The China Mail - Que deviennent les Ouïghours oubliés en Thaïlande? le "dilemme" de Bangkok

USD -
AED 3.672495
AFN 64.491965
ALL 80.819685
AMD 361.12818
ANG 1.789785
AOA 916.999774
ARS 1524.755904
AUD 1.421555
AWG 1.80125
AZN 1.698006
BAM 1.741787
BBD 2.015015
BDT 123.745402
BGN 1.747831
BHD 0.377604
BIF 3000.997453
BMD 1
BND 1.278059
BOB 11.730759
BRL 5.027097
BSD 1.000472
BTN 94.559477
BWP 13.70595
BYN 2.971479
BYR 19600
BZD 2.012094
CAD 1.404485
CDF 2315.999766
CHF 0.823855
CLF 0.024781
CLP 975.290259
CNY 6.67805
CNH 6.67482
COP 3182.19
CRC 455.529135
CUC 1
CUP 24.010794
CVE 98.199695
CZK 21.60605
DJF 178.150632
DKK 6.653225
DOP 61.440772
DZD 134.635978
EGP 54.356702
ERN 15
ETB 163.87083
EUR 0.89012
FJD 2.2538
FKP 0.747587
GBP 0.74605
GEL 2.589936
GGP 0.747587
GHS 11.660299
GIP 0.747587
GMD 73.504156
GNF 8854.987666
GTQ 7.645587
GYD 209.311853
HKD 7.847135
HNL 26.857072
HRK 6.7076
HTG 131.084908
HUF 324.795004
IDR 18048
ILS 3.09091
IMP 0.747587
INR 94.43705
IQD 1516.6493
IRR 1832375.000402
ISK 121.260321
JEP 0.747587
JMD 158.780625
JOD 0.709021
JPY 157.860501
KES 129.849897
KGS 87.450106
KHR 4068.146802
KMF 439.497294
KPW 899.999961
KRW 1325.830107
KWD 0.31006
KYD 0.833753
KZT 446.890557
LAK 22518.390538
LBP 89591.044298
LKR 332.14739
LRD 170.580744
LSL 16.412051
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.419294
MAD 9.819615
MDL 17.998442
MGA 4521.489767
MKD 54.903951
MMK 2099.21541
MNT 3597.533576
MOP 8.085932
MRU 40.128421
MUR 47.309704
MVR 15.460077
MWK 1734.751129
MXN 18.485085
MYR 4.081297
MZN 63.898647
NAD 16.412051
NGN 1332.179821
NIO 36.816372
NOK 9.35655
NPR 151.295341
NZD 1.75665
OMR 0.384516
PAB 1.000481
PEN 3.438421
PGK 4.479652
PHP 63.302028
PKR 276.89823
PLN 3.883845
PYG 5756.677086
QAR 3.647261
RON 4.7506
RSD 104.566998
RUB 81.872113
RWF 1478.615162
SAR 3.748965
SBD 8.07458
SCR 13.833364
SDG 601.501249
SEK 9.878075
SGD 1.27711
SHP 0.7473
SLE 23.920425
SLL 20969.504398
SOS 571.749178
SRD 37.661494
STD 20697.981008
STN 21.819089
SVC 8.754392
SYP 13001.999685
SZL 16.418788
THB 33.573502
TJS 9.214157
TMT 3.51
TND 2.986543
TOP 2.40776
TRY 49.602435
TTD 6.792416
TWD 32.365497
TZS 2644.999919
UAH 45.047334
UGX 4207.076509
UYU 40.164934
UZS 11975.562621
VES 879.788905
VND 25856.5
VUV 119.136032
WST 2.774679
XAF 583.880316
XAG 0.017358
XAU 0.00024154356
XCD 2.70255
XCG 1.803058
XDR 0.707052
XOF 583.880316
XPF 106.20998
YER 236.095747
ZAR 16.379565
ZMK 9001.201607
ZMW 20.069287
ZWL 321.999592
SSP 5787.554334
MXV 2.08653
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Que deviennent les Ouïghours oubliés en Thaïlande? le "dilemme" de Bangkok
Que deviennent les Ouïghours oubliés en Thaïlande? le "dilemme" de Bangkok / Photo: © AFP

Que deviennent les Ouïghours oubliés en Thaïlande? le "dilemme" de Bangkok

Ils sont entre 52 et 59 Ouïghours oubliés dans des centres de rétention de Thaïlande. Dans leur fuite de Chine où ils sont persécutés, ils ont échoué en cellule, certains depuis près d'une décennie, où "personne ne fait attention à eux".

Taille du texte:

"C'est un dilemme pour les autorités" de Bangkok, prises en tenaille entre la Chine et les Etats-Unis, leurs partenaires en désaccord sur ce dossier, souligne Zakee Phithakkumpol, sénateur thaïlandais. Il exhorte la communauté internationale à "donner une impulsion."

Car 52 Ouïghours, selon des ONG, 59, selon le sénateur, arrêtés en Thaïlande pour la plupart en 2013 et 2014, vivent depuis plusieurs années dans des centres destinés aux migrants illégaux en attente d'expulsion.

Ils font partie de la minorité musulmane des Ouïghours, cible en Chine d'un "génocide" selon les Etats-Unis -- une accusation que conteste Pékin, soupçonné d'interner dans des "camps" au moins un million de personnes.

En Thaïlande, ni leur nombre, ni l'endroit où ils sont détenus ne sont clairs, le service thaïlandais de l'immigration n'ayant pas donné suite aux demandes de l'AFP.

"Ils sont considérés comme une menace pour la sécurité du pays. Personne n'a de réponse sur le temps qu'ils vont rester là-bas", estime Chalida Tajaroensuk, à la tête d'une association de défense de droits humains (PEF).

- "Rien pour eux" -

L'une des dernières communications officielles remonte à juillet 2015 quand le gouvernement thaïlandais a confirmé avoir renvoyé en Chine "une centaine" de réfugiés ouïghours arrêtés un an auparavant.

Un mois plus tard, une bombe explosait dans le centre de Bangkok, tuant 20 personnes, un attentat attribué à un groupe pro-ouïghour en guise de représailles - le procès des deux principaux suspects doit reprendre mardi à Bangkok.

Environ 170 Ouïghours, peuple turcophone, ont aussi été redirigés à la même période vers la Turquie, l'un des principaux défenseurs de leur cause face à Pékin.

Mais d'autres sont restés.

En juillet, trois d'entre eux se sont évadés d'un centre de rétention de la province de Prachuap Khiri Khan (sud). Deux ont été retrouvés, selon Mme Tajoaroensuk.

"C'est quoi une vie dans ce genre de cellule de prison pendant presque dix ans ?", s'interroge le sénateur Zakee Phithakkumpol, l'un des responsables du Conseil central islamique, représente les 7 à 8 millions de musulmans de Thaïlande.

"Il y a des gens malades, des personnes âgées et des très jeunes. Ils sont battus par la police, ou par d'autres détenus, parce que personne ne fait attention à eux", assure Abdullah Sami, qui était en contact avec eux jusqu'à ces derniers mois.

Ce Ouïghour de 35 ans, qui a fui la Chine en 2013, a vécu deux ans et demi en Thaïlande, avant de trouver refuge en Autriche, où il travaille désormais dans un restaurant.

"Ils attendent de bonnes nouvelles, des Nations unies, de la Turquie ou d'autres grands pays. Je leur disais avec tristesse qu'il n'y avait rien pour eux", explique-t-il.

La Thaïlande, qui n'a pas signé la Convention de 1951 relative aux réfugiés et est régulièrement pointé du doigt pour sa politique de renvoi quasi systématique des réfugiés ou demandeurs d'asile, leur a fermé la porte.

"L'inhumanité de la Thaïlande (...) est absolument choquante. S'il y a un enfer sur terre, la Thaïlande l'a créé pour ces détenus ouïghours", a réagi Phil Robertson, directeur adjoint pour l'Asie pour l'ONG Human Rights Watch.

- Bangkok inflexible -

Où alors les renvoyer ?

Bangkok, hôte du prochain sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) en novembre, est face à un "dilemme", selon M. Phithakkumpol.

La Chine demande le retour de ses ressortissants. Mais lui répondre favorablement reviendrait à se mettre à dos les Etats-Unis.

La Thaïlande a l'habitude de naviguer dans des courants contraires, assure Thitinan Pongsudhirak, professeur de sciences politiques à l'Université Chulalongkorn de Bangkok.

"Ces derniers temps, Bangkok a rééquilibré ses relations entre Washington et Pékin, plutôt en se rapprochant des Etats-Unis. Il y a moins de pression qu'avant pour les renvoyer en Chine", analyse-t-il.

Le royaume a rejoint le nouveau partenariat en Asie-Pacifique (IPEF) lancé par le président américain Joe Biden pour faire contrepoids à la Chine, qui a "perdu du terrain en raison de sa politique du zéro Covid", note-t-il.

Cet été, huit organisations thaïlandaises de défense des droits humains ont demandé à Bangkok de ne pas renvoyer ces réfugiés en Chine.

Contacté par l'AFP, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que la position du royaume "restait la même", sans autres précisions.

F.Brown--ThChM