The China Mail - L'Ukraine raccorde la centrale nucléaire de Zaporijjia, enjeu d'un bras de fer avec les Russes

USD -
AED 3.673021
AFN 64.497229
ALL 80.969857
AMD 361.359899
ANG 1.789785
AOA 916.999462
ARS 1524.242503
AUD 1.43287
AWG 1.8
AZN 1.767659
BAM 1.74212
BBD 2.012426
BDT 123.598208
BGN 1.747831
BHD 0.37765
BIF 2995
BMD 1
BND 1.278237
BOB 11.675159
BRL 5.035301
BSD 0.999132
BTN 94.798398
BWP 13.69985
BYN 2.981094
BYR 19600
BZD 2.009486
CAD 1.41079
CDF 2313.4971
CHF 0.826275
CLF 0.024929
CLP 981.119726
CNY 6.691202
CNH 6.68239
COP 3169.79
CRC 453.826798
CUC 1
CUP 23.980333
CVE 98.217189
CZK 21.708991
DJF 177.719659
DKK 6.667798
DOP 61.451444
DZD 134.429052
EGP 53.903801
ERN 15
ETB 163.206182
EUR 0.89185
FJD 2.25795
FKP 0.750648
GBP 0.751597
GEL 2.589901
GGP 0.750648
GHS 11.685001
GIP 0.750648
GMD 73.5026
GNF 8844.094881
GTQ 7.639034
GYD 209.00734
HKD 7.8477
HNL 26.820882
HRK 6.721898
HTG 130.705681
HUF 323.61018
IDR 18050.8
ILS 3.1035
IMP 0.750648
INR 94.960045
IQD 1514.774979
IRR 1795877.505993
ISK 121.489667
JEP 0.750648
JMD 158.78431
JOD 0.709004
JPY 158.505501
KES 129.800372
KGS 87.450258
KHR 4068.089503
KMF 440.000136
KPW 899.999961
KRW 1333.42954
KWD 0.31095
KYD 0.83268
KZT 451.722955
LAK 22482.018394
LBP 89478.016105
LKR 331.122819
LRD 170.366279
LSL 16.42449
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.412478
MAD 9.77184
MDL 17.816041
MGA 4529.360679
MKD 54.914955
MMK 2099.513869
MNT 3596.411813
MOP 8.077478
MRU 40.003029
MUR 47.260194
MVR 15.460261
MWK 1732.62013
MXN 18.42063
MYR 4.082503
MZN 63.899405
NAD 16.424417
NGN 1330.469855
NIO 36.770142
NOK 9.502095
NPR 151.676406
NZD 1.765462
OMR 0.384498
PAB 0.999132
PEN 3.447023
PGK 4.544503
PHP 63.006974
PKR 276.59385
PLN 3.89754
PYG 5763.047022
QAR 3.642032
RON 4.749959
RSD 104.749733
RUB 82.74982
RWF 1476.78686
SAR 3.763551
SBD 8.064647
SCR 14.026998
SDG 601.501546
SEK 9.911105
SGD 1.279645
SHP 0.754745
SLE 24.680013
SLL 20969.504398
SOS 571.064633
SRD 37.699323
STD 20697.981008
STN 21.822878
SVC 8.742551
SYP 13001.999685
SZL 16.419114
THB 33.593979
TJS 9.202594
TMT 3.51
TND 2.982711
TOP 2.40776
TRY 49.57293
TTD 6.778453
TWD 32.491104
TZS 2649.967991
UAH 45.052265
UGX 4156.255985
UYU 40.119539
UZS 12034.649387
VES 878.910596
VND 25894.5
VUV 118.97233
WST 2.787823
XAF 585.015161
XAG 0.017513
XAU 0.000241509726
XCD 2.70255
XCG 1.80082
XDR 0.707052
XOF 585.015161
XPF 106.228901
YER 236.150048
ZAR 16.43586
ZMK 9001.193572
ZMW 19.959203
ZWL 321.999592
SSP 5750.775019
MXV 2.079501
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

L'Ukraine raccorde la centrale nucléaire de Zaporijjia, enjeu d'un bras de fer avec les Russes
L'Ukraine raccorde la centrale nucléaire de Zaporijjia, enjeu d'un bras de fer avec les Russes / Photo: © AFP/Archives

L'Ukraine raccorde la centrale nucléaire de Zaporijjia, enjeu d'un bras de fer avec les Russes

L'Ukraine a annoncé vendredi avoir raccordé à son réseau électrique la centrale nucléaire de Zaporijjia, dont la déconnexion la veille avait encore renforcé les inquiétudes sur la sécurité du site, enjeu de toutes les tensions dans cette zone occupée par les Russes.

Taille du texte:

Dans le même temps, c'est l'Europe toute entière qui se prépare à une crise énergétique inédite. La présidence tchèque de l'Union européenne a annoncé convoquer une réunion d'urgence, à un moment où les prix de l'énergie connaissent une hausse vertigineuse sur le continent, poussés en grande partie par l'amoindrissement du flux de gaz russe en réponse aux sanctions.

En Ukraine, les autorités avaient annoncé jeudi que la centrale de Zaporijjia, la plus grande d'Europe avec ses six réacteurs de 1.000 mégawatts chacun, s'était trouvée "totalement déconnectée" du réseau national "pour la première fois de son histoire", à cause de dommages sur les lignes électriques provoqués par des "actions" de "l'envahisseur" russe.

La sécurité de ces installations, situées près de la ligne de front, et le risque d'un accident nucléaire en cas de bombardement inquiètent les dirigeants internationaux depuis qu'elle est passée aux mains des forces russes début mars.

La tension a encore grandi ces dernières semaines, Moscou et Kiev s'imputant mutuellement la responsabilité de frappes sur le site, où les militaires ukrainiens accusent l'armée russe d'avoir positionné des pièces d'artilleries pour pilonner leurs positions.

"Un des réacteurs de la centrale de Zaporijjia arrêtés la veille a été reconnecté au réseau électrique aujourd'hui" à 14H04 (11H04 GMT), a annoncé l'opérateur ukrainien Energoatom. Il "produit de l'électricité pour les besoins de l'Ukraine" et "l'augmentation de (sa) puissance est en cours".

Energoatom a en outre assuré que les systèmes de sécurité du site fonctionnaient normalement.

- La "semaine prochaine" -

"La Russie a mis les Ukrainiens, tout comme l'ensemble des Européens, aux portes d'une catastrophe nucléaire", avait accusé jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

En retour, les autorités d’occupation d’Energodar, la ville dont dépend la centrale, ont de nouveau affirmé vendredi que les troupes ukrainiennes avaient bombardé Zaporijjia.

L'ONU a appelé à mettre en place une zone démilitarisée autour de la centrale pour la sécuriser et à permettre l'envoi d'une mission d'inspection internationale.

Des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) y sont attendus "la semaine prochaine", selon la conseillère du ministre ukrainien de l'Energie Lana Zerkal, qui a reproché aux Russes d'"artificiellement créer des obstacles" à cette mission.

"Nous ne pouvons nous permettre de perdre davantage de temps", avait déclaré jeudi le directeur général de l'AIEA Mariano Grossi, soulignant qu'il y avait un "risque très réel de catastrophe nucléaire" et disant vouloir mener personnellement la mission sur le site "dans les jours à venir".

- Envolée du prix de l'électricité -

Conséquence de cette guerre meurtrière livrée par la Russie à l'Ukraine, qui est entrée dans son sixième mois mercredi, des sanctions imposées notamment sur le pétrole russe mais aussi de la fermeture partielle à ce stade par Moscou du robinet du gaz, les prix de l'énergie ont explosé en Europe qui se prépare à un hiver difficile.

Conjuguée notamment à des difficultés rencontrées par le parc nucléaire français, cette crise a porté vendredi les prix de gros de l'électricité pour 2023 en Allemagne et en France à respectivement 995 et 1.100 euros le MWh, contre 85 euros il y a un an.

Le Premier ministre tchèque Petr Fiala, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne, a annoncé vendredi qu'il convoquerait "une réunion d'urgence des ministres de l'Energie", avec l'assentiment de la Commission européenne.

La Norvège, non membre de l'UE mais elle-même gros fournisseur de gaz naturel, a de son côté annoncé vendredi l'entrée en vigueur de nouvelles sanctions "contre le président Poutine et le régime russe", alignées sur celles prises par l'UE en juillet.

- Nouvelles frappes russes -

Sur le plan militaire, la présidence ukrainienne a signalé vendredi, des frappes russes ces 24 dernières heures sur les régions de Kharkiv (nord-est, un mort, trois civils blessés), Donetsk (est, deux morts et sept blessés, avec des combats concentrés notamment sur Bakhmout et ses environs) et Dnipropetrovsk (centre, pas de victimes).

Dans cette dernière région, l'armée russe avait bombardé mercredi la gare de Tchapliné.

La Russie assure pour sa part avoir visé à Tchapliné un train militaire avec un missile Iskander et tué "plus de 200 militaires" ukrainiens.

Dans la région de Lougansk (est), qui avec celle de Donetsk forme le Donbass, dont la conquête totale est l'objectif prioritaire de la Russie, "des attaques ennemies répétées ont été repoussées", a assuré la présidence ukrainienne.

Dans la même région, "les soldats ukrainiens ont détruit une base des occupants russes" dans la petite ville de Kadiïvka, a affirmé vendredi le chef de l'administration militaire régionale, Serguiï Gaïdaï.

"La frappe a été si puissante que 200 parachutistes ruscistes (contraction de "Russe" et "fasciste" utilisée en Ukraine pour désigner les forces de Moscou) ont été tués", a affirmé M. Gaïdaï. L'information n'a pu être confirmée de source indépendante.

Depuis le retrait russe des environs de Kiev fin mars, l'essentiel des combats est concentré dans l'est et le sud, où les fronts semblent presque figés.

- Total contraint de céder -

En France, après deux jours de polémique, le géant pétrolier TotalEnergies a annoncé vendredi céder à son partenaire russe Novatek ses parts dans la société exploitant le champ gazier de Termokarstovoïe.

La compagnie française était accusée par le journal Le Monde et l'ONG Global Witness d'avoir concouru, via cette participation, à des livraisons de condensat de gaz ensuite transformé en kérosène pour alimenter des avions russes engagés dans le conflit en Ukraine.

Le groupe a d'abord réaffirmé vendredi qu'il ne produisait "pas de kérosène pour l’armée russe".

Il a ensuite dit s'être accordé avec son partenaire russe pour lui céder sa participation de 49% dans la société Terneftegaz.

Depuis l'invasion russe de l'Ukraine, TotalEnergies est critiqué pour être la dernière grande compagnie pétrolière occidentale à ne pas avoir quitté la Russie.

burx-lpt/bds

C.Smith--ThChM