The China Mail - Rodney Gorham, pionnier de la communication cerveau-machines

USD -
AED 3.67315
AFN 63.00003
ALL 83.250363
AMD 377.359962
ANG 1.790083
AOA 916.999886
ARS 1367.988201
AUD 1.451368
AWG 1.8025
AZN 1.699565
BAM 1.695925
BBD 2.012738
BDT 122.6148
BGN 1.709309
BHD 0.37811
BIF 2970
BMD 1
BND 1.284247
BOB 6.920712
BRL 5.246899
BSD 0.999302
BTN 94.168452
BWP 13.739161
BYN 3.001028
BYR 19600
BZD 2.009859
CAD 1.385305
CDF 2285.495715
CHF 0.794982
CLF 0.023481
CLP 927.169942
CNY 6.90915
CNH 6.921097
COP 3687.54
CRC 463.31745
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.874996
CZK 21.258196
DJF 177.72012
DKK 6.48015
DOP 59.502097
DZD 133.041615
EGP 52.740899
ERN 15
ETB 157.149919
EUR 0.867301
FJD 2.250498
FKP 0.747836
GBP 0.750455
GEL 2.695052
GGP 0.747836
GHS 10.960345
GIP 0.747836
GMD 73.489851
GNF 8777.503027
GTQ 7.644781
GYD 209.069506
HKD 7.82573
HNL 26.519919
HRK 6.535902
HTG 130.870053
HUF 336.810126
IDR 16922
ILS 3.124098
IMP 0.747836
INR 94.18195
IQD 1310
IRR 1313299.999839
ISK 124.319947
JEP 0.747836
JMD 157.053853
JOD 0.709004
JPY 159.74101
KES 129.896773
KGS 87.450296
KHR 4014.999919
KMF 427.000262
KPW 900.057798
KRW 1508.260249
KWD 0.30721
KYD 0.832809
KZT 481.430095
LAK 21737.478349
LBP 89549.999826
LKR 314.289307
LRD 183.69759
LSL 17.049441
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.379876
MAD 9.33971
MDL 17.552896
MGA 4175.000202
MKD 53.472295
MMK 2099.983779
MNT 3583.827699
MOP 8.05281
MRU 40.109644
MUR 46.619727
MVR 15.459807
MWK 1735.999621
MXN 17.8445
MYR 3.994
MZN 63.910018
NAD 17.049938
NGN 1386.510643
NIO 36.720013
NOK 9.69139
NPR 150.669869
NZD 1.736395
OMR 0.384487
PAB 0.999298
PEN 3.4595
PGK 4.3095
PHP 60.232975
PKR 279.250161
PLN 3.71015
PYG 6540.378863
QAR 3.656504
RON 4.420301
RSD 101.858036
RUB 81.37321
RWF 1460
SAR 3.752011
SBD 8.041975
SCR 13.873228
SDG 600.999872
SEK 9.44017
SGD 1.285635
SHP 0.750259
SLE 24.549957
SLL 20969.510825
SOS 571.498421
SRD 37.562002
STD 20697.981008
STN 21.35
SVC 8.74425
SYP 111.44287
SZL 17.049868
THB 32.990307
TJS 9.563521
TMT 3.51
TND 2.923497
TOP 2.40776
TRY 44.3593
TTD 6.782836
TWD 31.988805
TZS 2574.999535
UAH 43.849933
UGX 3717.449554
UYU 40.512476
UZS 12190.000228
VES 466.018145
VND 26351
VUV 119.023334
WST 2.74953
XAF 568.80967
XAG 0.014809
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.80106
XDR 0.705441
XOF 566.504144
XPF 103.706186
YER 238.650424
ZAR 17.131555
ZMK 9001.207104
ZMW 18.762411
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.3900

    970.78

    -1.26%

  • BEL20

    -46.9900

    5006.12

    -0.93%

  • PX1

    -76.8900

    7769.31

    -0.98%

  • ISEQ

    -336.2700

    12026.59

    -2.72%

  • OSEBX

    7.9200

    1988.05

    +0.4%

  • PSI20

    -17.1300

    8997.09

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -3.6200

    3621.06

    -0.1%

  • N150

    -14.9700

    3822.84

    -0.39%

Rodney Gorham, pionnier de la communication cerveau-machines
Rodney Gorham, pionnier de la communication cerveau-machines / Photo: © AFP

Rodney Gorham, pionnier de la communication cerveau-machines

"J'espère que cela va améliorer la vie d'autres personnes", déclare Rodney Gorham, au sujet de l'implant cérébral qui a déjà changé sa vie, dans un message qu'il compose à l'écran, sélectionnant les lettres avec ses yeux et cliquant sur les mots par la pensée.

Taille du texte:

Il y a quelques années, cet Australien de 63 ans a reçu un diagnostic irrémédiable: il est atteint de la maladie de Charcot, une maladie neurodégénérative qui entraîne une paralysie progressive des muscles respiratoires, du tronc, des bras et des jambes.

La maladie ne le tuera pas directement, souligne sa femme, Carolyn Gorham, car il est atteint d'une forme extrêmement rare de cette pathologie.

"Donc il se peut qu'il vive encore 20 ans. Son cerveau fonctionne très bien, mais sans pouvoir ne serait-ce que se gratter le nez", dit-elle.

Grâce au "stentrode", un implant cérébral que l'entreprise américaine Synchron teste avec des patients depuis deux ans, Rodney Gorham espère pouvoir continuer encore longtemps à consulter internet, regarder des vidéos, envoyer des messages ou encore jouer à des jeux vidéo.

Sans cette technologie de pointe, la vie de cet ancien représentant commercial, amateur de voitures de sport et de voyages, "serait l'enfer sur Terre. De la torture pure et simple", résume son épouse.

Le stentrode est une endoprothèse vasculaire de huit millimètres de diamètre, insérée dans le cerveau par le biais de la veine jugulaire, pour détecter l'activité neuronale. Il est relié à un petit boîtier, récepteur et émetteur, situé sous la peau, au niveau de la poitrine.

- "Demi-seconde" -

Pour l'instant, un autre boîtier est scotché sur sa peau, couplé à un petit serveur. Synchron espère obtenir l'accord des autorités sanitaires dès l'année prochaine pour commercialiser le produit final, sans fil ni appareil externes.

Les essais cliniques sont concluants mais la start-up a encore beaucoup de travail, notamment pour établir un langage universel de commandes informatiques par la pensée.

Pour cliquer, "les patients doivent penser à bouger une partie de leur corps, comme taper dans un ballon ou fermer le poing (...) Mais pour les mêmes mouvements, chacun mobilise son cerveau un peu différemment", explique Tom Oxley, le fondateur de Synchron.

"Le défi pour nous est maintenant de standardiser un système qui marchera pour des millions de personnes et pas seulement un patient", ajoute-t-il depuis son bureau new-yorkais.

Dans sa maison à Melbourne, Rodney Gorham répond à une question d'un journaliste de l'AFP, qui lui demande combien de temps il lui a fallu pour parvenir à "taper" des messages aussi rapidement.

"Pas longtemps du tout parce j'ai des connaissances en informatique", répond-il en 45 secondes.

Quand il se prête aux exercices nécessaires pour perfectionner le logiciel, c'est bien sa pensée qui contrôle les commandes informatiques, même si sur la table, sa main se déplace encore légèrement sur une souris imaginaire -- une mobilité qu'il finira par perdre.

"Il y a deux ans, le signal était assez lent", se souvient Zafar Faraz, un ingénieur de Synchron, assis à côté du patient. "Il pensait à cliquer, et il se passait environ deux secondes et demie avant que le clic n'ait lieu. Maintenant c'est une demi-seconde".

- "Astronautes" -

Les efforts patients de Rodney ont contribué de façon "monumentale" à améliorer le système, souligne-t-il encore. "Je ne crois pas qu'on en serait là s'il ne s'était pas courageusement porté volontaire pour être un pionnier de cette technologie".

"Les familles des patients les comparent à des astronautes, comme le premier pas sur la lune, le premier clic via le cerveau hors laboratoire (...) Il y a beaucoup de fierté", remarque le docteur David Putrino, qui supervise les essais cliniques aux Etats-Unis.

Il fait attention à ne pas susciter de faux espoirs. "Nous sélectionnons des patients qui espèrent faire avancer la science pour les autres plus que pour eux-mêmes", note-t-il.

Pour ce médecin, mettre au point des implants comme le stentrode est une question d'humanité mais aussi de santé physique.

Car la maladie de Charcot limite drastiquement les interactions sociales. Pour les malades, "le monde se rétrécit, l'isolation s'installe. Et des études récentes montrent que la solitude a les mêmes effets sur la santé que de fumer 17 cigarettes par jour", insiste-t-il.

Cette technologie est encore loin de rétablir de véritables conversations, constate Carolyn Gorham.

Mais elle donne à son mari "un minimum d'indépendance".

"Il peut regarder du porno s'il veut. Non pas qu'il aime le porno, mais ce n'est pas la question, il peut aller sur n'importe quel site sans avoir à demander à quelqu'un", détaille-t-elle. "Et cette liberté, c'est formidable".

A.Sun--ThChM