The China Mail - A Bruxelles, Lucie Durocher, fille d'agriculteur chasseuse de fonds

USD -
AED 3.672503
AFN 63.498714
ALL 83.099858
AMD 378.311305
ANG 1.790083
AOA 917.000138
ARS 1376.750099
AUD 1.439408
AWG 1.80225
AZN 1.690697
BAM 1.69121
BBD 2.021203
BDT 123.152752
BGN 1.709309
BHD 0.37752
BIF 2980.6865
BMD 1
BND 1.282811
BOB 6.934122
BRL 5.226953
BSD 1.003511
BTN 94.391913
BWP 13.675591
BYN 2.974214
BYR 19600
BZD 2.018349
CAD 1.38221
CDF 2280.000119
CHF 0.792215
CLF 0.023243
CLP 917.760265
CNY 6.901497
CNH 6.90703
COP 3701.35
CRC 466.602389
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.347419
CZK 21.176402
DJF 178.70438
DKK 6.46377
DOP 60.504391
DZD 132.664007
EGP 52.564199
ERN 15
ETB 156.694439
EUR 0.8651
FJD 2.24825
FKP 0.747226
GBP 0.748645
GEL 2.694975
GGP 0.747226
GHS 10.97146
GIP 0.747226
GMD 73.49854
GNF 8795.921985
GTQ 7.680368
GYD 209.951965
HKD 7.81838
HNL 26.573681
HRK 6.517299
HTG 131.592942
HUF 335.227981
IDR 16902
ILS 3.120701
IMP 0.747226
INR 94.13255
IQD 1314.718815
IRR 1313149.999638
ISK 123.904939
JEP 0.747226
JMD 158.070639
JOD 0.709007
JPY 159.45496
KES 129.699815
KGS 87.449202
KHR 4024.402371
KMF 427.000312
KPW 900.014346
KRW 1506.959662
KWD 0.30709
KYD 0.83627
KZT 484.190774
LAK 21636.228425
LBP 89732.015462
LKR 315.615164
LRD 184.148973
LSL 16.90412
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398976
MAD 9.352461
MDL 17.546954
MGA 4182.664038
MKD 53.319088
MMK 2100.167588
MNT 3569.46809
MOP 8.081059
MRU 39.984608
MUR 46.630048
MVR 15.449872
MWK 1740.168102
MXN 17.784604
MYR 3.99501
MZN 63.901522
NAD 16.904046
NGN 1384.389889
NIO 36.93215
NOK 9.69555
NPR 151.028367
NZD 1.724865
OMR 0.384494
PAB 1.003502
PEN 3.470204
PGK 4.335701
PHP 60.253971
PKR 280.088894
PLN 3.70405
PYG 6529.521635
QAR 3.659719
RON 4.407901
RSD 101.614969
RUB 80.993399
RWF 1465.35287
SAR 3.7514
SBD 8.042037
SCR 14.356603
SDG 601.000336
SEK 9.35219
SGD 1.282905
SHP 0.750259
SLE 24.550058
SLL 20969.510825
SOS 573.481661
SRD 37.340501
STD 20697.981008
STN 21.185616
SVC 8.781222
SYP 110.948257
SZL 16.913113
THB 32.82303
TJS 9.608761
TMT 3.5
TND 2.944775
TOP 2.40776
TRY 44.366701
TTD 6.823498
TWD 31.966598
TZS 2575.058978
UAH 44.060825
UGX 3713.071412
UYU 40.624149
UZS 12239.233167
VES 462.09036
VND 26337
VUV 119.508072
WST 2.738201
XAF 567.218502
XAG 0.014331
XAU 0.000225
XCD 2.70255
XCG 1.808646
XDR 0.705441
XOF 567.223406
XPF 103.126392
YER 238.649868
ZAR 17.032805
ZMK 9001.200789
ZMW 18.791291
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

A Bruxelles, Lucie Durocher, fille d'agriculteur chasseuse de fonds
A Bruxelles, Lucie Durocher, fille d'agriculteur chasseuse de fonds / Photo: © AFP

A Bruxelles, Lucie Durocher, fille d'agriculteur chasseuse de fonds

Fille d'un agriculteur et d'une comptable, quadrilingue, Lucie Durocher incarne le visage de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur dans le coeur bruxellois de l'Europe. Son rôle? Chasser les fonds permettant à des étudiants-infirmiers une expérience à l'étranger ou à l'économie locale de se développer.

Taille du texte:

A l'approche des élections européennes, du 6 au 9 juin selon les pays, cette Française de 34 ans, qui maîtrise l'anglais, l'espagnol et l'italien et commence à étudier le néerlandais, aimerait que ses concitoyens réalisent à quel point l'Union européenne (UE) "apporte des choses positives dans le quotidien".

Elle est peut-être une des mieux placées pour en attester, elle qui contribue comme cheffe de la délégation Provence-Alpes Côte d'Azur à Bruxelles à aider universités, entreprises, étudiants ou communes à obtenir de l'argent européen pour réaliser rêves et projets.

Sur le papier rien ne la prédestinait à oeuvrer au côté d'Européens de 27 pays. "Mon père avait une exploitation laitière et ma mère était comptable dans une agence de voyage", à Combourtillé, village breton de 600 habitants, "un univers assez différent de celui que je côtoie aujourd'hui".

Mais dans la famille, les grands-parents voient l'Europe positivement et les parents suivent l'actualité, sensibles à la situation dans d'autres pays.

Son premier souvenir d'Europe, "c'est peut-être bateau, mais c'est le programme Erasmus" qui permet à des milliers d'étudiants de passer un semestre ou une année dans un autre pays européen.

En Espagne, elle rencontre des gens "de tout un tas de nationalités, le côté magique d'Erasmus", dont un Italien qui sera son compagnon plusieurs années.

- Parler l'Européen -

Diplômée d'un master en affaires européennes à l'école de Sciences politiques de Rennes, elle travaille sur des dossiers européens pour le Centre national de recherche scientifique (CNRS) français, avant de rejoindre la délégation Provence-Alpes-Côte d'Azur à Bruxelles.

Le président de cette région de cinq millions d'habitants, Renaud Muselier, qui rappelle que "l'Europe a apporté la paix sur un continent où l'on s'est massacré durant des décennies", a toujours affiché sa volonté d'attirer un maximum d'argent de l'UE sur son territoire.

"Je ne parle pas l'Européen alors je m'entoure d'experts", s'amuse-t-il.

Lucie Durocher et son équipe - cinq chargés de mission au total - repèrent règlements et directives en discussion et alertent en cas de conséquence négative pour la région afin que des modifications puissent être apportées.

Quand des producteurs de lavande de Provence se sont inquiétés de voir leurs huiles essentielles pénalisées par une nouvelle règlementation, ils ont ainsi relayé leurs préoccupations. Un amendement a permis de résoudre le problème.

Ils mènent aussi une chasse aux fonds mis à disposition via des appels à projets ouverts aux 242 régions européennes. Ce "sont des entrées financières très importantes", par exemple 130 millions d'euros déjà au bénéfice d'universités de la région pour la recherche et l'innovation avec le programme Horizon Europe, souligne-t-elle.

Elle aide aussi associations, entreprises ou mairies "à comprendre les attentes de la Commission européenne. On a un rôle de traducteur, de facilitateur" pour le montage des dossiers, souvent complexes, explique-t-elle.

Et s'enorgueillit d'avoir défendu un projet régional qui permet aujourd'hui à des étudiants-infirmiers de bénéficier d'une bourse pour une expérience à l'étranger.

- Connaître et comprendre -

Sophie Gottardi, étudiante à l'Institut des soins infirmiers (Ifsi) de Martigues, petite ville à l'ouest de Marseille, a effectué un stage de deux mois en Belgique dans un service accueillant des adolescents atteints de troubles psychiatriques.

"J'ai pu devenir beaucoup plus autonome", avoir "une ouverture sur le monde. Ca aide aussi à gagner confiance en soi parce qu'on développe des ressources que parfois on n'imagine pas", raconte-t-elle à l'AFP.

"Sans la bourse, je n'aurais pas pu partir", poursuit-elle, avouant n'avoir jamais réalisé que derrière cette opportunité se cachent des personnes, comme Lucie, occupées à traquer fonds et projets.

Lucie et ses collègues ne sont pas qu'en concurrence avec les autres pays. Ils montent aussi des partenariats, par exemple pour travailler sur des solutions améliorant la sécurité des gares avec les Pays-Bas, l'Espagne, la Grèce, la Pologne....

Si elle retient une chose de son travail en Europe, c'est "l'écoute". "On doit apprendre à se connaître, faire un pas de côté pour se comprendre" entre gens de cultures et d'environnements différents et "construire quelque chose ensemble".

K.Lam--ThChM