The China Mail - En Afghanistan, la scolarité de milliers d'élèves brisée par la guerre avec le Pakistan

USD -
AED 3.672501
AFN 64.000052
ALL 81.197358
AMD 364.066319
ANG 1.790365
AOA 916.999774
ARS 1525.000898
AUD 1.438383
AWG 1.8025
AZN 1.704465
BAM 1.725719
BBD 2.018882
BDT 123.247965
BGN 1.683441
BHD 0.377906
BIF 3005.722202
BMD 1
BND 1.279885
BOB 12.063778
BRL 5.183402
BSD 1.002338
BTN 96.076978
BWP 14.120969
BYN 3.01672
BYR 19600
BZD 2.01597
CAD 1.424315
CDF 2312.495038
CHF 0.836375
CLF 0.024656
CLP 973.539953
CNY 6.70475
CNH 6.714101
COP 3314.79
CRC 457.846208
CUC 1
CUP 24.056893
CVE 97.29465
CZK 21.58325
DJF 178.497375
DKK 6.60147
DOP 59.602065
DZD 133.940995
EGP 51.992301
ERN 15
ETB 160.99988
EUR 0.88312
FJD 2.24875
FKP 0.753812
GBP 0.754325
GEL 2.595019
GGP 0.753812
GHS 11.732889
GIP 0.753812
GMD 74.000416
GNF 8750.000269
GTQ 7.658099
GYD 209.730789
HKD 7.846595
HNL 26.850145
HRK 6.6546
HTG 131.186306
HUF 323.547501
IDR 17952
ILS 3.06855
IMP 0.753812
INR 95.985504
IQD 1310
IRR 1693849.999896
ISK 120.989912
JEP 0.753812
JMD 158.635902
JOD 0.709052
JPY 158.295999
KES 129.709633
KGS 87.448703
KHR 4056.000101
KMF 434.999789
KPW 900.000318
KRW 1358.484957
KWD 0.3089
KYD 0.835337
KZT 440.918897
LAK 22440.000239
LBP 89549.999842
LKR 331.231884
LRD 171.401635
LSL 16.450172
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.4159
MAD 9.723465
MDL 17.796797
MGA 4424.999837
MKD 54.331282
MMK 2099.783199
MNT 3598.053803
MOP 8.102072
MRU 40.084977
MUR 47.820549
MVR 15.459904
MWK 1735.99982
MXN 18.075735
MYR 4.087499
MZN 63.894034
NAD 16.459649
NGN 1327.110278
NIO 36.655019
NOK 9.630697
NPR 153.717739
NZD 1.77846
OMR 0.384509
PAB 1.002374
PEN 3.450503
PGK 4.444973
PHP 62.756498
PKR 277.050328
PLN 3.85302
PYG 5864.031411
QAR 3.645027
RON 4.6575
RSD 103.803969
RUB 83.373148
RWF 1475
SAR 3.780993
SBD 8.065041
SCR 14.585024
SDG 601.498309
SEK 10.01374
SGD 1.279395
SHP 0.754575
SLE 24.600496
SLL 20969.491881
SOS 571.483762
SRD 37.621498
STD 20697.981008
STN 21.675
SVC 8.77073
SYP 13002.000254
SZL 16.449742
THB 33.612502
TJS 9.232161
TMT 3.5
TND 2.97262
TOP 2.40776
TRY 49.034485
TTD 6.800164
TWD 31.922806
TZS 2640.003002
UAH 44.775489
UGX 3929.198542
UYU 40.386126
UZS 11820.000246
VES 859.100049
VND 25969.5
VUV 119.747847
WST 2.7762
XAF 579.288877
XAG 0.016302
XAU 0.000238595436
XCD 2.70255
XCG 1.806559
XDR 0.707052
XOF 579.288877
XPF 105.84944
YER 236.425006
ZAR 16.425675
ZMK 9001.19828
ZMW 19.596771
ZWL 321.999592
SSP 5712.591903
MXV 2.045685
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

En Afghanistan, la scolarité de milliers d'élèves brisée par la guerre avec le Pakistan
En Afghanistan, la scolarité de milliers d'élèves brisée par la guerre avec le Pakistan / Photo: © AFP

En Afghanistan, la scolarité de milliers d'élèves brisée par la guerre avec le Pakistan

Une classe au plafond troué par un obus, le laboratoire de sciences jonché d'éclats de verre, une cour de récréation déserte: à Barikot, comme dans d'autres villages de l'est de l'Afghanistan, la guerre avec le Pakistan a brisé la scolarité de milliers d'élèves.

Taille du texte:

Niché sur un versant de l'Hindou Kouch, dans la province de Kunar, Barikot, 8.000 habitants en temps normal, est resté inaccessible plusieurs semaines en raison des risques de bombardements pakistanais. Avec la récente réouverture de la route, une équipe de l'AFP a pu se rendre dans cette localité frontalière désertée par ses résidents.

Les commerces de la rue principale ont leur rideau de fer baissé, certains ne sont plus qu'un tas de gravats.

Dans le complexe qui regroupe école primaire, collège et lycée, règne un silence inhabituel. La poussière recouvre cahiers, livres et plannings accrochés au mur, comme figés depuis un bombardement le 2 avril.

"C'est l'école où j'ai étudié, je me sens trop triste", lâche Ruhollah Khpalwak, commerçant de 23 ans, en montrant les dommages causés, selon lui, par des obus du Pakistan.

Il fait partie des rares personnes encore présentes dans ce village fantôme depuis que le conflit entre les deux pays voisins s'est intensifié le 26 février, faisant des centaines de morts civils en Afghanistan, selon l'ONU.

Islamabad accuse son voisin d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (TTP) qui ont revendiqué des attaques meurtrières au Pakistan. Les autorités talibanes afghanes démentent. Le 27 février, le gouvernement pakistanais a promis une "guerre ouverte".

- 22 écoles endommagées -

Depuis, "12.000 élèves déplacés ou affectés par le conflit ont besoin d'espaces sécurisés pour apprendre ou de leçons de rattrapage" en Afghanistan, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

Vingt-deux écoles, dont celle de Barikot, ont été endommagées dans la province de Kunar et "doivent être réhabilitées de manière urgente", ajoute l'OCHA.

Interrogé pour savoir si des activistes du TTP se trouvaient à Barikot, Ruhollah Khpalwak, comme quelques hommes rencontrés dans le village, affirme ne pas savoir.

Faridoon Habibi, pharmacien au centre de santé de Barikot, regrette lui les destructions dans cet établissement désormais fermé qui accueillait des centaines de patients par jour.

L'armée pakistanaise n'a pas répondu aux questions de l'AFP au sujet des accusations selon lesquelles ses troupes ont visé l'école et le centre de santé.

"Les civils et les infrastructures civiles ne doivent pas être visées, ce conflit doit s'arrêter", rappelle Maisam Shafiey, porte-parole de l'ONG Norwegian Refugee Council (NRC), qui aide des milliers de déplacés dans le pays.

- "Besoin de paix" -

"Nous avons besoin de paix", plaide aussi Faridoon Habibi, parce qu'ici, "il y un frère d'un côté et un frère de l'autre", ajoute-t-il en faisant référence à la ligne Durand toute proche qui sépare Pakistan et Afghanistan.

Tracée à l'époque coloniale britannique, elle divise aussi des communautés pachtounes, partageant la même langue et la même culture.

L’Afghanistan ne l'a jamais reconnue. Les habitants de Barikot se considèrent ainsi comme "frères" avec leurs proches voisins pakistanais et blâment Islamabad pour les violences.

Malgré des discussions en Chine début avril, les deux pays ne sont convenus d'aucun cessez-le-feu.

Si les affrontements ont diminué, les habitants de Barikot comme ceux d'autres localités frontalières craignent toujours de rentrer chez eux.

En Afghanistan, 94.000 personnes sont déplacées dont 25.300 dans la seule province de Kunar, selon l'ONU. "La situation humanitaire est terrible", souligne M. Shafiey.

Des milliers de personnes vivent au bord de la rivière Kunar, dans des tentes sommaires assemblées avec des toiles du Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés, des sacs de jute ou des bouts de plastique attachés à des branches d'arbre. La seule source d'eau potable est un puits à une heure de marche aller-retour.

- "Ca me fait pleurer" -

"Les femmes ont beaucoup de problèmes. Cela fait un mois et demi qu'elles vivent dans ces tentes, c'est difficile car nous n'avons pas de toilette, pas d'endroit pour se laver", témoigne Asmatullah Malangzay, 26 ans.

Cet informaticien vit avec son épouse et ses trois enfants dans une petite tente, avec un tapis au sol, quelques coussins et un simple réchaud à gaz pour cuisiner.

"Nous sommes bouleversés parce que les enfants sont privés d'école", ajoute Mohammad Nabi Gujar, ouvrier de 40 ans et père de neuf enfants.

Celles de Marawara, où est le campement, et d'Asadabad, chef-lieu provincial, ont déjà atteint leur nombre maximal d'élèves, relève le directeur du département de l'Information de Kunar Najibullah Hanif.

Les autorités tentent de trouver des solutions, notamment en transférant des familles vers des camps plus organisés créés pour les victimes d'un tremblement de terre meurtrier l'été dernier.

"Ici, les enfants errent dans la saleté et le sable", se lamente Mohammad Amin Shakir, 40 ans, barbe grise soigneusement taillée.

L'homme déplacé lui aussi par le conflit dans une minuscule tente, était principal d'une école primaire qui comptait 200 élèves. D'une voix douce, il confie: "Ca me fait pleurer, ces élèves qui étudiaient, et qui aujourd'hui sont privés d'éducation".

R.Lin--ThChM