The China Mail - Au Mali, les rebelles harcèlent le pouvoir central qui peine à contrôler le pays

USD -
AED 3.672503
AFN 64.000129
ALL 82.13669
AMD 367.799411
ANG 1.790403
AOA 917.507781
ARS 1488.262496
AUD 1.442793
AWG 1.8025
AZN 1.710825
BAM 1.709832
BBD 2.015606
BDT 123.389765
BGN 1.69088
BHD 0.377337
BIF 2976.731174
BMD 1
BND 1.291479
BOB 6.930377
BRL 5.168978
BSD 1.000765
BTN 95.340217
BWP 13.497694
BYN 2.903642
BYR 19600
BZD 2.01272
CAD 1.422905
CDF 2246.000447
CHF 0.805575
CLF 0.023412
CLP 921.44031
CNY 6.7891
CNH 6.79508
COP 3346.54
CRC 455.934359
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.399815
CZK 21.15705
DJF 178.209079
DKK 6.54504
DOP 59.284581
DZD 133.21541
EGP 48.901203
ERN 15
ETB 160.478228
EUR 0.87562
FJD 2.24075
FKP 0.748952
GBP 0.749769
GEL 2.634992
GGP 0.748952
GHS 11.368574
GIP 0.748952
GMD 72.480153
GNF 8776.845704
GTQ 7.637499
GYD 209.336382
HKD 7.84275
HNL 26.786034
HRK 6.598505
HTG 130.896438
HUF 309.266019
IDR 18002
ILS 3.006395
IMP 0.748952
INR 95.39825
IQD 1310.97521
IRR 1375950.000078
ISK 126.087821
JEP 0.748952
JMD 158.434973
JOD 0.708998
JPY 162.257022
KES 129.290024
KGS 87.447696
KHR 4007.693653
KMF 431.000113
KPW 900.00035
KRW 1532.905018
KWD 0.31048
KYD 0.834058
KZT 473.271231
LAK 22597.482077
LBP 89618.073011
LKR 335.205739
LRD 181.630619
LSL 16.232733
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.414443
MAD 9.358851
MDL 17.603525
MGA 4242.781894
MKD 53.970631
MMK 2099.754651
MNT 3582.367601
MOP 8.08442
MRU 39.940374
MUR 47.070069
MVR 15.460059
MWK 1735.405329
MXN 17.478701
MYR 4.080502
MZN 63.910156
NAD 16.232662
NGN 1370.109826
NIO 36.824459
NOK 9.84915
NPR 152.547856
NZD 1.760037
OMR 0.384506
PAB 1.000782
PEN 3.405239
PGK 4.396728
PHP 61.528017
PKR 278.231635
PLN 3.75524
PYG 6084.846895
QAR 3.658323
RON 4.5798
RSD 102.801019
RUB 77.881781
RWF 1465.180328
SAR 3.758562
SBD 8.058541
SCR 14.564114
SDG 600.510419
SEK 9.66995
SGD 1.293502
SHP 0.746601
SLE 24.35031
SLL 20969.503664
SOS 571.978142
SRD 37.566043
STD 20697.981008
STN 21.419735
SVC 8.756737
SYP 110.532098
SZL 16.229755
THB 33.335982
TJS 9.276572
TMT 3.51
TND 2.953586
TOP 2.40776
TRY 46.822099
TTD 6.782536
TWD 32.038498
TZS 2627.482974
UAH 44.570629
UGX 3652.720525
UYU 40.249681
UZS 11988.460025
VES 638.90327
VND 26300
VUV 118.993979
WST 2.773187
XAF 573.514317
XAG 0.016103
XAU 0.000241
XCD 2.70255
XCG 1.803629
XDR 0.713221
XOF 573.476712
XPF 104.261467
YER 237.050197
ZAR 16.22925
ZMK 9001.191204
ZMW 18.388302
ZWL 321.999592
  • AEX

    -1.8400

    1081.35

    -0.17%

  • BEL20

    -30.8100

    5783.09

    -0.53%

  • PX1

    6.8100

    8513.96

    +0.08%

  • ISEQ

    36.2300

    13970.81

    +0.26%

  • OSEBX

    -5.8300

    1938.04

    -0.3%

  • PSI20

    -72.7600

    9255.54

    -0.78%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    88.6600

    4804.51

    +1.88%

  • N150

    -11.9200

    4245.3

    -0.28%

Au Mali, les rebelles harcèlent le pouvoir central qui peine à contrôler le pays
Au Mali, les rebelles harcèlent le pouvoir central qui peine à contrôler le pays / Photo: © AFP

Au Mali, les rebelles harcèlent le pouvoir central qui peine à contrôler le pays

Au lendemain de nouvelles attaques coordonnées des jihadistes et de leurs alliés touareg à travers le territoire malien, la junte au pouvoir semble plus que jamais menacée et isolée à Bamako et dans son fief voisin, la ville garnison de Kati.

Taille du texte:

Un peu plus de deux mois après avoir mené une vaste offensive fragilisant les militaires au pouvoir, les jihadistes du JNIM, affiliés à Al Qaïda, et les indépendantistes du FLA (Front de Libération de l'Azawad), ont mené de nouvelles attaques du nord au sud du pays, démontrant leur capacité de harcèlement du pouvoir central sur l'étendue de ce vaste pays sahélien difficile à contrôler.

Les rebelles ont attaqué samedi plusieurs localités clefs du nord et du centre ainsi qu'une des plus grandes prisons du pays, à quelques dizaines de kilomètres au sud de la capitale.

Dans la région de Kidal, le FLA a revendiqué le contrôle de la ville de Anéfis où des paramilitaires russes sont toujours retranchés dans le camp militaire. Des combats étaient en cours dimanche matin.

Anéfis et Aguelhok sont les derniers lieux où l'armée malienne est présente dans la région de Kidal, depuis les attaques des 25 et 26 avril.

Véritable camouflet pour les militaires au pouvoir, Kidal, ville stratégique du nord Mali, est passée sous le contrôle des touareg du FLA lors de ces offensives.

Les rebelles ont également attaqués samedi matin les villes de Gao, verrou pour le contrôle du nord, et de Sévaré dans le centre, qui abrite une importante base de l'armée.

- "Submerger" l'armée -

"Ces attaques coordonnées du JNIM et du FLA visent à submerger l'armée malienne et (les paramilitaires russes de) l'Africa Corps, et elles semblent y parvenir", indique à l'AFP Rida Lyammouri, chercheur au think-tank marocain Policy Center for the New South (PCNS).

"Pour l'instant, l'objectif semble être la prise et la sanctuarisation du nord, avant de descendre plus au sud", souligne de son côté un chercheur associé à l'institut de recherche stratégique (Irs) de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme (Ailct), basé à Abidjan.

Arrivés au pouvoir par un double coup d'Etat en 2020 et 2021, les militaires avaient promis de rétablir la sécurité et de conserver l'intégrité territoriale de ce vaste pays désertique en proie à une insurrection jihadiste et aux revendications indépendantistes de groupes touareg.

La junte du général Assimi Goïta a tourné le dos à l'ancien colonisateur français présent militairement au Mali, pour faire appel aux paramilitaires russes du groupe Wagner, devenu Africa Corps.

Face à cette stratégie d'attrition des emprises du pouvoir central à travers le pays, la junte peine à garder le contrôle sur son territoire.

"L'Etat contrôle Bamako et quelques poches stratégiques à l'intérieur du pays, c'est tout. Le reste est flottant", pointe Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute basé à Dakar.

- Capitale pas épargnée -

Mais la capitale n'est pas épargnée par le conflit et subit depuis des mois des blocus à répétition des jihadistes, qui asphyxient son économie et provoquent des pénuries de carburant.

En septembre 2024, une attaque d'une rare ampleur contre l'aéroport militaire de Bamako et l'école de gendarmerie a fait plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires.

Lorsqu'ils ont tué le puissant ministre de la Défense Sadio Camara à son domicile à Kati fin avril, les jihadistes ont démontré leur capacité de frapper le pouvoir en plein cœur.

Après la mort de M. Camara, c'est le chef de la junte lui-même qui a repris les fonctions du ministre de la Défense et pris plusieurs mesures pour sécuriser le pays.

Les motos, moyen privilégié de transport des jihadistes, ont été interdites hors des grandes villes, et leur immatriculation est désormais obligatoire. Les civils ont désormais interdiction de se rendre dans les forêts, soupçonnées de servir de repaires aux jihadistes.

"Ces mesures peuvent réduire certaines capacités des acteurs armés hostiles à Bamako, mais elles ne suffisent pas à empêcher une nouvelle séquence d'attaques", souligne Julien Hoffmann analyse sur le Sahel.

La junte assure pourtant contrôler le pays et s'en prend à quiconque prétend le contraire.

Début juin, un journaliste a été incarcéré pour "diffusion de fausses informations" après avoir affirmé que la ville de Kidal, fief des indépendantistes touareg, était sous le contrôle du chef des jihadistes du JNIM.

"Pour l'heure, la chape de plomb sur les opinions publiques donne l'illusion d’un contrôle politique total", note M. Sambe.

"Les autorités militaires essayent de rester au pouvoir en se barricadant mais ce n'est pas tenable sur le long terme", poursuit-il.

C.Mak--ThChM