The China Mail - Dans l'est de la RDC, la peur du mpox qui progresse

USD -
AED 3.6725
AFN 63.498714
ALL 82.898186
AMD 377.20221
ANG 1.790083
AOA 917.000143
ARS 1376.63099
AUD 1.440029
AWG 1.80225
AZN 1.702556
BAM 1.686202
BBD 2.015182
BDT 122.789623
BGN 1.709309
BHD 0.377574
BIF 2970
BMD 1
BND 1.279061
BOB 6.913944
BRL 5.238103
BSD 1.000522
BTN 94.115213
BWP 13.635619
BYN 2.965482
BYR 19600
BZD 2.012485
CAD 1.381501
CDF 2280.000526
CHF 0.791505
CLF 0.023228
CLP 917.189797
CNY 6.901501
CNH 6.903795
COP 3701.45
CRC 465.236584
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.625012
CZK 21.156905
DJF 177.719503
DKK 6.46211
DOP 60.374986
DZD 132.724008
EGP 52.534297
ERN 15
ETB 157.326049
EUR 0.86476
FJD 2.228204
FKP 0.747226
GBP 0.748305
GEL 2.695017
GGP 0.747226
GHS 10.949746
GIP 0.747226
GMD 73.533829
GNF 8780.000182
GTQ 7.657854
GYD 209.347342
HKD 7.818985
HNL 26.519756
HRK 6.5177
HTG 131.207187
HUF 334.957498
IDR 17041.4
ILS 3.11585
IMP 0.747226
INR 94.58805
IQD 1310
IRR 1313149.999855
ISK 123.839714
JEP 0.747226
JMD 157.605908
JOD 0.708983
JPY 159.350503
KES 129.749764
KGS 87.449198
KHR 4012.999761
KMF 426.999612
KPW 900.014346
KRW 1503.620076
KWD 0.30659
KYD 0.833829
KZT 482.773486
LAK 21585.000353
LBP 89549.999638
LKR 314.680461
LRD 183.649893
LSL 16.940125
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.374979
MAD 9.327502
MDL 17.495667
MGA 4170.000264
MKD 53.305946
MMK 2100.167588
MNT 3569.46809
MOP 8.057787
MRU 40.129725
MUR 46.459723
MVR 15.450396
MWK 1737.000057
MXN 17.77755
MYR 3.964495
MZN 63.901438
NAD 16.930012
NGN 1385.459778
NIO 36.719792
NOK 9.687115
NPR 150.586937
NZD 1.72225
OMR 0.384467
PAB 1.000578
PEN 3.460501
PGK 4.309497
PHP 60.060035
PKR 279.049985
PLN 3.69755
PYG 6510.184287
QAR 3.644006
RON 4.406198
RSD 101.569038
RUB 81.000744
RWF 1460
SAR 3.751679
SBD 8.042037
SCR 13.699685
SDG 600.999739
SEK 9.3519
SGD 1.281051
SHP 0.750259
SLE 24.549731
SLL 20969.510825
SOS 571.000463
SRD 37.340503
STD 20697.981008
STN 21.4
SVC 8.755292
SYP 110.948257
SZL 16.8977
THB 32.779488
TJS 9.58109
TMT 3.5
TND 2.937501
TOP 2.40776
TRY 44.359899
TTD 6.803525
TWD 31.950899
TZS 2570.059035
UAH 43.92958
UGX 3702.186911
UYU 40.504889
UZS 12199.999601
VES 462.09036
VND 26350
VUV 119.508072
WST 2.738201
XAF 565.560619
XAG 0.014069
XAU 0.000222
XCD 2.70255
XCG 1.803352
XDR 0.702492
XOF 563.50327
XPF 103.450387
YER 238.649487
ZAR 16.98853
ZMK 9001.203419
ZMW 18.736367
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Dans l'est de la RDC, la peur du mpox qui progresse
Dans l'est de la RDC, la peur du mpox qui progresse / Photo: © AFP

Dans l'est de la RDC, la peur du mpox qui progresse

"Nous avons peur, il faut que cette maladie soit éradiquée": à l’hôpital général de Nyiragongo, principal établissement consacré à l'épidémie de mpox à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les patients sont de plus en plus nombreux.

Taille du texte:

Chaque jour, entre cinq et vingt nouveaux patients potentiellement contaminés par le mpox attendent devant les tentes du centre d'isolement pour un premier diagnostic.

Des bambins terrifiés par cet univers étrange et peuplé d'agents de santé masqués et protégés par des gants et des combinaisons, se font traîner par leurs parents, en pleurant, derrière les portes bâchées.

A l'intérieur, le docteur Trésor Basubi, ausculte une petite fille. Son visage et ses membres sont recouverts de lésions cutanées caractéristiques de cette maladie qui a déjà fait 548 morts en RDC depuis le début de l'année et touche désormais toutes les provinces de ce pays d'environ 100 millions d'habitants.

"C’est encore au début, l’enfant n’est pas asthénique, ne présente pas de signe de gravité, elle marche d’elle-même", conclut le docteur Basubi.

Pour les cas légers, très majoritaires, le traitement consiste surtout à apaiser les symptômes. Paracétamol pour la fièvre, oxyde de zinc pour les éruptions cutanées, entre autres, qui recouvre la peau d'une épaisse couche de crème blanchâtre.

"Les malades ressentent des démangeaisons, mais avec le temps, les cicatrices disparaissent", assure le docteur Basubi.

L'épidémie actuelle est caractérisée par un virus plus contagieux et dangereux, avec un taux de mortalité estimé à 3,6%.

- Déplacés entassés -

Avec environ 16.000 cas enregistrés depuis le début de l’année, la RDC est le foyer et l’épicentre de l’épidémie qui a conduit l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclencher mercredi son plus haut degré d'alerte au niveau international.

La province du Sud-Kivu enregistre environ 350 nouveaux cas par semaine, selon le Dr Justin Bengehya, épidémiologiste à la division provinciale de la santé du Sud-Kivu.

Goma, capitale de la province voisine du Nord-Kivu, quasi encerclée par une rébellion armée et où s'entassent des centaines de milliers de déplacés dans des camps de fortune, craint une propagation à grande échelle en raison de la promiscuité.

Mais dans les allées caillouteuses du centre d’isolement, délimité par des barrières et des pancartes d’avertissement, l’inquiétude reste contenue. Les parents tiennent leurs enfants malades dans leurs bras malgré les risques de propagation. Les personnels du centre sensibilisent régulièrement les patients pour leur faire appliquer les gestes barrière.

"Mon fils a été hospitalisé ici pour le mpox, et c’est ma fille qui le gardait. Après leur sortie, le dimanche, les mêmes signes sont apparus vers le mercredi chez ma fille", raconte Deogracias Mahombi Sekabanza, lui-même agent de santé, accompagnant sa fille Confiance.

- "Maladie très contagieuse" -

Dans la tente voisine, Furaha Makambo vit avec ses trois enfants, Ornella, Rachelle et Baraka, tous trois contaminés dans le site de déplacés où ils habitent.

"Mes enfants dorment ensemble sur un même lit et se retrouvent tous contaminés en même temps, et je n'avais pas un autre lit pour les séparer", explique-t-elle.

Originaire du territoire de Masisi (est), en proie aux violences des groupes armés, Mme Makambo s'est réfugiée à Goma après la mort de son mari.

"Nous avons peur, il faut que cette maladie soit éradiquée et n'atteigne plus les déplacés car elle peut nous exterminer", dit-elle à l'AFP.

Si les actions de sensibilisation et l’expérience des épidémies permettent aux cas suspects d’être rapidement pris en charge, les consignes de distanciation sont difficiles à faire appliquer, en particulier par les enfants.

Deogracias Mahombi Sekabanza affirme que son fils a été contaminé en jouant avec ses camarades.

"La maladie est très contagieuse. Si l'on touche les sueurs, les urines ou même les habits d’un malade et qu'on n'est pas protégé, on est directement atteint", prévient le docteur Trésor Basubi.

"En se lavant les mains avec du savon ou de la cendre, on peut être protégé, mais ce n’est pas garanti", ajoute-t-il.

Dans une tente qu'elle partage avec trois enfants venus d'autres familles, Nyota Mukobelwa reçoit assise sur son lit. Cette vendeuse de beignets, déplacée par le conflit, a préservé son flegme et son élégance. Elle laisse échapper un éclat de rire gêné face à la caméra venue la filmer dans cette inconfortable posture.

"Le vaccin doit être disponible car sinon, l'épidémie va se propager davantage, beaucoup de personnes vont mourir et nous allons contaminer les enfants qui sont à la maison", plaide-t-elle.

L'OMS et les ONG de santé ont appelé les fabricants de vaccins à accroître largement leur production.

K.Leung--ThChM