The China Mail - Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude

USD -
AED 3.67315
AFN 63.493234
ALL 82.893849
AMD 377.199436
ANG 1.790083
AOA 917.000252
ARS 1376.779803
AUD 1.436255
AWG 1.80225
AZN 1.696542
BAM 1.686202
BBD 2.015182
BDT 122.789623
BGN 1.709309
BHD 0.377512
BIF 2970
BMD 1
BND 1.279061
BOB 6.913944
BRL 5.223696
BSD 1.000522
BTN 94.115213
BWP 13.635619
BYN 2.965482
BYR 19600
BZD 2.012485
CAD 1.380855
CDF 2279.999898
CHF 0.791075
CLF 0.023239
CLP 917.594531
CNY 6.901497
CNH 6.90132
COP 3702.49
CRC 465.236584
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.624984
CZK 21.130199
DJF 177.720054
DKK 6.45369
DOP 60.375008
DZD 132.589624
EGP 52.529501
ERN 15
ETB 157.299098
EUR 0.863701
FJD 2.245988
FKP 0.747226
GBP 0.74735
GEL 2.694981
GGP 0.747226
GHS 10.950161
GIP 0.747226
GMD 73.498543
GNF 8780.000028
GTQ 7.657854
GYD 209.347342
HKD 7.81702
HNL 26.519668
HRK 6.508302
HTG 131.207187
HUF 333.793973
IDR 16846.35
ILS 3.11585
IMP 0.747226
INR 94.243603
IQD 1310
IRR 1313149.999755
ISK 123.67991
JEP 0.747226
JMD 157.605908
JOD 0.70903
JPY 159.263503
KES 129.749591
KGS 87.449199
KHR 4012.999815
KMF 427.000536
KPW 900.014346
KRW 1500.779793
KWD 0.30652
KYD 0.833829
KZT 482.773486
LAK 21585.000114
LBP 89550.000464
LKR 314.680461
LRD 183.649834
LSL 16.94008
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.374992
MAD 9.327504
MDL 17.495667
MGA 4170.000275
MKD 53.241151
MMK 2100.167588
MNT 3569.46809
MOP 8.057787
MRU 40.129923
MUR 46.469729
MVR 15.449832
MWK 1736.999516
MXN 17.730698
MYR 3.964499
MZN 63.952774
NAD 16.929973
NGN 1386.309982
NIO 36.720102
NOK 9.68736
NPR 150.586937
NZD 1.71787
OMR 0.384499
PAB 1.000578
PEN 3.460503
PGK 4.309501
PHP 60.0285
PKR 279.050244
PLN 3.69196
PYG 6510.184287
QAR 3.644048
RON 4.400402
RSD 101.435012
RUB 80.994805
RWF 1460
SAR 3.751581
SBD 8.042037
SCR 14.729951
SDG 601.000356
SEK 9.334045
SGD 1.279855
SHP 0.750259
SLE 24.549765
SLL 20969.510825
SOS 571.000338
SRD 37.340498
STD 20697.981008
STN 21.4
SVC 8.755292
SYP 110.948257
SZL 16.897857
THB 32.638498
TJS 9.58109
TMT 3.5
TND 2.9375
TOP 2.40776
TRY 44.358965
TTD 6.803525
TWD 31.907949
TZS 2570.05902
UAH 43.92958
UGX 3702.186911
UYU 40.504889
UZS 12199.999554
VES 462.09036
VND 26350
VUV 119.508072
WST 2.738201
XAF 565.560619
XAG 0.013803
XAU 0.00022
XCD 2.70255
XCG 1.803352
XDR 0.702492
XOF 563.498164
XPF 103.449958
YER 238.649993
ZAR 16.916097
ZMK 9001.198562
ZMW 18.736367
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude
Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude / Photo: © AFP/Archives

Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude

Le coût économique des émissions de CO2 est bien plus important que ce qui avait été estimé jusqu'à présent, selon une étude publiée mercredi, qui rend les plus gros pollueurs responsables de milliers de milliards de dollars de dommages climatiques à travers le monde.

Taille du texte:

L'étude, parue dans la revue Nature, mesure dans quelle mesure le réchauffement climatique d'origine humaine affecte l'économie et assigne une part des dommages à des émetteurs de gaz à effet de serre particuliers, qu'il s'agisse d’États ou d'entreprises du secteur des hydrocarbures.

Les chercheurs estiment ainsi que les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis entre 1990 et 2020 ont été la première cause des dommages climatiques avec une facture de 10.200 milliards de dollars. Suivent la Chine (8.700 milliards) et l'Union Européenne (6.400 milliards).

Les émissions du géant pétrolier Saudi Aramaco entre 1988 et 2015 ont causé pour leur part pour 3.000 milliards de dollars de pertes, selon un calcul allant jusqu'en 2020.

Les chercheurs ont pris en compte la hausse des températures et ses effets comme l'affaiblissement de la productivité au travail ou des rendements agricoles, ainsi que les phénomènes climatiques extrêmes associés (canicules, sécheresses, certaines tempêtes...)

"Notre but était avant tout scientifique mais nous espérons contribuer à la discussion politique plus large sur la manière de mesurer les pertes et dommages ", a expliqué à l'AFP Marshall Burke, professeur à l'université américaine de Stanford et auteur principal de l'étude.

Ces dernières années, une série d'actions en justice ont tenté de tenir pour responsables des entreprises particulières de ces "pertes et dommages" (aussi appelées "pertes et préjudices"), sans grand succès jusqu'à présent.

Dans un dossier emblématique, un paysan péruvien avait poursuivi l'énergéticien allemand RWE, l'accusant d'être indirectement responsable de la fonte d'un glacier proche de sa maison et lui réclamant une participation aux travaux. Le tribunal l'a débouté tout en jugeant que des pollueurs industriels pouvaient en principe être tenus responsables de dommages climatiques.

La Cour internationale de justice (CIJ), dans un avis consultatif publié l'été dernier, affirme pour sa part que les États qui violent leurs obligations climatiques commettent un acte "illicite" et pourraient se voir réclamer des réparations par les pays les plus affectés.

- "Régler les dettes" -

L'étude publiée mercredi offre une "indication" sur l'échelle des coûts potentiels et un cadre "pour estimer comment des émissions particulières provenant d'émetteurs particuliers à un moment précis ont conduit à des dommages" dans le monde, estime Marshall Burke.

Mais les auteurs pensent que la note la plus salée reste à venir.

"Nous avons été surpris non seulement par l'ampleur des préjudices estimés mais aussi de voir à quel point les dommages futurs causés par les émissions passées sont supérieurs à ceux qui ont déjà eu lieu", a indiqué M. Burke.

Ainsi une tonne de CO2 émise en 1990 avait déjà occasionné environ 180 dollars de préjudices en 2020 mais devrait encore en causer dix fois plus d'ici 2100, pour 1.840 dollars. Le CO2, dont la durée de vie est longue, s'accumule en effet dans l'atmosphère, tandis que les catastrophes s'accélèrent.

"Régler les dettes pour les dommages du passé ne règle pas les dettes des émissions du passé", résume l'étude.

Même si les chiffres exacts doivent encore être précisés, le coût par tonne de CO2 émise apparaît bien supérieur aux estimations de nombreux gouvernements.

Les chercheurs soulignent aussi comment certaines activités très polluantes comme le transport aérien participent aux dommages futurs. Par exemple, prendre un long-courrier chaque année pendant 10 ans pourrait causer pour 25.000 dollars de pertes d'ici 2100.

Une autre étude publiée dans Nature l'an dernier concluait que les chaleurs extrêmes liées à 111 entreprises des énergies fossiles avaient coûté 28.000 milliards de dollars à l'économie mondiale entre 1991 et 2000.

Q.Yam--ThChM