The China Mail - Nastya, la "fée ukrainienne de l'avortement" qui vient en aide aux réfugiées en Pologne

USD -
AED 3.672504
AFN 64.000368
ALL 82.087167
AMD 368.450607
ANG 1.790403
AOA 918.000367
ARS 1428.330353
AUD 1.418842
AWG 1.801525
AZN 1.70397
BAM 1.689603
BBD 2.013822
BDT 122.983888
BGN 1.69088
BHD 0.37683
BIF 2970.152477
BMD 1
BND 1.283746
BOB 6.909421
BRL 5.061504
BSD 0.99987
BTN 95.052482
BWP 13.460326
BYN 2.766446
BYR 19600
BZD 2.010971
CAD 1.39945
CDF 2295.000362
CHF 0.799521
CLF 0.022916
CLP 904.902596
CNY 6.771504
CNH 6.76346
COP 3492.894475
CRC 454.839964
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.257224
CZK 20.874704
DJF 178.057103
DKK 6.461104
DOP 58.710207
DZD 133.120816
EGP 51.846573
ERN 15
ETB 157.556391
EUR 0.863904
FJD 2.215904
FKP 0.745885
GBP 0.748195
GEL 2.65504
GGP 0.745885
GHS 11.098441
GIP 0.745885
GMD 73.000355
GNF 8759.016889
GTQ 7.622133
GYD 209.191828
HKD 7.83605
HNL 26.736642
HRK 6.513804
HTG 130.733014
HUF 304.250388
IDR 17779.3
ILS 2.92082
IMP 0.745885
INR 95.110504
IQD 1309.835428
IRR 1375877.503816
ISK 124.650386
JEP 0.745885
JMD 158.489914
JOD 0.70904
JPY 160.22504
KES 129.480368
KGS 87.450384
KHR 4017.105093
KMF 426.00035
KPW 900.00035
KRW 1518.020383
KWD 0.30848
KYD 0.833312
KZT 488.937843
LAK 22017.191482
LBP 89543.518639
LKR 335.207982
LRD 181.97918
LSL 16.286467
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.372943
MAD 9.260766
MDL 17.462745
MGA 4172.605935
MKD 53.254719
MMK 2098.945404
MNT 3577.889929
MOP 8.070062
MRU 39.65617
MUR 47.250378
MVR 15.460378
MWK 1733.834392
MXN 17.222904
MYR 4.057604
MZN 63.903729
NAD 16.286467
NGN 1360.503725
NIO 36.793227
NOK 9.513504
NPR 152.084143
NZD 1.715119
OMR 0.384251
PAB 0.99987
PEN 3.400458
PGK 4.378213
PHP 60.771038
PKR 278.191957
PLN 3.66995
PYG 6122.413719
QAR 3.65522
RON 4.526104
RSD 101.386549
RUB 72.4589
RWF 1468.359898
SAR 3.753804
SBD 8.045573
SCR 14.065224
SDG 600.503676
SEK 9.47869
SGD 1.284504
SHP 0.746601
SLE 24.650371
SLL 20969.503664
SOS 571.465595
SRD 37.509504
STD 20697.981008
STN 21.165392
SVC 8.74865
SYP 110.532098
SZL 16.273163
THB 32.873038
TJS 9.318906
TMT 3.51
TND 2.933437
TOP 2.40776
TRY 46.232504
TTD 6.791931
TWD 31.621504
TZS 2624.681439
UAH 44.803507
UGX 3749.298086
UYU 40.387024
UZS 11975.292644
VES 581.95784
VND 26310
VUV 118.173796
WST 2.743491
XAF 566.677033
XAG 0.014699
XAU 0.000237
XCD 2.70255
XCG 1.801996
XDR 0.704764
XOF 566.677033
XPF 103.027947
YER 238.603589
ZAR 16.31128
ZMK 9001.203584
ZMW 17.467928
ZWL 321.999592
  • AEX

    18.0700

    1081.18

    +1.7%

  • BEL20

    90.3500

    5737.19

    +1.6%

  • PX1

    150.0700

    8350.87

    +1.83%

  • ISEQ

    304.6100

    13491.29

    +2.31%

  • OSEBX

    -6.6100

    1995.22

    -0.33%

  • PSI20

    68.5900

    9093.82

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    45.9400

    4299.68

    +1.08%

  • N150

    56.8400

    4266.89

    +1.35%

Nastya, la "fée ukrainienne de l'avortement" qui vient en aide aux réfugiées en Pologne
Nastya, la "fée ukrainienne de l'avortement" qui vient en aide aux réfugiées en Pologne / Photo: © AFP

Nastya, la "fée ukrainienne de l'avortement" qui vient en aide aux réfugiées en Pologne

Victime d'une tentative de viol en Pologne, où elle était venue étudier il y a dix ans, Nastya Podorojnya vient aujourd'hui en aide aux réfugiées, notamment lorsque ces femmes en détresse sont confrontées à une grossesse non voulue.

Taille du texte:

Elle-même se décrit sur le réseau social Instagram comme la "fée ukrainienne de l'avortement en Pologne", pays où l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est quasiment interdite.

Arrivée en Pologne en 2014, Nastya Podorojnya fut victime d'une agression sexuelle et dut, face à un tribunal, répondre à une série de questions détaillées, certaines portant même sur ses notes d'écolière...

"J'ai découvert à quel point il était difficile pour une immigrée de parler de son vécu dans une langue étrangère", déclare à l'AFP la jeune Ukrainienne de 26 ans.

Début 2022, lorsque la Russie lance son offensive sur son pays, Nastya décide de lancer un canal sur le réseau Telegram pour soutenir les femmes fuyant la guerre.

Baptisée "Martynka", le prénom de sa nièce, cette ligne d'assistance propose son aide pour des traductions, les démarches pour obtenir le droit de séjour en Pologne ou pour un soutien psychologique. "Martynka est ton amie en Pologne. Si tu n'as personne ici, Martynka est toujours là", résume Nastya.

- "Leur cauchemar continue" -

La Pologne a accueilli environ 1,2 million de réfugiés ukrainiens, principalement des femmes, selon les statistiques locales.

Pays de tradition catholique, il disposait déjà de l'une des lois les plus restrictives d'Europe en matière d'avortement lorsque la Cour constitutionnelle s'est rangée l'an passé du côté du gouvernement populiste -nationaliste en déclarant les interruptions de grossesse pour malformation fœtale "inconstitutionnelles".

Les médecins ne peuvent interrompre une grossesse qu'en cas de viol ou d'inceste, ou lorsque la vie ou la santé de la mère est en jeu, contrairement à l'Ukraine où l'IVG est autorisée jusqu'à la 12 semaine de grossesse.

Pour de nombreuses femmes fuyant la guerre, cette loi est une souffrance qui vient s'ajouter aux autres.

"Très souvent, elles se disent stupéfaites, choquées, elles ont du mal à y croire (...) Elles n'ont pas l'habitude de voir leurs droits en matière de procréation restreints", raconte à l'AFP Niko Doroshenko, activiste de Martynka.

La jeune personne de 26 ans explique avoir aussi reçu des appels de la part de victimes de crimes de guerre.

"Certaines femmes ont fui les territoires annexés et racontent diverses histoires derrière leurs grossesses. Elles pensent arriver dans un pays sûr, qu'elles ont fui le cauchemar, mais leur cauchemar continue", poursuit Niko.

A ces femmes en détresse, Martynka offre une assistance, dans les limites de la loi.

"Nous ne participons pas aux avortements. Nous fournissons l'information sur les avortements légaux et sûrs, ou nous mettons les femmes en contact avec des organisations qui aident à pratiquer ce genre d'avortements".

"Informer n'est pas illégal en Pologne" et c'est souvent l'information qui est la plus précieuse, souligne Nastya Podorojnya, qui assure que Martynka est "la première organisation ukrainienne à diffuser des informations sur l'avortement sans risques en Pologne".

Son chatbot (programme de messagerie électronique) est actuellement géré par sept activistes, dont certains basés à Berlin et à Kiev. Depuis mars 2022, ils ont répondu à plus de mille appels.

- "La police pourrait venir..." -

Mais les appels ne concernent pas seulement l'avortement, les femmes souffrant de traumatismes de guerre ou victimes de trafic d'êtres humains étant nombreuses à se confier.

Il arrive qu'"une réfugiée entame une relation avec un homme, en tombe amoureuse et emménage avec lui. Puis, la drogue entre en jeu, et l'homme force sa victime intoxiquée à avoir des rapports sexuels avec d'autres hommes", explique Nastya.

Il y a aussi les victimes de violences domestiques, précise-t-elle, citant le cas récent d'une jeune Ukrainienne en grossesse avancée qui avait subi "d'horribles violences", raconte-t-elle pudiquement.

La jeune femme n'était pas considérée comme réfugiée car elle n'était pas venue en Pologne directement d'Ukraine, condition pour bénéficier du droit aux soins de santé gratuits.

Avec l'aide d'avocats, Martynka lui a permis de retraverser la frontière pour remplir les conditions requises. Elle a accouché depuis.

"Martynka est surtout associée à l'aide à l'avortement (...) mais nous sommes pour le choix libre et nous soutenons les mères de tout cœur", assure Nastya.

En Pologne, les organisations pro-choix ont une vie difficile. En mars, une militante a été reconnue coupable d'avoir fourni des pilules abortives à une femme enceinte et condamnée à des travaux d'intérêt général.

"Nous savons ce qui lui est arrivé", reconnaît Nastya. "Et parfois, quand je ferme la porte, je pense qu'un jour la police pourrait venir frapper..."

L.Kwan--ThChM