The China Mail - Au Venezuela, des amputés devenus "réparateurs" d'êtres humains

USD -
AED 3.672497
AFN 62.485341
ALL 82.819398
AMD 376.075163
ANG 1.790083
AOA 917.000296
ARS 1397.068099
AUD 1.436224
AWG 1.8
AZN 1.702996
BAM 1.688145
BBD 2.009072
BDT 122.394372
BGN 1.709309
BHD 0.377663
BIF 2958.624827
BMD 1
BND 1.276256
BOB 6.893129
BRL 5.265802
BSD 0.997544
BTN 93.230733
BWP 13.63089
BYN 2.970277
BYR 19600
BZD 2.006223
CAD 1.37491
CDF 2272.999481
CHF 0.787645
CLF 0.023192
CLP 915.819745
CNY 6.880501
CNH 6.897355
COP 3712.41
CRC 465.238726
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.175414
CZK 21.123005
DJF 177.636605
DKK 6.446735
DOP 59.194938
DZD 132.677581
EGP 52.692497
ERN 15
ETB 155.750187
EUR 0.86288
FJD 2.22275
FKP 0.74705
GBP 0.746665
GEL 2.715034
GGP 0.74705
GHS 10.912826
GIP 0.74705
GMD 72.999363
GNF 8743.725967
GTQ 7.640618
GYD 208.6928
HKD 7.824935
HNL 26.402945
HRK 6.502016
HTG 130.655262
HUF 336.481004
IDR 16884
ILS 3.1229
IMP 0.74705
INR 93.752502
IQD 1306.805921
IRR 1315049.999851
ISK 124.080037
JEP 0.74705
JMD 157.11949
JOD 0.708994
JPY 158.755505
KES 129.601734
KGS 87.448502
KHR 3997.255178
KMF 425.000072
KPW 899.971148
KRW 1497.945002
KWD 0.306379
KYD 0.831294
KZT 480.792301
LAK 21441.54953
LBP 89332.395375
LKR 313.246356
LRD 182.547937
LSL 16.914492
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.385596
MAD 9.32385
MDL 17.446884
MGA 4151.759319
MKD 53.172354
MMK 2099.628947
MNT 3568.971376
MOP 8.048336
MRU 39.820637
MUR 46.504601
MVR 15.450298
MWK 1729.410597
MXN 17.87835
MYR 3.956498
MZN 63.909965
NAD 16.912959
NGN 1374.119643
NIO 36.709839
NOK 9.69115
NPR 149.169001
NZD 1.71616
OMR 0.384505
PAB 0.997544
PEN 3.4702
PGK 4.307127
PHP 59.894025
PKR 278.458498
PLN 3.687995
PYG 6518.521076
QAR 3.647765
RON 4.396402
RSD 101.337985
RUB 80.803103
RWF 1458.380986
SAR 3.753774
SBD 8.051718
SCR 13.882274
SDG 601.000047
SEK 9.32815
SGD 1.279665
SHP 0.750259
SLE 24.550093
SLL 20969.510825
SOS 570.111649
SRD 37.336497
STD 20697.981008
STN 21.147215
SVC 8.728114
SYP 110.977546
SZL 16.908277
THB 32.573499
TJS 9.531352
TMT 3.5
TND 2.939722
TOP 2.40776
TRY 44.346499
TTD 6.771674
TWD 32.002497
TZS 2570.000391
UAH 43.799335
UGX 3765.930542
UYU 40.64581
UZS 12161.753917
VES 456.504355
VND 26357
VUV 119.458227
WST 2.748874
XAF 566.190351
XAG 0.014342
XAU 0.000227
XCD 2.70255
XCG 1.797757
XDR 0.704159
XOF 566.190351
XPF 102.939019
YER 238.650095
ZAR 17.04585
ZMK 9001.202436
ZMW 19.326828
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.2900

    966.43

    -0.03%

  • BEL20

    9.8800

    4949.99

    +0.2%

  • PX1

    -32.4500

    7693.72

    -0.42%

  • ISEQ

    -29.0200

    12061.07

    -0.24%

  • OSEBX

    -6.4300

    1942.31

    -0.33%

  • PSI20

    54.4300

    8833.23

    +0.62%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -33.0800

    3601.94

    -0.91%

  • N150

    11.6600

    3771.49

    +0.31%

Au Venezuela, des amputés devenus "réparateurs" d'êtres humains
Au Venezuela, des amputés devenus "réparateurs" d'êtres humains

Au Venezuela, des amputés devenus "réparateurs" d'êtres humains

"J'étais réparateur de pneus, maintenant je suis réparateur d'êtres humains", rigole José Bastidas, en coupant un surplus de résine sur une emboîture de prothèse de jambe dans l'atelier de l'entreprise Zona Bionica, dont de nombreux employés sont amputés.

Taille du texte:

Béret jaune sur la tête, José, 41 ans, se déplace ensuite dans la pièce, découvrant sa prothèse. Il a perdu la jambe droite lors d'un accident de la circulation en 2015 et a reçu une prothèse en 2016. Il s'est depuis formé pour devenir un des artisans de la société.

Il n'existe aucune statistique sur le nombre d'amputés ou sur les besoins en prothèses au Venezuela. Selon des statistiques d'une mission d'enquête de... 2008, il y avait alors quelques 130.000 personnes avec un handicap physico-moteur (dont les personnes amputées).

Selon des observations empiriques de Zona Bionica, la majorité des cas sont des amputations conséquences de problèmes médicaux (diabète notamment), suivis par les accidents de la route.

Outre le choc physique et psychologique, il faut affronter le problème financier. A quelques rares exceptions près, les amputés doivent majoritairement financer l'achat de leurs prothèses et beaucoup ont du mal à réunir les 1.800 dollars nécessaire pour le modèle le moins cher (qu'il faut changer tous les deux ans en moyenne).

"Ca me plaît beaucoup. Aider quelqu'un à marcher, le voir se relever, ça n'a pas de prix", explique-t-il soulignant que les personnes amputées comme lui comprennent mieux les personnes qui viennent de perdre un membre.

"Ils dépriment. On les soutient moralement. On leur explique qu'on a perdu une partie du corps mais pas la vie. J'ai deux enfants, je n'allais pas rester à la maison", ajoute-t-il.

- "Me battre" -

"Au début c'est très dur", raconte Heidy Garcia, 30 ans, employée administrative de l'entreprise. Vêtu d'un short blanc, elle arbore sans complexe une emboîture customisée en bleu turquoise.

Mère d'une fille de 8 ans, elle a perdu la jambe droite en raison de problèmes de circulation il y a quatre ans. "Il faut aller de l'avant. Après, il y a une phase d'acceptation. L'esprit est très fort", estime-t-elle, précisant que les nouveaux patients trouvent à la fois confiance et réconfort auprès de gens qui ont subi le même traumatisme.

Sur le plan physique "on sait ce que c'est la jambe-fantôme, les crampes, s'habituer à la prothèse etc...", ajoute-t-elle.

Ex-employée d'une entreprise privée, elle a commencé à travailler à Zona Bionica après son amputation. "Je n'avais plus de travail et ici, ça a été ma deuxième maison".

Elle a connu l'entreprise grâce à un concours que celle-ci organise pour offrir aux gens sans ressources une ou deux prothèses par mois, la plupart du temps à des enfants.

Heidy a participé au concours, sans gagner. Mais elle a bénéficié d'une initiative de financement participatif qui permet à des amputés de financer l'achat de leur prothèse.

C'est aussi le cas de Cristhian Sequera Quintana, 34 ans, qui a subi un accident de moto en 2015. Après quatre ans de souffrance, il a décidé de se faire amputer des deux jambes en 2019 et 2021.

"Au début, je n'avais pas très envie de vivre. J'avais besoin d'aide pour la toilette, pour mes besoins. Mais maintenant je me sens mieux, avec les prothèses, ça change", dit-il. "Je veux travailler et vivre, me battre pour moi, mon fils, ma famille".

D.Pan--ThChM