The China Mail - Les forces politiques, en ordre dispersé, mettent le cap vers 2027

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Les forces politiques, en ordre dispersé, mettent le cap vers 2027
Les forces politiques, en ordre dispersé, mettent le cap vers 2027 / Photo: © AFP/Archives

Les forces politiques, en ordre dispersé, mettent le cap vers 2027

Les partis n'ont pas attendu la fin des élections municipales pour entamer la campagne présidentielle, mais elle va désormais s'accélérer.

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Si certains ont déjà un candidat, la plupart se cherchent encore un poulain. Et plusieurs formations sont tentées de s'unir, même si leur capacité à s'entendre reste à prouver.

A un peu plus d'un an de l'échéance, état des lieux.

- La gauche divisée

Le fossé entre La France insoumise et le Parti socialiste s'est encore creusé durant les municipales. Leurs alliances d'entre-deux-tours, conclues tout en s'invectivant, ont globalement échoué.

Chez LFI, les choses sont simples. Le leader Jean-Luc Mélenchon n'a pas encore annoncé sa candidature, mais elle ne fait aucun doute. La campagne des municipales a d'ailleurs installé un duel avec le Rassemblement national.

Dans les autres partis, c'est bien plus confus.

Une primaire doit désigner un candidat de la gauche le 11 octobre, même si l'idée peine à convaincre.

La patronne des écologistes Marine Tondelier ainsi que les députés ex-Insoumis François Ruffin et Clémentine Autain comptent y participer.

Mais le patron des députés socialistes Boris Vallaud, l'ancien président François Hollande ou le député Jérôme Guedj, lui-même déjà candidat, sont contre.

Raphaël Glucksmann, leader de Place publique, la refuse également. Jean-Luc Mélenchon et lui semblent les mieux placés à gauche dans les sondages, même si ceux-ci doivent être pris avec précaution, surtout aussi tôt.

Le patron du PS Olivier Faure, qui défend la nécessité de s'unir face à l'extrême droite, prépare sa propre candidature mais ne s'est pas encore déclaré.

Du côté du Parti communiste français, Fabien Roussel, opposé à une primaire, devrait se remettre en piste. Nathalie Arthaud représentera elle Lutte ouvrière.

- Le centre cherche un successeur

Le camp présidentiel ouvre la page de l'après Emmanuel Macron sans héritier naturel.

Deux anciens Premiers ministres, Edouard Philippe et Gabriel Attal, sont dans la course.

Le premier, fondateur du parti Horizons et candidat depuis septembre 2024, compte s'appuyer sur sa réélection à la mairie du Havre pour se redonner un élan. Il semble, pour l'heure, le meilleur espoir de victoire du bloc central.

Mais le chef des députés macronistes Gabriel Attal travaille sa stature, bien qu'il ne se soit pas encore déclaré.

Parmi les autres noms, celui du ministre de la Justice Gérald Darmanin ou du Premier ministre Sébastien Lecornu. François Bayrou semble, lui, écarter une candidature à l'Elysée - surtout après sa douloureuse défaite dans son fief de Pau.

La montée du Rassemblement national fait grimper l'idée d'une primaire, mais avec quels contours? Le "socle commun", attelage de gouvernement qui réunit le bloc central et Les Républicains, pourrait servir de base, même si les divisions y sont aussi nombreuses que les candidats.

- La droite avance vers sa primaire

Chez Les Républicains aussi, d'influentes voix réclament une primaire plus large. Peut-être même jusqu'au parti d'extrême droite Reconquête!.

LR doit plancher mardi sur le mode de désignation retenu de son candidat.

Le patron des Républicains, Bruno Retailleau a officialisé sa candidature en pleine campagne des municipales, sans provoquer chez ses troupes l'enthousiasme espéré.

Bruno Retailleau ne manque pas de rivaux, de Laurent Wauquiez à David Lisnard en passant par Michel Barnier. Xavier Bertrand, aux rêves d'Elysée brisés par la primaire des Républicains en 2021, se verrait bien porter l'étendard de la droite.

Le parti devra aussi choisir une ligne, entre un rassemblement vers le centre ou un virage à droite.

Comme à chaque élection, les observateurs scrutent l'arrivée d'un outsider qui pourrait bousculer les équilibres. L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin prépare une candidature, fort de sa cote de popularité qui ne se convertit pas pour l'instant en intention de votes.

- L'extrême droite suspendue à la justice

Pour le Rassemblement national, tout se joue le 7 juillet.

Marine Le Pen, triple candidate à la présidentielle, saura si la cour d'appel de Paris confirme sa condamnation à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate dans le dossier des assistants des eurodéputés RN.

Le parti a déjà commencé à préparer les esprits à une candidature de Jordan Bardella, qui montre des signes d'émancipation.

Le RN fait en tout cas course en tête dans les intentions de vote.

Sarah Knafo, qui s'est hissée au second tour des municipales à Paris avant de se retirer, réfute pour l'instant toute candidature en 2027 au nom de Reconquête!. Son compagnon Eric Zemmour, président du parti, annoncera sa décision plus tard, selon elle.

Du côté des souverainistes, Nicolas Dupont-Aignan s'est déjà déclaré, sa quatrième candidature consécutive.

V.Liu--ThChM