The China Mail - Scandale de corruption en Espagne: la droite durcit ses coups contre Pedro Sánchez

USD -
AED 3.672504
AFN 64.000368
ALL 82.087167
AMD 368.450607
ANG 1.790403
AOA 918.000367
ARS 1428.330353
AUD 1.418842
AWG 1.801525
AZN 1.70397
BAM 1.689603
BBD 2.013822
BDT 122.983888
BGN 1.69088
BHD 0.37683
BIF 2970.152477
BMD 1
BND 1.283746
BOB 6.909421
BRL 5.061504
BSD 0.99987
BTN 95.052482
BWP 13.460326
BYN 2.766446
BYR 19600
BZD 2.010971
CAD 1.39945
CDF 2295.000362
CHF 0.796927
CLF 0.022916
CLP 904.902596
CNY 6.771504
CNH 6.76346
COP 3492.894475
CRC 454.839964
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.257224
CZK 20.874704
DJF 178.057103
DKK 6.461104
DOP 58.710207
DZD 133.120816
EGP 51.846573
ERN 15
ETB 157.556391
EUR 0.863904
FJD 2.215904
FKP 0.745521
GBP 0.745768
GEL 2.65504
GGP 0.745521
GHS 11.098441
GIP 0.745521
GMD 73.000355
GNF 8759.016889
GTQ 7.622133
GYD 209.191828
HKD 7.83605
HNL 26.736642
HRK 6.513804
HTG 130.733014
HUF 304.250388
IDR 17779.3
ILS 2.92082
IMP 0.745521
INR 95.110504
IQD 1309.835428
IRR 1375877.503816
ISK 124.650386
JEP 0.745521
JMD 158.489914
JOD 0.70904
JPY 160.22904
KES 129.480368
KGS 87.450384
KHR 4017.105093
KMF 426.00035
KPW 900.00035
KRW 1518.230383
KWD 0.30848
KYD 0.833312
KZT 488.937843
LAK 22017.191482
LBP 89543.518639
LKR 335.207982
LRD 181.97918
LSL 16.286467
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.372943
MAD 9.260766
MDL 17.462745
MGA 4172.605935
MKD 53.254719
MMK 2099.254457
MNT 3578.100965
MOP 8.070062
MRU 39.65617
MUR 47.250378
MVR 15.460378
MWK 1733.834392
MXN 17.222904
MYR 4.057604
MZN 63.903729
NAD 16.286467
NGN 1360.503725
NIO 36.793227
NOK 9.513504
NPR 152.084143
NZD 1.714972
OMR 0.384251
PAB 0.99987
PEN 3.400458
PGK 4.378213
PHP 60.771038
PKR 278.191957
PLN 3.66995
PYG 6122.413719
QAR 3.65522
RON 4.526104
RSD 101.386549
RUB 72.4589
RWF 1468.359898
SAR 3.753804
SBD 8.045573
SCR 14.065224
SDG 600.503676
SEK 9.47869
SGD 1.284504
SHP 0.746601
SLE 24.650371
SLL 20969.503664
SOS 571.465595
SRD 37.509504
STD 20697.981008
STN 21.165392
SVC 8.74865
SYP 110.532098
SZL 16.273163
THB 32.873038
TJS 9.318906
TMT 3.51
TND 2.933437
TOP 2.40776
TRY 46.232504
TTD 6.791931
TWD 31.621504
TZS 2624.681439
UAH 44.803507
UGX 3749.298086
UYU 40.387024
UZS 11975.292644
VES 581.95784
VND 26310
VUV 119.415431
WST 2.743477
XAF 566.677033
XAG 0.014699
XAU 0.000237
XCD 2.70255
XCG 1.801996
XDR 0.704764
XOF 566.677033
XPF 103.027947
YER 238.603589
ZAR 16.313845
ZMK 9001.203584
ZMW 17.467928
ZWL 321.999592
  • AEX

    18.0700

    1081.18

    +1.7%

  • BEL20

    90.3500

    5737.19

    +1.6%

  • PX1

    150.0700

    8350.87

    +1.83%

  • ISEQ

    304.6100

    13491.29

    +2.31%

  • OSEBX

    -6.6100

    1995.22

    -0.33%

  • PSI20

    68.5900

    9093.82

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    45.9400

    4299.68

    +1.08%

  • N150

    56.8400

    4266.89

    +1.35%

Scandale de corruption en Espagne: la droite durcit ses coups contre Pedro Sánchez
Scandale de corruption en Espagne: la droite durcit ses coups contre Pedro Sánchez / Photo: © AFP

Scandale de corruption en Espagne: la droite durcit ses coups contre Pedro Sánchez

Le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sánchez est chaque jour de plus en plus empêtré dans une affaire de corruption autour de contrats pour l'achat de masques durant la pandémie de Covid-19.

Taille du texte:

La présidente du Congrès des Députés, troisième personnage de l'Etat, la socialiste Francina Armengol, dont l'opposition de droite demande la démission, a dû se présenter mardi devant la presse pour clamer son innocence.

Tout a commencé le 21 février avec l'arrestation de Koldo García Izaguirre, homme de confiance d'un ancien ministre des Transports socialiste qui fut aussi jusqu'en 2021 un proche de Pedro Sánchez, José Luis Ábalos.

M. García est soupçonné d'être au cœur d'une escroquerie ayant permis à une petite société jusqu'alors inconnue d'obtenir entre mars et juin 2020 - au plus fort de la pandémie - des contrats d'une valeur de 53 millions d'euros pour fournir des masques à diverses administrations. Ces contrats auraient dégagé des commissions illégales d'au moins 9,5 millions d'euros.

Depuis son arrestation, les journaux - surtout ceux de droite - se repaissent quotidiennement de cette affaire baptisée "la combine Koldo" ou plus simplement "l'affaire Koldo".

Pour le gouvernement, chaque jour livre son lot de mauvaises nouvelles, le plaçant sur la défensive face aux accusations de plus en plus violentes de la droite.

Dans un premier temps, le Parti socialiste a expulsé M. Ábalos, qui refusait de démissionner en affirmant qu'il n'avait rien à se reprocher et qu'aucune charge ne pesait sur lui.

- "Vous l'avez couvert!" -

Depuis, on a appris que le juge chargé de l'enquête considérait que M. Ábalos avait joué un rôle d'"intermédiaire" dans cette combine.

Le Parti populaire (PP, droite), première formation d'opposition, a souligné que M. Sánchez avait remplacé M. Ábalos lors d'un remaniement en juillet 2021, affirmant que cette mise à l'écart confirmait que le Premier ministre était au courant de l'affaire et avait voulu écarter un ministre gênant.

"Vous étiez au courant et vous l'avez couvert!", a ainsi lancé la semaine dernière à M. Sánchez le dirigeant du PP, Alberto Núñez Feijóo, sans toutefois apporter de preuve.

Depuis lors, le PP exploite deux autres pistes ouvertes par l'enquête. Elles concernent deux des contrats obtenus en 2020 lors de la pandémie par cette petite société au cœur du scandale.

Ces contrats avaient été conclus par deux des 17 régions autonomes du pays, alors gouvernées par les socialistes: les îles Canaries (pour un montant de 12,2 millions d'euros) et l'archipel des Baléares (pour un montant de 3,7 millions d'euros).

Le chef du gouvernement canarien de l'époque, Ángel Víctor Torres, se trouve être depuis novembre ministre de la Politique territoriale.

Dans le cas des Baléares, le gouvernement régional était alors dirigé par Mme Armengol, élue en août présidente du Congrès des députés.

- "Lignes rouges" -

Le PP demande comment le gouvernement des Baléares a pu passer un contrat d'un tel montant à une société que personne ne connaissait et qui, de plus, a livré des masques ne correspondant pas à ceux qui avaient été payés.

Lundi, le PP a officiellement demandé la démission de Mme Armengol.

"Jamais, jamais de ma vie je n'ai donné d'instruction à aucun de mes gouvernements pour qu'il signe un contrat avec une entreprise ou une autre", a affirmé cette dernière mardi à la presse, accusant le PP de "franchir toutes les lignes rouges".

Ses propos n'ont pas suffi à mettre fin aux attaques du PP, dont le porte-parole, Miguel Tellado, l'a de nouveau exhortée à "renoncer à son poste dès que possible".

En outre, le parquet de l'Union européenne a annoncé lundi qu'il enquêterait sur ces deux contrats conclus par les Baléares et les Canaries, dans la mesure où les masques auraient été achetés avec de l'argent provenant de fonds européens.

Une première tête pourrait tomber mercredi, selon les médias espagnols: celle du secrétaire général de l'entité publique qui gère les ports, Álvaro Sánchez Manzanares, qui avait passé commande de huit millions de masques pour vingt millions d'euros à la société au centre de l'affaire Koldo.

L'affaire est d'autant plus délicate pour M. Sánchez qu'il est arrivé au pouvoir en 2018 après la chute d'un gouvernement de droite dans une énorme affaire de corruption, et qu'il a fait de l'intégrité et de la transparence son cheval de bataille.

F.Jackson--ThChM