The China Mail - Le "stress numérique", un risque à ne pas négliger au travail

USD -
AED 3.67315
AFN 63.000145
ALL 83.20326
AMD 377.359858
ANG 1.790083
AOA 917.000243
ARS 1371.497767
AUD 1.445787
AWG 1.8025
AZN 1.677673
BAM 1.695925
BBD 2.012738
BDT 122.6148
BGN 1.709309
BHD 0.378095
BIF 2970
BMD 1
BND 1.284247
BOB 6.920712
BRL 5.232027
BSD 0.999302
BTN 94.168452
BWP 13.739161
BYN 3.001028
BYR 19600
BZD 2.009859
CAD 1.38398
CDF 2285.486468
CHF 0.79331
CLF 0.02331
CLP 920.550167
CNY 6.90915
CNH 6.915605
COP 3693.73
CRC 463.31745
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.615302
CZK 21.209305
DJF 177.956989
DKK 6.47094
DOP 60.249479
DZD 132.96384
EGP 52.698504
ERN 15
ETB 154.444897
EUR 0.86605
FJD 2.24825
FKP 0.747836
GBP 0.748501
GEL 2.695001
GGP 0.747836
GHS 10.925157
GIP 0.747836
GMD 73.502631
GNF 8760.497553
GTQ 7.644781
GYD 209.069506
HKD 7.825345
HNL 26.535612
HRK 6.525302
HTG 130.870053
HUF 335.87198
IDR 16916
ILS 3.125896
IMP 0.747836
INR 93.961303
IQD 1309.134109
IRR 1313150.000359
ISK 123.650012
JEP 0.747836
JMD 157.053853
JOD 0.70897
JPY 159.584502
KES 129.913081
KGS 87.449943
KHR 4001.873033
KMF 427.00008
KPW 900.057798
KRW 1505.859995
KWD 0.30722
KYD 0.832809
KZT 481.430095
LAK 21584.967179
LBP 89489.466313
LKR 314.289307
LRD 183.375896
LSL 17.096266
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.38118
MAD 9.33009
MDL 17.552896
MGA 4164.896246
MKD 53.384543
MMK 2099.983779
MNT 3583.827699
MOP 8.05281
MRU 39.862126
MUR 46.629896
MVR 15.449943
MWK 1732.830385
MXN 17.76157
MYR 3.993995
MZN 63.901353
NAD 17.096266
NGN 1384.760231
NIO 36.775768
NOK 9.64715
NPR 150.669869
NZD 1.729675
OMR 0.384478
PAB 0.999298
PEN 3.458448
PGK 4.318362
PHP 60.15502
PKR 278.936182
PLN 3.70084
PYG 6540.378863
QAR 3.642984
RON 4.414295
RSD 101.718024
RUB 81.249664
RWF 1459.324231
SAR 3.751857
SBD 8.042037
SCR 13.849564
SDG 601.000201
SEK 9.398275
SGD 1.284035
SHP 0.750259
SLE 24.549695
SLL 20969.510825
SOS 571.106486
SRD 37.562017
STD 20697.981008
STN 21.245139
SVC 8.74425
SYP 111.44287
SZL 17.091497
THB 32.844022
TJS 9.563521
TMT 3.5
TND 2.939789
TOP 2.40776
TRY 44.362195
TTD 6.782836
TWD 31.893034
TZS 2570.058987
UAH 43.849933
UGX 3717.449554
UYU 40.512476
UZS 12171.952568
VES 462.09036
VND 26351
VUV 119.023334
WST 2.74953
XAF 568.80967
XAG 0.014499
XAU 0.000224
XCD 2.70255
XCG 1.80106
XDR 0.705441
XOF 568.807204
XPF 103.416132
YER 238.649803
ZAR 17.02005
ZMK 9001.201522
ZMW 18.762411
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.3900

    970.78

    -1.26%

  • BEL20

    -46.9900

    5006.12

    -0.93%

  • PX1

    -76.8900

    7769.31

    -0.98%

  • ISEQ

    -336.2700

    12026.59

    -2.72%

  • OSEBX

    7.9200

    1988.05

    +0.4%

  • PSI20

    -17.1300

    8997.09

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -3.6200

    3621.06

    -0.1%

  • N150

    -14.9700

    3822.84

    -0.39%

Le "stress numérique", un risque à ne pas négliger au travail
Le "stress numérique", un risque à ne pas négliger au travail / Photo: © POOL/AFP/Archives

Le "stress numérique", un risque à ne pas négliger au travail

Les outils numériques prennent de plus en plus de place au travail et en sont un facilitateur. Mais ils portent aussi le risque d'un "stress numérique", alors qu'une étude récente indique que 31% des salariés sont exposés à une hyper-connexion.

Taille du texte:

"Les mails, les outils de télé-réunion, les messageries internes, l'accès à internet (...). Tous ces outils ont bouleversé notre vie", a rappelé cette semaine William Dab, épidémiologiste et ex-Directeur général de la santé lors d'une conférence intitulée "Le stress numérique, un risque émergent".

"Se pourrait-il que ces outils, ou plus exactement les usages de ces outils, soient en train de se retourner contre nous? ", a-t-il questionné, lors de cette intervention dans le cadre du salon Préventica dédié à la santé et la sécurité au travail.

"Ce que je trouve compliqué depuis relativement récemment, post-Covid et confinements, c'est la multiplication des canaux, qui fait qu'on ne sait plus d'où ça vient", entre les mails, messages par Teams, WhatsApp, Zoom, les SMS..., témoigne auprès de l'AFP Adrien Debré, avocat dans un cabinet d'affaires. "Ca rend la gestion des flux pénible. C'est comme des poupées russes qu'il serait nécessaire d'ouvrir", dit-il.

Avec le télétravail et des organisations "de plus en plus éclatées physiquement", "on est toute la journée derrière nos écrans", rapporte aussi Jérôme, cadre dans le secteur bancaire, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille. Même au bureau, les réunions en visio s'enchainent "à un train d'enfer". "Ca fatigue", dit-il.

Pour le Pr Dab, "on va parler de +stress numérique+ quand la quantité d'informations disponibles que nous devons traiter dépasse notre capacité", un sujet "en train de monter" sous différentes appellations: "infobésité", "pénibilité numérique" ou "technostress".

- "Situation d'isolement" -

Aux yeux de l'épidémiologiste, "le phénomène central est celui de +surconnexion+" qui peut entraîner "une surcharge mentale". Il pointe "un cercle vicieux avec une sorte de pression continue qui nous fait zapper d'une source d'information à l'autre", et le sentiment à un moment de "perdre le contrôle". Une situation de stress "dont la forme extrême est le burn-out".

"Comme médecin, j'analyse cela comme une nouvelle forme d'addiction" dont on connait encore peu les conséquences même si celles du stress sont "très bien connues", dit William Dab.

"Pas que mentales", celles-ci sont associées à une "augmentation des risques cardio-vasculaires, des risques métaboliques", ainsi qu'à des effets "immunitaires".

Le stress diminue en outre les performances, et les outils numériques, "s'ils ont ouvert la porte au travail à distance, nous mettent aussi en situation d'isolement". "En somme, ces outils qui nous rendent tellement service peuvent également altérer la santé et la qualité de vie au travail", dit-il.

Pour illustrer les "quelques données" sur le sujet, M. Dab cite une étude publiée mi-mai.

Menée par l'Observatoire de l'infobésité et de la collaboration numérique, elle a été réalisée notamment via l'analyse d'emails de près de 9.000 personnes en continu pendant deux ans.

- "Seuil de toxicité" -

Sans prétendre avoir une valeur statistique au vu du faible échantillon d'entreprises (10), elle montre que 31% des salariés sont exposés à l'hyper-connexion en envoyant des emails après 20H00 plus de 50 soirs par an (117 soirs pour des dirigeants).

En outre, plus de 50% des emails ont une réponse en moins d'une heure et ces messages sont générateurs de "beaucoup de bruit numérique" avec 25% dus au "répondre à tous".

L'étude a aussi mesuré les créneaux de "pleine concentration" (une heure sans envois d'emails). Pour les dirigeants, leur part hebdomadaire n'est que de 11% (24% pour les managers et 42% pour les collaborateurs).

Pour l'épidémiologiste, cela signifie "une perte de sens, d'efficacité et de profondeur d'analyse". "On est peut être en train d'atteindre un seuil de toxicité".

Mais "nous pouvons agir", assure l'épidémiologiste: en restreignant les informations à "ce qui est réellement essentiel", en gardant "des plages où l'écran est fermé" ou encore par des activités physiques ou relaxantes.

Il s'agit, in fine, de "ne pas se laisser posséder comme on se laisse posséder par des drogues dures"...

R.Lin--ThChM