The China Mail - Cancers du sein: vers des traitements de radiothérapie plus courts

USD -
AED 3.67315
AFN 63.493234
ALL 82.893849
AMD 377.199436
ANG 1.790083
AOA 917.000252
ARS 1376.779803
AUD 1.436255
AWG 1.80225
AZN 1.696542
BAM 1.686202
BBD 2.015182
BDT 122.789623
BGN 1.709309
BHD 0.377512
BIF 2970
BMD 1
BND 1.279061
BOB 6.913944
BRL 5.223696
BSD 1.000522
BTN 94.115213
BWP 13.635619
BYN 2.965482
BYR 19600
BZD 2.012485
CAD 1.380855
CDF 2279.999898
CHF 0.791075
CLF 0.023239
CLP 917.594531
CNY 6.901497
CNH 6.90132
COP 3702.49
CRC 465.236584
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.624984
CZK 21.130199
DJF 177.720054
DKK 6.45369
DOP 60.375008
DZD 132.589624
EGP 52.529501
ERN 15
ETB 157.299098
EUR 0.863701
FJD 2.245988
FKP 0.747226
GBP 0.74735
GEL 2.694981
GGP 0.747226
GHS 10.950161
GIP 0.747226
GMD 73.498543
GNF 8780.000028
GTQ 7.657854
GYD 209.347342
HKD 7.81702
HNL 26.519668
HRK 6.508302
HTG 131.207187
HUF 333.793973
IDR 16846.35
ILS 3.11585
IMP 0.747226
INR 94.243603
IQD 1310
IRR 1313149.999755
ISK 123.67991
JEP 0.747226
JMD 157.605908
JOD 0.70903
JPY 159.263503
KES 129.749591
KGS 87.449199
KHR 4012.999815
KMF 427.000536
KPW 900.014346
KRW 1500.779793
KWD 0.30652
KYD 0.833829
KZT 482.773486
LAK 21585.000114
LBP 89550.000464
LKR 314.680461
LRD 183.649834
LSL 16.94008
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.374992
MAD 9.327504
MDL 17.495667
MGA 4170.000275
MKD 53.241151
MMK 2100.167588
MNT 3569.46809
MOP 8.057787
MRU 40.129923
MUR 46.469729
MVR 15.449832
MWK 1736.999516
MXN 17.730698
MYR 3.964499
MZN 63.952774
NAD 16.929973
NGN 1386.309982
NIO 36.720102
NOK 9.68736
NPR 150.586937
NZD 1.71787
OMR 0.384499
PAB 1.000578
PEN 3.460503
PGK 4.309501
PHP 60.0285
PKR 279.050244
PLN 3.69196
PYG 6510.184287
QAR 3.644048
RON 4.400402
RSD 101.435012
RUB 80.994805
RWF 1460
SAR 3.751581
SBD 8.042037
SCR 14.729951
SDG 601.000356
SEK 9.334045
SGD 1.279855
SHP 0.750259
SLE 24.549765
SLL 20969.510825
SOS 571.000338
SRD 37.340498
STD 20697.981008
STN 21.4
SVC 8.755292
SYP 110.948257
SZL 16.897857
THB 32.638498
TJS 9.58109
TMT 3.5
TND 2.9375
TOP 2.40776
TRY 44.358965
TTD 6.803525
TWD 31.907949
TZS 2570.05902
UAH 43.92958
UGX 3702.186911
UYU 40.504889
UZS 12199.999554
VES 462.09036
VND 26350
VUV 119.508072
WST 2.738201
XAF 565.560619
XAG 0.013803
XAU 0.00022
XCD 2.70255
XCG 1.803352
XDR 0.702492
XOF 563.498164
XPF 103.449958
YER 238.649993
ZAR 16.916097
ZMK 9001.198562
ZMW 18.736367
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Cancers du sein: vers des traitements de radiothérapie plus courts
Cancers du sein: vers des traitements de radiothérapie plus courts / Photo: © AFP

Cancers du sein: vers des traitements de radiothérapie plus courts

Des traitements de radiothérapie raccourcis à trois semaines au lieu de cinq pour toutes les patientes souffrant d'un cancer du sein: une étude présentée dimanche lors d'un congrès d'oncologie ouvre la voie à une "désescalade du fardeau thérapeutique".

Taille du texte:

Selon les organisateurs de l'Esmo, congrès annuel de la Société européenne d'oncologie médicale, un rendez-vous mondial de la recherche qui se tient cette année à Barcelone (Espagne) jusqu'à mardi, ses résultats pourraient bientôt conduire à changer la prise en charge du cancer du sein.

Cette étude de phase 3 a évalué pendant cinq ans 1.265 patientes et comparé les effets d'une radiothérapie standard de cinq semaines avec un nouveau schéma, dit "hypofractionné", c'est-à-dire raccourci à trois semaines.

Toutes ces femmes étaient touchées par un cancer du sein avec atteinte ganglionnaire, ce qui signifie que la tumeur n'était plus localisée mais s'était propagée aux ganglions lymphatiques.

Une partie des patientes de l'étude ont reçu des doses un peu plus fortes à chaque séance, mais ont eu moins de rendez-vous au total.

"À partir des études précédentes, on savait que l'efficacité d'une radiothérapie plus courte était la même dans le cas d'une tumeur localisée, mais pour les femmes avec une atteinte ganglionnaire, il n'y avait rien jusqu'à ce jour démontrant qu'on pouvait raccourcir le nombre de séances", a expliqué à l'AFP Sofia Rivera, oncologue-radiothérapeute, cheffe de service à l'institut français Gustave-Roussy, qui a présenté l'étude.

Pour parvenir à réduire les séances à trois semaines, la dose d'irradiation a été un peu augmentée à chaque fois.

"Quand on traite le sein mais aussi les ganglions, on s'attaque à des volumes beaucoup plus grands, qui incluent des tissus sains comme le poumon, le cœur, ou l'œsophage", précise Sofia Rivera. Donc avec une dose plus forte, on pouvait craindre davantage d'effets secondaires liés au traitement.

- "Gain en qualité de vie" -

Les résultats de l'étude ont balayé cette crainte: en outre, "on a un taux de survie global, de survie sans récidive et sans métastase qui est même meilleur" avec cette thérapie "hypofractionnée", se félicite l'oncologue.

Au vu de ces données, il est fort probable qu'une radiothérapie écourtée soit bientôt proposée aussi aux femmes atteintes d'un cancer du sein ganglionnaire, ce qui représente 30% des cancers du sein.

"Ca voudra dire des traitements moins lourds ; on s'oriente clairement vers une désescalade du fardeau thérapeutique", s'enthousiasme Sofia Rivera.

Baisser le nombre de séances limitera en effet le nombre d'allers-retours des malades vers leur centre de traitement. "C'est un gain en qualité de vie", se réjouit l'oncologue. A la clé également: une baisse des listes d'attente, puisque des places seront libérées sur la machines de radiothérapie, et un gain en ressources humaines.

Charlotte Coles, oncologue et professeure à l'Université de Cambridge, a salué dimanche une étude "vraiment importante", qui devrait conduire à soulager "le fardeau pour les malades" et "réduire les coûts des systèmes de soin".

Cette étude s'inscrit dans un corpus de recherches allant globalement dans le même sens.

Une méta-analyse publiée la semaine dernière dans le British medical journal (BMJ), qui a regroupé des essais impliquant plus de 20.000 patientes, a ainsi conclu que l'administration de doses plus élevées par fraction de radiothérapie sur une période plus courte réduisait considérablement le risque d'effets secondaires et améliorait la qualité de vie.

Pour le seul cancer du sein, des études ont d'abord montré que trois semaines de radiothérapie (15 séances) donnaient d'aussi bons résultats que cinq semaines (25 séances). Puis d'autres études ont montré que cinq séances faisaient aussi bien que 25 ou 15.

L’étape suivante sera de tester cinq séances sur une semaine pour les cancers du sein avec ganglion. Des études sont en cours mais il faudra au moins cinq ans avant les premiers résultats.

En France, un frein pourrait néanmoins retarder la mise en pratique de ce nouveau standard: la radiothérapie reste en effet pour le moment rémunérée à l'acte et non au forfait. Il est donc aujourd'hui plus rentable pour les établissements de proposer un nombre important de séances.

D.Peng--ThChM