BND 1.266206
BOB 6.894476
BRL 5.178041
BSD 0.997753
BTN 90.738966
BWP 13.211515
BYN 2.861152
BYR 19600
BZD 2.006699
CAD 1.36835
CDF 2280.000362
CHF 0.775622
CLF 0.021955
CLP 866.903912
CNY 6.90875
CNH 6.897865
COP 3689.744351
CRC 476.194514
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.496418
CZK 20.55904
DJF 177.682622
DKK 6.340204
DOP 61.330394
DZD 129.968203
EGP 47.532963
ERN 15
ETB 155.273922
EUR 0.84825
FJD 2.22225
FKP 0.743825
GBP 0.741867
GEL 2.67504
GGP 0.743825
GHS 10.965362
GIP 0.743825
GMD 73.503851
GNF 8753.974647
GTQ 7.655912
GYD 208.716666
HKD 7.81585
HNL 26.396744
HRK 6.39504
HTG 130.783906
HUF 323.04504
IDR 16862.9
ILS 3.115575
IMP 0.743825
INR 90.730504
IQD 1307.160724
IRR 42125.000158
ISK 122.990386
JEP 0.743825
JMD 155.466995
JOD 0.70904
JPY 155.02504
KES 128.613219
KGS 87.450384
KHR 4012.379701
KMF 418.00035
KPW 900.02738
KRW 1446.190383
KWD 0.30666
KYD 0.831475
KZT 498.011617
LAK 21380.421419
LBP 89350.659261
LKR 308.712426
LRD 184.092933
LSL 16.074448
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.311951
MAD 9.149023
MDL 17.136558
MGA 4270.148811
MKD 52.270318
MMK 2099.774843
MNT 3569.755836
MOP 8.032052
MRU 39.95082
MUR 46.420378
MVR 15.460378
MWK 1730.190359
MXN 17.132704
MYR 3.903039
MZN 63.905039
NAD 16.074448
NGN 1343.180377
NIO 36.71514
NOK 9.525104
NPR 145.182516
NZD 1.669868
OMR 0.384246
PAB 0.997753
PEN 3.351592
PGK 4.35155
PHP 57.958504
PKR 278.852927
PLN 3.58165
PYG 6451.01115
QAR 3.636834
RON 4.326104
RSD 99.563319
RUB 76.652393
RWF 1457.243397
SAR 3.751487
SBD 8.045182
SCR 15.159198
SDG 601.503676
SEK 9.060204
SGD 1.266038
SHP 0.750259
SLE 24.503667
SLL 20969.49935
SOS 569.211854
SRD 37.635504
STD 20697.981008
STN 20.774155
SVC 8.730233
SYP 11059.574895
SZL 16.069021
THB 31.118038
TJS 9.453936
TMT 3.5
TND 2.896935
TOP 2.40776
TRY 43.830368
TTD 6.75372
TWD 31.539504
TZS 2571.755628
UAH 43.187179
UGX 3591.809047
UYU 38.716242
UZS 12185.525925
VES 401.83138
VND 25970
VUV 119.031091
WST 2.70122
XAF 556.202145
XAG 0.011846
XAU 0.000196
XCD 2.70255
XCG 1.798279
XDR 0.691737
XOF 556.202145
XPF 101.1235
YER 238.450363
ZAR 16.03989
ZMK 9001.203584
ZMW 18.89261
ZWL 321.999592
  • AEX

    9.9800

    1017.66

    +0.99%

  • BEL20

    -9.6300

    5654.68

    -0.17%

  • PX1

    116.7400

    8515.49

    +1.39%

  • ISEQ

    212.4000

    13007.43

    +1.66%

  • OSEBX

    13.6500

    1884.15

    +0.73%

  • PSI20

    -4.5500

    9090.54

    -0.05%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.0400

    4225.85

    +0.74%

  • N150

    34.9700

    4100.8

    +0.86%

Surprise ou tristesse : les familles de prisonniers politiques déçues par l'amnistie au Venezuela
Surprise ou tristesse : les familles de prisonniers politiques déçues par l'amnistie au Venezuela / Photo: © AFP

Surprise ou tristesse : les familles de prisonniers politiques déçues par l'amnistie au Venezuela

Un groupe de femmes vénézuéliennes monte sur une une colline et hurle en direction de la prison pour que leurs cris franchissent les murs : "Rodeo 1 résiste, ta famille insiste !", et un brouhaha leur répond.

Taille du texte:

Rodeo 1 est une prison à une quarantaine de kilomètres de Caracas, où sont détenus quelque 120 prisonniers politiques.

La scène se passe jeudi soir, après la promulgation par la présidente par intérim Delcy Rodriguez de la loi d'amnistie devant conduire à la libération de centaines de détenus, et avant l'annonce dans la nuit de vendredi à samedi de 379 libérations à venir.

Une cinquantaine de femmes campent devant la prison depuis le 8 janvier et la promesse par les autorités de libération massive des prisonniers politiques après la capture de Nicolas Maduro par les Américains. Certaines dorment dans des tentes, d'autres à l'air libre sur des matelas disposés sous les auvents de maisons et commerces avoisinants.

Maryoling González, 43 ans, exhibe une grande photo de son mari, le capitaine Ebro Delgado, père de 3 enfants incarcéré depuis juillet 2022 et condamné à 30 ans de prison dans le cadre d'accusations de sabotage d'une raffinerie.

"Pour moi, (l'amnistie) a été très décevante, puisque énormément de cas sont exclus", dit Mme González à l'AFP. "Ce sont eux les véritables prisonniers politiques : ils ont été victimes de crimes contre l'humanité, de violations de tous leurs droits fondamentaux et procéduraux".

- "Dans la rue" -

"Il ne nous reste plus qu'à nous accrocher à Dieu, qui est le seul à pouvoir nous aider à sortir de cette situation", ajoute-t-elle, dépitée.

Même son de cloche pour Hiowanka Avila, 39 ans. Son frère Henryberth Rivas est un civil accusé d'avoir participé à un attentat au drone contre M. Maduro en 2018.

"Beaucoup d'entre nous savent très bien que la loi d'amnistie ne couvre pas nos proches. Ici, pour certains, ç'a été une surprise, pour d'autres, une tristesse. Je ne sais pas pourquoi, (les autorités) n'ont pas rendu la loi plus flexible", déplore-t-elle.

"Il nous reste à attendre une autre mesure, une grâce, peut-être... Tant que notre proche sera détenu, nous serons dans la rue. Il y a beaucoup d'espoir, beaucoup de foi, une conviction et un désir d'avoir un pays différent", conclut-elle.

D'après l'ONG Foro Penal, 448 prisonniers politiques sont sortis de cellule depuis l'annonce de libérations conditionnelles par le gouvernement intérimaire début janvier, mais près de 650 autres croupissent toujours en prison.

L'ONG dénonce le fait que la période totale couverte par l'amnistie correspond en réalité à 20 mois des 27 dernières années des présidence de feu Hugo Chavez (1999-2013) et de son héritier politique Nicolas Maduro (2013-2026).

Malgré tout, le député Jorge Arreaza, qui préside la commission chargée du processus, a annoncé que la justice avait amnistiée 379 prisonniers politiques supplémentaires.

- "Des actes, pas des paroles" -

Maryoling González rappelle que Hugo Chavez, militaire, avait lui-même bénéficié de la mansuétude des autorités après sa tentative ratée de coup d'État en 1992. Une amnistie qui lui avait permis de se présenter à la présidentielle qu'il a remportée en 1998.

"Si à un moment donné certains d'entre eux ont été pardonnés par le passé alors qu'ils ont réellement participé à un coup d'État, pourquoi ces détenus ne peuvent-ils pas être pardonnés comme eux ?", s'interroge-t-elle.

A Caracas, devant la prison de la Police nationale connue sous le nom de Zone 7, d'autres proches campent depuis le 8 janvier.

Maria Escalona, 41 ans, vient de tenter en vain d'avancer sa visite prévue le lendemain à son mari incarcéré depuis septembre. Motif : c'est son anniversaire.

Elle a néanmoins pu lui faire remettre de la nourriture dans une petite boîte sur laquelle elle a écrit: "Julio Velazco, je t'aime", avec un petit cœur.

"Tant que (les proches) ne sortent pas (...) tous, nous restons ici pacifiquement", assure Narwin Gil, allongée sur un matelas devant la porte. "Nous avons besoin d'actes, pas de paroles".

F.Jackson--ThChM