The China Mail - Rodney Gorham, pionnier de la communication cerveau-machines

USD -
AED 3.672501
AFN 65.000199
ALL 81.25221
AMD 377.970239
ANG 1.79008
AOA 916.999871
ARS 1431.316102
AUD 1.41224
AWG 1.8025
AZN 1.70377
BAM 1.646747
BBD 2.012849
BDT 122.13779
BGN 1.67937
BHD 0.377017
BIF 2957.159456
BMD 1
BND 1.268203
BOB 6.920331
BRL 5.202609
BSD 0.999352
BTN 90.600003
BWP 13.170436
BYN 2.880286
BYR 19600
BZD 2.009919
CAD 1.35806
CDF 2199.999931
CHF 0.767302
CLF 0.021643
CLP 854.629826
CNY 6.93895
CNH 6.91671
COP 3680.95
CRC 495.427984
CUC 1
CUP 26.5
CVE 92.841055
CZK 20.32555
DJF 177.96339
DKK 6.268725
DOP 62.913099
DZD 129.466972
EGP 46.862976
ERN 15
ETB 155.88032
EUR 0.83916
FJD 2.190594
FKP 0.735168
GBP 0.73238
GEL 2.694984
GGP 0.735168
GHS 10.998097
GIP 0.735168
GMD 73.000171
GNF 8773.443914
GTQ 7.666239
GYD 209.083408
HKD 7.814445
HNL 26.398747
HRK 6.317002
HTG 131.056026
HUF 316.210018
IDR 16801.15
ILS 3.08924
IMP 0.735168
INR 90.67025
IQD 1309.202051
IRR 42125.000158
ISK 121.6903
JEP 0.735168
JMD 156.313806
JOD 0.709001
JPY 155.725504
KES 128.950256
KGS 87.449976
KHR 4030.614822
KMF 418.999929
KPW 899.993603
KRW 1457.934986
KWD 0.30689
KYD 0.832814
KZT 493.541923
LAK 21477.436819
LBP 89494.552313
LKR 309.311509
LRD 185.885751
LSL 16.017682
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.318253
MAD 9.139958
MDL 16.974555
MGA 4387.600881
MKD 51.726887
MMK 2099.674626
MNT 3566.287566
MOP 8.045737
MRU 39.684257
MUR 45.980108
MVR 15.450228
MWK 1732.903356
MXN 17.17654
MYR 3.934502
MZN 63.749962
NAD 16.017682
NGN 1357.829805
NIO 36.777738
NOK 9.58189
NPR 144.959837
NZD 1.652899
OMR 0.38449
PAB 0.999356
PEN 3.35639
PGK 4.347991
PHP 58.426977
PKR 279.449595
PLN 3.53305
PYG 6589.344728
QAR 3.643
RON 4.271901
RSD 98.519014
RUB 77.39937
RWF 1459.087618
SAR 3.750614
SBD 8.058149
SCR 13.856617
SDG 601.50654
SEK 8.93125
SGD 1.265785
SHP 0.750259
SLE 24.450154
SLL 20969.499267
SOS 570.112659
SRD 37.971496
STD 20697.981008
STN 20.628626
SVC 8.744817
SYP 11059.574895
SZL 16.010474
THB 31.123007
TJS 9.359244
TMT 3.505
TND 2.886817
TOP 2.40776
TRY 43.594401
TTD 6.770456
TWD 31.541026
TZS 2583.596971
UAH 43.079799
UGX 3557.370493
UYU 38.318564
UZS 12295.451197
VES 377.985125
VND 25910
VUV 119.675943
WST 2.73072
XAF 552.310426
XAG 0.012258
XAU 0.000199
XCD 2.70255
XCG 1.801105
XDR 0.689856
XOF 552.30345
XPF 100.414676
YER 238.399323
ZAR 15.91755
ZMK 9001.199361
ZMW 18.893454
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.6800

    999.03

    +0.37%

  • BEL20

    59.0400

    5576.62

    +1.07%

  • PX1

    49.6400

    8323.28

    +0.6%

  • ISEQ

    143.5800

    13438.07

    +1.08%

  • OSEBX

    7.2600

    1823.3

    +0.4%

  • PSI20

    100.4600

    8991.17

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    43.3100

    4053.82

    +1.08%

Rodney Gorham, pionnier de la communication cerveau-machines
Rodney Gorham, pionnier de la communication cerveau-machines / Photo: © AFP

Rodney Gorham, pionnier de la communication cerveau-machines

"J'espère que cela va améliorer la vie d'autres personnes", déclare Rodney Gorham, au sujet de l'implant cérébral qui a déjà changé sa vie, dans un message qu'il compose à l'écran, sélectionnant les lettres avec ses yeux et cliquant sur les mots par la pensée.

Taille du texte:

Il y a quelques années, cet Australien de 63 ans a reçu un diagnostic irrémédiable: il est atteint de la maladie de Charcot, une maladie neurodégénérative qui entraîne une paralysie progressive des muscles respiratoires, du tronc, des bras et des jambes.

La maladie ne le tuera pas directement, souligne sa femme, Carolyn Gorham, car il est atteint d'une forme extrêmement rare de cette pathologie.

"Donc il se peut qu'il vive encore 20 ans. Son cerveau fonctionne très bien, mais sans pouvoir ne serait-ce que se gratter le nez", dit-elle.

Grâce au "stentrode", un implant cérébral que l'entreprise américaine Synchron teste avec des patients depuis deux ans, Rodney Gorham espère pouvoir continuer encore longtemps à consulter internet, regarder des vidéos, envoyer des messages ou encore jouer à des jeux vidéo.

Sans cette technologie de pointe, la vie de cet ancien représentant commercial, amateur de voitures de sport et de voyages, "serait l'enfer sur Terre. De la torture pure et simple", résume son épouse.

Le stentrode est une endoprothèse vasculaire de huit millimètres de diamètre, insérée dans le cerveau par le biais de la veine jugulaire, pour détecter l'activité neuronale. Il est relié à un petit boîtier, récepteur et émetteur, situé sous la peau, au niveau de la poitrine.

- "Demi-seconde" -

Pour l'instant, un autre boîtier est scotché sur sa peau, couplé à un petit serveur. Synchron espère obtenir l'accord des autorités sanitaires dès l'année prochaine pour commercialiser le produit final, sans fil ni appareil externes.

Les essais cliniques sont concluants mais la start-up a encore beaucoup de travail, notamment pour établir un langage universel de commandes informatiques par la pensée.

Pour cliquer, "les patients doivent penser à bouger une partie de leur corps, comme taper dans un ballon ou fermer le poing (...) Mais pour les mêmes mouvements, chacun mobilise son cerveau un peu différemment", explique Tom Oxley, le fondateur de Synchron.

"Le défi pour nous est maintenant de standardiser un système qui marchera pour des millions de personnes et pas seulement un patient", ajoute-t-il depuis son bureau new-yorkais.

Dans sa maison à Melbourne, Rodney Gorham répond à une question d'un journaliste de l'AFP, qui lui demande combien de temps il lui a fallu pour parvenir à "taper" des messages aussi rapidement.

"Pas longtemps du tout parce j'ai des connaissances en informatique", répond-il en 45 secondes.

Quand il se prête aux exercices nécessaires pour perfectionner le logiciel, c'est bien sa pensée qui contrôle les commandes informatiques, même si sur la table, sa main se déplace encore légèrement sur une souris imaginaire -- une mobilité qu'il finira par perdre.

"Il y a deux ans, le signal était assez lent", se souvient Zafar Faraz, un ingénieur de Synchron, assis à côté du patient. "Il pensait à cliquer, et il se passait environ deux secondes et demie avant que le clic n'ait lieu. Maintenant c'est une demi-seconde".

- "Astronautes" -

Les efforts patients de Rodney ont contribué de façon "monumentale" à améliorer le système, souligne-t-il encore. "Je ne crois pas qu'on en serait là s'il ne s'était pas courageusement porté volontaire pour être un pionnier de cette technologie".

"Les familles des patients les comparent à des astronautes, comme le premier pas sur la lune, le premier clic via le cerveau hors laboratoire (...) Il y a beaucoup de fierté", remarque le docteur David Putrino, qui supervise les essais cliniques aux Etats-Unis.

Il fait attention à ne pas susciter de faux espoirs. "Nous sélectionnons des patients qui espèrent faire avancer la science pour les autres plus que pour eux-mêmes", note-t-il.

Pour ce médecin, mettre au point des implants comme le stentrode est une question d'humanité mais aussi de santé physique.

Car la maladie de Charcot limite drastiquement les interactions sociales. Pour les malades, "le monde se rétrécit, l'isolation s'installe. Et des études récentes montrent que la solitude a les mêmes effets sur la santé que de fumer 17 cigarettes par jour", insiste-t-il.

Cette technologie est encore loin de rétablir de véritables conversations, constate Carolyn Gorham.

Mais elle donne à son mari "un minimum d'indépendance".

"Il peut regarder du porno s'il veut. Non pas qu'il aime le porno, mais ce n'est pas la question, il peut aller sur n'importe quel site sans avoir à demander à quelqu'un", détaille-t-elle. "Et cette liberté, c'est formidable".

A.Sun--ThChM