The China Mail - Le risque d'une nouvelle course à l'arme nucléaire au coeur de réunions à l'ONU

USD -
AED 3.672497
AFN 62.00023
ALL 81.374938
AMD 370.826392
ANG 1.789884
AOA 918.000222
ARS 1416.493967
AUD 1.39112
AWG 1.8025
AZN 1.701353
BAM 1.666503
BBD 2.015883
BDT 123.134471
BGN 1.668102
BHD 0.377339
BIF 2972
BMD 1
BND 1.274339
BOB 6.916355
BRL 4.988095
BSD 1.000848
BTN 94.223658
BWP 13.47586
BYN 2.810886
BYR 19600
BZD 2.015031
CAD 1.36195
CDF 2324.999648
CHF 0.785565
CLF 0.02273
CLP 894.597124
CNY 6.82315
CNH 6.82718
COP 3607.86
CRC 454.772039
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.350463
CZK 20.776102
DJF 177.719724
DKK 6.37457
DOP 59.225002
DZD 132.443956
EGP 52.547528
ERN 15
ETB 156.283616
EUR 0.85308
FJD 2.198796
FKP 0.740868
GBP 0.738625
GEL 2.680258
GGP 0.740868
GHS 11.110258
GIP 0.740868
GMD 72.999766
GNF 8774.99974
GTQ 7.651703
GYD 209.399324
HKD 7.837135
HNL 26.600259
HRK 6.427897
HTG 131.046265
HUF 310.749502
IDR 17221.4
ILS 2.97545
IMP 0.740868
INR 94.14135
IQD 1311.196036
IRR 1314999.999823
ISK 122.34014
JEP 0.740868
JMD 158.007081
JOD 0.709032
JPY 159.407009
KES 129.149919
KGS 87.4307
KHR 4009.55548
KMF 419.999726
KPW 899.999995
KRW 1474.784962
KWD 0.307731
KYD 0.834111
KZT 458.552214
LAK 21932.889109
LBP 89629.765333
LKR 318.536791
LRD 183.660253
LSL 16.494998
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.348814
MAD 9.251501
MDL 17.325545
MGA 4159.903203
MKD 52.580393
MMK 2099.922997
MNT 3576.490722
MOP 8.079533
MRU 39.966597
MUR 46.709976
MVR 15.450222
MWK 1735.57381
MXN 17.387102
MYR 3.952495
MZN 63.910347
NAD 16.494928
NGN 1360.04975
NIO 36.836948
NOK 9.29537
NPR 150.760723
NZD 1.691315
OMR 0.384502
PAB 1.000856
PEN 3.490046
PGK 4.346641
PHP 60.790162
PKR 278.973227
PLN 3.624595
PYG 6305.465731
QAR 3.658673
RON 4.3417
RSD 100.141008
RUB 74.872143
RWF 1466.81891
SAR 3.75078
SBD 8.045307
SCR 13.931702
SDG 600.499074
SEK 9.224105
SGD 1.274365
SHP 0.746601
SLE 24.624989
SLL 20969.496166
SOS 572.020178
SRD 37.365002
STD 20697.981008
STN 20.876827
SVC 8.757781
SYP 110.524981
SZL 16.481194
THB 32.383254
TJS 9.400773
TMT 3.505
TND 2.911822
TOP 2.40776
TRY 45.021602
TTD 6.79627
TWD 31.462504
TZS 2597.508457
UAH 44.141413
UGX 3723.601413
UYU 39.809304
UZS 12084.236896
VES 483.16466
VND 26359
VUV 118.189547
WST 2.728507
XAF 558.946283
XAG 0.013274
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.803874
XDR 0.69515
XOF 558.924851
XPF 101.619383
YER 238.649559
ZAR 16.554305
ZMK 9001.184438
ZMW 18.942041
ZWL 321.999592
  • AEX

    -11.6300

    1008.91

    -1.14%

  • BEL20

    12.8200

    5355.49

    +0.24%

  • PX1

    -15.5000

    8141.92

    -0.19%

  • ISEQ

    -47.8500

    12222.44

    -0.39%

  • OSEBX

    -7.5800

    1986.63

    -0.38%

  • PSI20

    53.8300

    9177.55

    +0.59%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    57.0600

    3938.97

    +1.47%

  • N150

    3.6900

    4104.74

    +0.09%

Le risque d'une nouvelle course à l'arme nucléaire au coeur de réunions à l'ONU
Le risque d'une nouvelle course à l'arme nucléaire au coeur de réunions à l'ONU / Photo: © AFP

Le risque d'une nouvelle course à l'arme nucléaire au coeur de réunions à l'ONU

Les pays signataires du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) se réunissent à l'ONU à partir de lundi, alors que les tensions entre les puissances nucléaires à travers le globe font craindre une nouvelle course à l'arme atomique.

Taille du texte:

Lors de la dernière conférence de révision de ce traité en 2022, après l'invasion russe de l'Ukraine, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait averti que l'humanité était "à un malentendu, une erreur de calcul de l'anéantissement nucléaire".

La situation géopolitique mondiale est loin de s'être arrangée depuis et l'issue des quatre semaines de réunions au siège de l'ONU à New York est incertaine.

"Depuis trop longtemps, le Traité oscille entre la vie et la mort. Les engagements ne sont toujours pas tenus. La confiance et la crédibilité s'effritent. Les moteurs de la prolifération montent en puissance. Il nous faut donner une nouvelle vie au Traité", a plaidé M. Guterres en ouverture lundi.

"Le succès ou l'échec de cette conférence aura des implications bien au-delà de cette salle et bien au-delà des cinq prochaines années ; la perspective d'une nouvelle course aux armements nucléaires plane au-dessus de nos têtes", a pour sa part prévenu le président de la conférence, Do Hung Viet, ambassadeur du Vietnam aux Nations unies.

- "Renforcement" des arsenaux nucléaires -

Ce traité, entré en vigueur en 1970 et signé par la quasi-totalité des Etats hormis notamment Israël, l'Inde et le Pakistan, vise à empêcher la prolifération, à favoriser un désarmement complet et à promouvoir la coopération pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.

Il est d'autant plus important qu'il n'y a plus d'accord bilatéral de contrôle entre les deux plus grandes puissances nucléaires depuis l'expiration en février du traité New Start entre la Russie et les Etats-Unis.

Selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), les neuf Etats dotés de l'arme atomique (Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) possédaient 12,241 ogives nucléaires en janvier 2025, dont 90% entre les mains des Américains et des Russes.

Et "nous commençons à voir une augmentation quantitative des capacités nucléaires dans tous les Etats nucléaires", d'après Izumi Nakamitsu, haute représentante de l'ONU pour le désarmement.

Les pays du G7 se disent "préoccupés" par "l'important renforcement et la modernisation des arsenaux nucléaires de la Chine et de la Russie".

Donald Trump a l'intention de mener de nouveaux essais nucléaires parce que "d'autres pays le font".

Le président Emmanuel Macron, lui, a présenté une évolution de la dissuasion nucléaire française, prévoyant notamment une augmentation de l'arsenal (290 têtes actuellement).

Les décisions lors des conférences d'examen du traité sont prises par consensus et les deux précédentes ont échoué à adopter une déclaration politique finale.

En 2015, en raison de l'opposition notamment des Etats-Unis, principal allié d'Israël, à la création d'une zone exempte d'armes nucléaires au Moyen-Orient ; en 2022, à cause du blocage russe lié notamment à des références à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia occupée par la Russie.

- Menace de l'intelligence artificielle -

Les sujets susceptibles de bloquer tout consensus cette année sont légion, de la guerre en Ukraine aux programmes nucléaires iranien et nord-coréen (pays qui s'est retiré du TNP en 2003).

"Jamais le risque de prolifération nucléaire n'a été aussi élevé. Et la menace que soulèvent les programmes de l'Iran et de la Corée du Nord ne peut être tolérée par aucun des Etats parties à ce traité", a déclaré lundi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

Si les désaccords persistent, le traité "ne va pas imploser du jour au lendemain", affirme Christopher King, secrétaire général de la conférence. Mais avec cette "attitude dangereuse", il risque de "s'effilocher".

Autre sujet qui pourrait s'inviter d'ici le 22 mai: l'intelligence artificielle, alors que certains réclament un engagement à un contrôle humain des armes nucléaires.

"Nous ne sommes pas encore dans un monde où l'IA elle-même a le doigt sur le bouton", note Seth Shelden, de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), lauréate du prix Nobel de la paix.

"Mais nous voyons l'évolution d'un nouveau type de dystopie où l'IA fait désormais partie des systèmes nucléaires d'alerte précoce et d'aide à la décision", met-il en garde.

U.Chen--ThChM