The China Mail - Léon XIV, une année de retenue rattrapée par la crise avec Trump

USD -
AED 3.672496
AFN 65.501046
ALL 80.252226
AMD 365.710727
ANG 1.789783
AOA 917.999903
ARS 1491.769395
AUD 1.41205
AWG 1.80125
AZN 1.698743
BAM 1.691612
BBD 2.013139
BDT 122.6901
BGN 1.696366
BHD 0.376955
BIF 2988.136891
BMD 1
BND 1.278517
BOB 11.648756
BRL 5.177698
BSD 0.999563
BTN 95.325535
BWP 13.465905
BYN 3.040208
BYR 19600
BZD 2.010163
CAD 1.387435
CDF 2272.999932
CHF 0.811755
CLF 0.023199
CLP 913.060365
CNY 6.743204
CNH 6.742205
COP 3125.58
CRC 449.699638
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.374635
CZK 20.924999
DJF 177.983437
DKK 6.462995
DOP 58.506797
DZD 132.785851
EGP 50.278198
ERN 15
ETB 161.682098
EUR 0.864498
FJD 2.21345
FKP 0.740977
GBP 0.738775
GEL 2.610338
GGP 0.740977
GHS 10.94471
GIP 0.740977
GMD 73.552774
GNF 8780.192453
GTQ 7.626074
GYD 209.068696
HKD 7.84736
HNL 26.795144
HRK 6.513599
HTG 130.74072
HUF 313.438495
IDR 17786.6
ILS 2.94955
IMP 0.740977
INR 95.40895
IQD 1309.396638
IRR 1374587.50235
ISK 122.930286
JEP 0.740977
JMD 158.290121
JOD 0.708998
JPY 159.017499
KES 129.390025
KGS 87.450177
KHR 4044.370446
KMF 427.000406
KPW 900.000294
KRW 1410.929821
KWD 0.308681
KYD 0.832969
KZT 463.807353
LAK 22558.003762
LBP 89503.492118
LKR 332.608197
LRD 181.419508
LSL 16.169578
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.364419
MAD 9.270704
MDL 17.332336
MGA 4302.981815
MKD 53.221809
MMK 2099.413896
MNT 3597.332522
MOP 8.078535
MRU 40.139599
MUR 47.106766
MVR 15.449821
MWK 1733.128635
MXN 16.996355
MYR 4.086097
MZN 63.909774
NAD 16.169438
NGN 1360.060239
NIO 36.786998
NOK 9.45165
NPR 152.530263
NZD 1.698125
OMR 0.384497
PAB 0.999503
PEN 3.371291
PGK 4.490038
PHP 61.365012
PKR 277.622707
PLN 3.723485
PYG 5999.091833
QAR 3.643755
RON 4.532199
RSD 101.429673
RUB 84.076852
RWF 1469.849192
SAR 3.757224
SBD 8.048583
SCR 13.730989
SDG 600.495571
SEK 9.50945
SGD 1.27816
SHP 0.740866
SLE 24.494781
SLL 20969.499227
SOS 571.228392
SRD 37.722503
STD 20697.981008
STN 21.191847
SVC 8.745594
SYP 13001.999906
SZL 16.168082
THB 33.124502
TJS 9.230177
TMT 3.51
TND 2.930439
TOP 2.40776
TRY 47.88447
TTD 6.771876
TWD 31.943981
TZS 2649.957982
UAH 44.71415
UGX 3713.330537
UYU 40.047746
UZS 11898.82067
VES 770.109096
VND 26148.5
VUV 118.611996
WST 2.733656
XAF 567.350963
XAG 0.0154
XAU 0.000229
XCD 2.70255
XCG 1.801393
XDR 0.707052
XOF 567.380408
XPF 103.151367
YER 237.200572
ZAR 16.165065
ZMK 9001.203576
ZMW 18.889874
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.9000

    1118.7

    -0.08%

  • BEL20

    -48.5200

    5660.09

    -0.85%

  • PX1

    3.4600

    8654.15

    +0.04%

  • ISEQ

    -28.7700

    14356.51

    -0.2%

  • OSEBX

    19.4200

    2085.84

    +0.94%

  • PSI20

    7.4000

    9261.9

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    16.0800

    4362.83

    +0.37%

Léon XIV, une année de retenue rattrapée par la crise avec Trump
Léon XIV, une année de retenue rattrapée par la crise avec Trump / Photo: © AFP/Archives

Léon XIV, une année de retenue rattrapée par la crise avec Trump

Elu pape il y a un an, Léon XIV a vu son style tout en retenue rattrapé par la crise frontale avec l'administration de Donald Trump, qui a propulsé ses appels pacifistes sous le feu des projecteurs.

Taille du texte:

Dès son élection le 8 mai 2025 à la tête de l'Eglise catholique, Robert Francis Prevost était particulièrement attendu sur la relation avec son pays natal: le monde voit alors se dessiner un duel entre le premier pape américain de l'Histoire et les ambitions bellicistes de Donald Trump.

Mais pendant de longs mois, ce polyglotte issu de l'ordre de Saint Augustin, ancien missionnaire au Pérou, cultive une prudence sobre teintée de discrétion, qui tranche avec la spontanéité de son prédécesseur argentin François (2013-2025).

Temporisant sur les nominations aux postes clés de la Curie romaine, Léon XIV impose son écoute méthodique et ses priorités sociales: lutte contre la pauvreté, dangers de l'intelligence artificielle (IA), justice environnementale et défense de la paix.

Partisan d’une gouvernance plus transversale associant étroitement les cardinaux, il délègue aussi sur les dossiers les plus sensibles. Jusqu'à laisser la hiérarchie catholique américaine dénoncer certaines décisions de l'administration Trump, notamment sur la politique migratoire et les violences policières.

En novembre 2025, les évêques américains publient ainsi une lettre sans précédent, dénonçant la "diffamation" des étrangers et les atteintes à la dignité des immigrants. Une stratégie assumée à Rome, visant à maintenir un dialogue avec Washington sans renoncer à une réponse morale.

- "Pasteur" -

Mais la "diplomatie de la force" dénoncée par Léon XIV finit par réduire sa marge de manoeuvre en le poussant à sortir de sa réserve. D'abord en janvier lorsqu'il fustige une guerre "revenue à la mode", puis avec le déclenchement fin février des bombardements menés par les Etats-Unis et Israël en Iran, lorsqu'il juge "inacceptable" les menaces de Donald Trump d'"anéantir la civilisation iranienne".

Pour Christopher White, de l'université de Georgetown à Washington, cette "vive réaction" du pape est notamment provoquée par le "recours systématique" au langage religieux par l'administration Trump pour "justifier la guerre".

Son homélie pacifiste prononcée en pleine Semaine Sainte au Vatican provoque l'ire de Donald Trump, qui le juge "faible" face à la criminalité et "nul" en politique étrangère, suscitant une vague de réactions indignées.

S'il assure ne pas avoir "peur" de l'administration américaine, Léon XIV refuse pour autant d'entrer dans une escalade verbale, préférant maintenir le débat sur le terrain moral.

Le chef de l'Eglise catholique "ne souhaite pas se présenter sur la scène internationale en tant qu'Américain, représentant d'une superpuissance, mais en tant que pasteur représentant une Église universelle", relève Christopher White, auteur du livre "Léon XIV: Au cœur du conclave et à l'aube d'une nouvelle papauté".

"Par conséquent, il ne veut pas que chacune de ses paroles soit perçue comme une réponse directe à Donald Trump."

- Naples et Pompéi -

La visite du secrétaire d'Etat américain Marco Rubio - catholique pratiquant - prévue jeudi au Vatican confirme l'importance, pour Washington, du Saint-Siège comme un facteur à ne pas délaisser sur la scène diplomatique.

Selon les médias italiens, cette audience privée a pour objectif de tenter de dégeler les relations bilatérales, encore tendues lundi par une nouvelle charge de Donald Trump qui a accusé le pape, dans une interview télévisée, de "mettre en danger de nombreux catholiques" en acceptant que l'Iran possède l'arme nucléaire.

Intervenu en pleine tournée papale en Afrique, le duel à distance avec Donald Trump a amplifié l'écho du style plus ferme adopté par Léon XIV, qui a dénoncé frontalement la corruption, les inégalités sociales et l'atteinte aux droits humains devant des dirigeants en place depuis des décennies.

La presse internationale y a vu un tournant: pour la première fois, Léon XIV n'hésite pas à recourir à un vocabulaire tranchant pour valoriser l'urgence de la paix.

Cette inflexion est-elle seulement le fruit de la conjoncture, ou sera-t-elle durable ? Verra-t-on également émerger un Léon XIV plus engagé sous les ors du Vatican ?

Les observateurs restent unanimes sur un point: le pape natif de Chicago n'est pas pressé par le temps. A 70 ans, en bonne forme physique, il a conscience d'avoir devant lui un horizon relativement long.

Pour son premier anniversaire, il se rendra vendredi à Naples et Pompéi, inaugurant une série de déplacements estivaux en Italie ancrés dans le champ ecclésial, au contact direct des fidèles.

X.Gu--ThChM