The China Mail - Nouvelle-Calédonie: le Sénat adopte une réforme constitutionnelle au parcours très incertain

USD -
AED 3.672497
AFN 65.500282
ALL 80.118822
AMD 365.101228
ANG 1.789783
AOA 917.999952
ARS 1473.822201
AUD 1.40989
AWG 1.80125
AZN 1.677673
BAM 1.689027
BBD 2.009905
BDT 122.501501
BGN 1.696366
BHD 0.376353
BIF 2983.311384
BMD 1
BND 1.276452
BOB 11.630749
BRL 5.218395
BSD 0.997902
BTN 95.172426
BWP 13.444507
BYN 3.035115
BYR 19600
BZD 2.007055
CAD 1.38684
CDF 2273.000285
CHF 0.811885
CLF 0.023213
CLP 913.597632
CNY 6.743198
CNH 6.742026
COP 3131.8
CRC 448.981178
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.223908
CZK 20.918973
DJF 177.708307
DKK 6.455725
DOP 58.413323
DZD 131.548585
EGP 49.808802
ERN 15
ETB 161.425894
EUR 0.863597
FJD 2.2342
FKP 0.739036
GBP 0.738065
GEL 2.610503
GGP 0.739036
GHS 10.927886
GIP 0.739036
GMD 73.502352
GNF 8766.165073
GTQ 7.61376
GYD 208.747317
HKD 7.846631
HNL 26.751064
HRK 6.506601
HTG 130.529588
HUF 313.659503
IDR 17799.55
ILS 2.955105
IMP 0.739036
INR 95.60255
IQD 1307.282109
IRR 1374587.49143
ISK 122.795489
JEP 0.739036
JMD 158.0345
JOD 0.709018
JPY 159.073009
KES 129.290338
KGS 87.450231
KHR 4038.118596
KMF 426.999733
KPW 900.000294
KRW 1415.439659
KWD 0.308679
KYD 0.831624
KZT 463.058356
LAK 22523.133255
LBP 89358.962735
LKR 332.07394
LRD 181.117151
LSL 16.144443
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.354251
MAD 9.255973
MDL 17.3033
MGA 4296.404406
MKD 53.12925
MMK 2099.791609
MNT 3596.010349
MOP 8.065977
MRU 40.077551
MUR 47.110234
MVR 15.450075
MWK 1730.479427
MXN 17.011241
MYR 4.079597
MZN 63.910141
NAD 16.144304
NGN 1358.37955
NIO 36.728702
NOK 9.432505
NPR 152.279341
NZD 1.693435
OMR 0.384498
PAB 0.997958
PEN 3.365905
PGK 4.482884
PHP 61.591011
PKR 277.181559
PLN 3.71955
PYG 5989.818345
QAR 3.637965
RON 4.527602
RSD 101.332942
RUB 83.92164
RWF 1467.47555
SAR 3.746487
SBD 8.048583
SCR 13.870251
SDG 600.500592
SEK 9.512315
SGD 1.27795
SHP 0.740866
SLE 24.498611
SLL 20969.499227
SOS 570.305922
SRD 37.974503
STD 20697.981008
STN 21.157898
SVC 8.731622
SYP 13001.999906
SZL 16.14239
THB 33.084502
TJS 9.215989
TMT 3.51
TND 2.925732
TOP 2.40776
TRY 47.899701
TTD 6.760999
TWD 31.900897
TZS 2649.949627
UAH 44.643485
UGX 3707.397956
UYU 39.984283
UZS 11880.324535
VES 770.109102
VND 26076.5
VUV 117.940389
WST 2.73449
XAF 566.469052
XAG 0.015267
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.798484
XDR 0.707052
XOF 566.473944
XPF 102.991023
YER 237.196067
ZAR 16.18029
ZMK 9001.180041
ZMW 18.860674
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.7900

    1117.82

    -0.16%

  • BEL20

    -43.9500

    5664.48

    -0.77%

  • PX1

    -13.8400

    8636.8

    -0.16%

  • ISEQ

    -53.2200

    14331.67

    -0.37%

  • OSEBX

    19.4200

    2085.84

    +0.94%

  • PSI20

    0.0000

    9254.52

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -130.9900

    4192.21

    -3.03%

  • N150

    14.3400

    4360.83

    +0.33%

Nouvelle-Calédonie: le Sénat adopte une réforme constitutionnelle au parcours très incertain
Nouvelle-Calédonie: le Sénat adopte une réforme constitutionnelle au parcours très incertain / Photo: © AFP

Nouvelle-Calédonie: le Sénat adopte une réforme constitutionnelle au parcours très incertain

Le Sénat a adopté mardi la réforme constitutionnelle sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, un texte décrié que le gouvernement défend comme le seul chemin vers une "stabilité" retrouvée pour l'archipel français du Pacifique mais dont la suite du parcours parlementaire s'annonce très incertaine.

Taille du texte:

Dominés par une alliance entre droite et centristes, les sénateurs ont voté à 215 voix contre 41 ce projet de loi constitutionnelle. Le texte est désormais transmis à l'Assemblée nationale.

"Le statu quo n'est pas une option viable" mais reviendrait à abandonner "les idéaux républicains, le progrès social et la construction renouvelée de la paix sur le territoire", avait déclaré Sébastien Lecornu en ouverture des débats.

Défendant un texte qui serait "un chemin de sortie politique durable", le Premier ministre avait averti les sénateurs que s'il était rejeté, ce serait "la première fois que le Parlement refuserait d'être le notaire d'un accord conclu entre les parties calédoniennes".

Le projet de loi retranscrit deux accords conclus avec la majorité des forces politiques calédoniennes: celui de Bougival (juillet 2025) et celui de l'Élysée-Oudinot, signé en janvier 2026 sous l'égide d'Emmanuel Macron.

Concrètement, son premier article prévoit d'organiser avant le 26 juillet 2026 un référendum local, lors duquel les électeurs calédoniens seraient appelés à approuver ou rejeter l'accord de Bougival.

Son deuxième article, plus structurel, vise à inscrire dans la Constitution française la création d'un "État de la Nouvelle-Calédonie", appartenant à l'ensemble national, doté d'une nationalité propre et pouvant être reconnue sur la scène internationale.

Les sénateurs ont par ailleurs adopté un amendement fixant au 20 décembre 2026 au plus tard la tenue des élections provinciales, scrutin crucial dont dépend la composition du gouvernement local et qui a déjà été reporté à trois reprises depuis 2024.

- Pas "d'alternative" ? -

"Donnons une chance à ces accords, parce qu'en Nouvelle-Calédonie, l'alternative à un processus politique ouvert n'est jamais l'attente tranquille: c'est l'incertitude", a lancé la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou aux sénateurs.

Dominé par une alliance entre droite et centristes, le Sénat a majoritairement partagé le point de vue du gouvernement. "La voie de la raison, c'est d'accompagner la volonté d'une majorité de partenaires, négociée à Bougival", assume la sénatrice Agnès Canayer (Les Républicains), chargée de piloter l'examen du texte.

Mais l'opposition des indépendantistes du FLNKS à ces accords, qu'ils jugent incompatibles avec la pleine souveraineté du territoire, complique sérieusement la donne. L'absence de consensus local fait craindre à de nombreux parlementaires un "passage en force" aux conséquences potentiellement néfastes à Nouméa.

"Ne répétons pas les erreurs du passé", a alerté dans l'hémicycle le sénateur indépendantiste calédonien Robert Xowie, faisant référence aux émeutes meurtrières de mai 2024 en opposition à une précédente réforme constitutionnelle et expliquant que "la Kanaky-Nouvelle-Calédonie a payé cher l'entêtement du gouvernement".

L'autre sénateur calédonien Georges Naturel, pourtant non-indépendantiste, a dit savoir "au fond de (lui) que cette révision constitutionnelle n'apportera malheureusement pas la solution politique stable et de long terme dont la Nouvelle-Calédonie a tant besoin", résumant les doutes qui persistent jusque dans le camp loyaliste.

Il a rappelé que les indépendantistes de l'Union nationale pour l'indépendance (UNI), signataires de Bougival-Elysée-Oudinot, sont désormais fragilisés par l'opposition aux accords exprimée lundi par l'un des leaders historiques du mouvement, Paul Néaoutyne.

Les socialistes ont finalement choisi de s'abstenir. "Nous faisons un pas de côté", a expliqué la sénatrice PS Corinne Narassiguin, disant vouloir donner au gouvernement l'opportunité de "suspendre l'examen du projet de loi constitutionnelle pour convoquer les élections provinciales au printemps", comme prévu, avant d'ouvrir un nouveau cycle de discussions.

- Parcours semé d'embûches -

L'examen s'annonce désormais beaucoup plus incertain au Palais Bourbon, à partir du 31 mars. La gauche et le Rassemblement national devraient s'opposer au texte, tandis que beaucoup d'élus s'attendent à de "l'obstruction" des députés Insoumis.

Les parlementaires socialistes - qui détiennent une grande partie des clés de l'avenir du texte - restent extrêmement réservés et Corinne Narassiguin a prévenu que si la navette parlementaire se poursuivait comme prévu, les députés socialistes voteraient contre ce projet de loi constitutionnelle.

"Le gouvernement a substitué sa contrainte de calendrier à la recherche patiente d'un compromis", a critiqué le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner, déplorant un "manque de méthode et de continuité" de l'État dans le dossier calédonien.

R.Yeung--ThChM