The China Mail - A Beyrouth, la quête de justice pour des victimes des frappes israéliennes du "mercredi noir"

USD -
AED 3.672496
AFN 62.52774
ALL 82.549708
AMD 368.449651
ANG 1.79046
AOA 918.000505
ARS 1441.978203
AUD 1.42337
AWG 1.8025
AZN 1.676658
BAM 1.690457
BBD 2.013389
BDT 122.882912
BGN 1.66992
BHD 0.377104
BIF 2986
BMD 1
BND 1.28527
BOB 6.907788
BRL 5.191993
BSD 0.999607
BTN 95.321771
BWP 13.521701
BYN 2.761041
BYR 19600
BZD 2.010536
CAD 1.395325
CDF 2276.000403
CHF 0.79897
CLF 0.023298
CLP 916.92986
CNY 6.77275
CNH 6.77796
COP 3576.69
CRC 461.297112
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.649797
CZK 20.936201
DJF 177.720144
DKK 6.47675
DOP 58.2504
DZD 133.673991
EGP 51.720504
ERN 15
ETB 158.224991
EUR 0.86657
FJD 2.220803
FKP 0.749189
GBP 0.747595
GEL 2.650234
GGP 0.749189
GHS 11.709889
GIP 0.749189
GMD 73.000451
GNF 8777.485453
GTQ 7.620003
GYD 209.14383
HKD 7.836699
HNL 26.660124
HRK 6.531982
HTG 130.70517
HUF 308.374013
IDR 17956
ILS 2.94556
IMP 0.749189
INR 95.36055
IQD 1310
IRR 1375175.00038
ISK 124.280195
JEP 0.749189
JMD 157.852658
JOD 0.708987
JPY 160.370501
KES 129.359836
KGS 87.449704
KHR 4012.495409
KMF 427.000163
KPW 899.855249
KRW 1519.815007
KWD 0.30932
KYD 0.833049
KZT 488.143446
LAK 22002.514885
LBP 89550.000461
LKR 337.385637
LRD 182.500412
LSL 16.519735
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.37061
MAD 9.256988
MDL 17.383563
MGA 4205.000283
MKD 53.420294
MMK 2099.173167
MNT 3578.677969
MOP 8.06868
MRU 40.125032
MUR 47.87974
MVR 15.460296
MWK 1735.999988
MXN 17.44485
MYR 4.068599
MZN 63.902246
NAD 16.510252
NGN 1359.839597
NIO 36.630087
NOK 9.512335
NPR 152.515007
NZD 1.72053
OMR 0.384495
PAB 0.999693
PEN 3.43075
PGK 4.37975
PHP 61.527988
PKR 278.34968
PLN 3.67596
PYG 6156.505207
QAR 3.645498
RON 4.539903
RSD 101.700973
RUB 71.974399
RWF 1462
SAR 3.754898
SBD 8.045573
SCR 13.364539
SDG 600.501001
SEK 9.480785
SGD 1.287035
SHP 0.746601
SLE 24.650226
SLL 20969.502105
SOS 571.497436
SRD 37.473961
STD 20697.981008
STN 21.45
SVC 8.747099
SYP 110.532098
SZL 16.520048
THB 32.933967
TJS 9.326724
TMT 3.51
TND 2.90875
TOP 2.40776
TRY 46.1245
TTD 6.78073
TWD 31.555902
TZS 2609.997985
UAH 44.90689
UGX 3771.10605
UYU 40.468298
UZS 12025.000198
VES 566.973195
VND 26330
VUV 119.284637
WST 2.746352
XAF 566.968465
XAG 0.015382
XAU 0.000237
XCD 2.70255
XCG 1.801626
XDR 0.708406
XOF 569.498555
XPF 103.749827
YER 238.650218
ZAR 16.524302
ZMK 9001.211367
ZMW 17.754364
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.8800

    1046.86

    +0.18%

  • BEL20

    16.0900

    5565.12

    +0.29%

  • PX1

    4.1000

    8203.43

    +0.05%

  • ISEQ

    88.4100

    13089.38

    +0.68%

  • OSEBX

    -2.9900

    1990.11

    -0.15%

  • PSI20

    -28.5800

    8902.89

    -0.32%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -53.7700

    4180.4

    -1.27%

  • N150

    -7.9600

    4180.5

    -0.19%

A Beyrouth, la quête de justice pour des victimes des frappes israéliennes du "mercredi noir"
A Beyrouth, la quête de justice pour des victimes des frappes israéliennes du "mercredi noir" / Photo: © AFP

A Beyrouth, la quête de justice pour des victimes des frappes israéliennes du "mercredi noir"

Devant l'immeuble de leurs familles détruit par une frappe israélienne à Beyrouth, Ghida Krisht et Waël Sabbagh font une promesse solennelle: obtenir justice, devant les instances internationales, pour leurs proches tués.

Taille du texte:

En ce 8 avril, le "mercredi noir" où des frappes israéliennes massives ont fait plus de 350 morts au Liban selon les autorités, Ghida a perdu ses parents et Wael sa mère et son frère.

Ce jour-là, une frappe a visé la Tour Chehab, où ils habitaient depuis une cinquantaine d'années à Tallet el-Khayat, un quartier résidentiel aisé à l'abri de la guerre.

"J'ai perdu ma mère, mon frère, ma maison, mon enfance", dit Wael Sabbagh, un homme d'affaires de 52 ans.

C'est depuis le Mexique où il habite, qu'il a découvert sur les réseaux sociaux les images de la tragédie.

"Au total, neuf personnes ont été tuées dans l'immeuble (..) On en parle comme s'il s'agissait juste de nombres. Mais c'étaient des gens aimés", ajoute-t-il, fumant cigarette sur cigarette.

Sa voisine Ghida Krisht et lui sont en train de constituer un dossier en vue de porter l'affaire devant la justice internationale. "Nous exigeons des comptes. Mais savons que le chemin est long".

- "Aucune activité politique" -

Dans les ruines, il cherche des souvenirs: un lambeau du couvre-lit en crochet de sa mère Afaf, un morceau de bois ajouré du buffet de la salle à manger.

"Ce coussin rouge, c'est ce qui reste du canapé du salon", dit-il. A son poignet, le bracelet de son frère Hassan, retrouvé sur son corps qui n'a été identifié que trois jours plus tard.

Ghida Krisht, elle, a perdu sa mère, la poétesse de renom Khatoun Salma, son père, et une de leurs proches, qui avait fui les bombes israéliennes dans le sud et s'était réfugiée chez eux.

Cette femme de 41 ans au doux sourire, qui travaille dans une organisation humanitaire, habite dans un autre quartier de Beyrouth, où un immeuble a également été soufflé ce jour-là.

"Dès que j'ai su pour la frappe, j'ai appelé mon père, la ligne a coupé. J'ai appelé ma mère, le téléphone sonnait dans le vide", dit-elle, racontant le fol espoir, pendant quelques heures, que sa mère s'en soit sortie vivante.

Les secouristes ne l'ont pas laissé voir les visages de ses parents, défigurés, juste leurs mains et leurs pieds. Elle a reconnu sa mère notamment à son vernis rouge.

"Nous voulons recueillir les témoignages, les preuves pour constituer un dossier complet et avoir recours à la justice internationale. Nous pouvons être un exemple pour d'autres" familles de victimes, dit-elle.

A ce jour, seul un artiste franco-libanais, Ali Cherri, qui a perdu ses parents dans une frappe israélienne contre un immeuble de Beyrouth fin 2024, s'est tourné vers la justice française.

Depuis que le Liban a été entraîné à nouveau dans la guerre le 2 mars, les frappes israéliennes ont fait plus de 3.000 morts selon les autorités.

Après la frappe, Israël avait dit avoir visé un "commandant du Hezbollah" à Beyrouth sans autre précision.

"Il n'y avait pas d'armes dans l'immeuble, il n'y avait aucune activité politique, aucun objectif pour détruire cet immeuble avec ses habitants", assure Waël Sabbagh.

- Poème prémonitoire -

Les parents de Mme Krisht et leur proche étaient au sixième étage, la mère de Waël et son frère au septième. Le propriétaire de l'immeuble, qui habitait au huitième, a été tué.

Deux membres d'une même famille, au troisième étage, portent le nom de famille d'un responsable du Hezbollah qu'Israël a affirmé avoir tué à Beyrouth le 8 avril, sans préciser où.

Ali Youssouf Harchi était selon l'armée israélienne le secrétaire et neveu du chef du Hezbollah, Naïm Qassem. La formation pro-iranienne n'a jamais confirmé sa mort.

Mais les morts du troisième étage sont un homme âgé et son fils autiste, ainsi que leur employée de maison éthiopienne, selon les voisins.

Une partie de l'immeuble de neuf étages reste encore debout. Grâce à une grue, M. Sabbagh a pu accéder à l'appartement et prendre un album photo.

Mme Krisht, elle, a trouvé par le même procédé un souvenir encore plus précieux: dans un portefeuille intact, un poème de sa mère.

"C'était le dernier poème de ma mère écrit avant sa mort (...) il est dur mais tellement expressif", dit-elle en pleurant."J'avais l'impression qu'elle parlait à son pays, ou à Dieu".

"As-tu vu la fumée?

As-tu senti l'incendie?

As-tu recueilli ma faiblesse?

As-tu ramassé ma fatigue, vu mes lambeaux éparpillés?"

N.Wan--ThChM