The China Mail - Dans l'Amérique de Biden, même les bébés sont mécontents

USD -
AED 3.672504
AFN 62.500839
ALL 82.677013
AMD 376.26329
ANG 1.790083
AOA 916.999869
ARS 1397.44397
AUD 1.428827
AWG 1.80225
AZN 1.702428
BAM 1.684357
BBD 2.010231
BDT 122.472883
BGN 1.709309
BHD 0.377462
BIF 2964.375988
BMD 1
BND 1.277101
BOB 6.912083
BRL 5.233496
BSD 0.998067
BTN 93.519412
BWP 13.676156
BYN 2.954804
BYR 19600
BZD 2.007389
CAD 1.375315
CDF 2277.501949
CHF 0.787635
CLF 0.023245
CLP 917.859908
CNY 6.892701
CNH 6.89084
COP 3704.98
CRC 465.058197
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.961482
CZK 21.035896
DJF 177.736057
DKK 6.429205
DOP 59.794427
DZD 132.589425
EGP 52.576101
ERN 15
ETB 154.300367
EUR 0.860398
FJD 2.2198
FKP 0.74705
GBP 0.744905
GEL 2.705007
GGP 0.74705
GHS 10.90466
GIP 0.74705
GMD 73.500338
GNF 8748.186073
GTQ 7.643252
GYD 208.886841
HKD 7.82755
HNL 26.429946
HRK 6.487052
HTG 130.870821
HUF 335.771498
IDR 16888.55
ILS 3.12535
IMP 0.74705
INR 94.28405
IQD 1307.491248
IRR 1313024.999792
ISK 123.729689
JEP 0.74705
JMD 157.508322
JOD 0.709013
JPY 158.657502
KES 129.350052
KGS 87.448496
KHR 4005.529025
KMF 426.000223
KPW 899.971148
KRW 1492.830091
KWD 0.30646
KYD 0.831758
KZT 481.830591
LAK 21488.76344
LBP 89383.420961
LKR 313.730725
LRD 183.153054
LSL 17.015325
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.363464
MAD 9.304787
MDL 17.456606
MGA 4167.402285
MKD 53.060662
MMK 2099.628947
MNT 3568.971376
MOP 8.043457
MRU 39.80812
MUR 46.501184
MVR 15.460465
MWK 1730.690562
MXN 17.72435
MYR 3.947002
MZN 63.909793
NAD 17.015472
NGN 1375.260029
NIO 36.730669
NOK 9.6908
NPR 149.633336
NZD 1.71202
OMR 0.384506
PAB 0.998058
PEN 3.452338
PGK 4.310401
PHP 60.026962
PKR 278.846914
PLN 3.67535
PYG 6512.453064
QAR 3.639652
RON 4.384596
RSD 101.072972
RUB 80.493402
RWF 1460.184041
SAR 3.753701
SBD 8.041975
SCR 14.476988
SDG 601.000119
SEK 9.299765
SGD 1.277265
SHP 0.750259
SLE 24.601128
SLL 20969.510825
SOS 570.385266
SRD 37.339685
STD 20697.981008
STN 21.099863
SVC 8.733545
SYP 110.977546
SZL 17.01424
THB 32.480325
TJS 9.576758
TMT 3.51
TND 2.927516
TOP 2.40776
TRY 44.344798
TTD 6.781179
TWD 31.940801
TZS 2567.558993
UAH 43.834544
UGX 3737.657763
UYU 40.675018
UZS 12176.66892
VES 458.87816
VND 26357
VUV 119.458227
WST 2.748874
XAF 564.91769
XAG 0.013715
XAU 0.00022
XCD 2.70255
XCG 1.798812
XDR 0.702576
XOF 564.915257
XPF 102.708079
YER 238.60319
ZAR 16.878001
ZMK 9001.199972
ZMW 18.88887
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.5400

    974.22

    +0.78%

  • BEL20

    4.9400

    4944.99

    +0.1%

  • PX1

    17.7700

    7743.92

    +0.23%

  • ISEQ

    7.2500

    12096.67

    +0.06%

  • OSEBX

    7.4100

    1956.18

    +0.38%

  • PSI20

    103.5900

    8881.98

    +1.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -57.9900

    3544.03

    -1.61%

  • N150

    22.5600

    3782.5

    +0.6%

Dans l'Amérique de Biden, même les bébés sont mécontents
Dans l'Amérique de Biden, même les bébés sont mécontents / Photo: © AFP

Dans l'Amérique de Biden, même les bébés sont mécontents

Si poser aux côtés de bébés a longtemps été la séance photo rêvée de tout politicien, la réponse maladroite de Joe Biden à la pénurie de lait maternisé qui frappe l'Amérique se transforme en cauchemar politique - et en symbole d'une présidence qui peine à calmer l'insatisfaction.

Taille du texte:

Le démocrate expérimenté, rompu aux us et coutumes du Washington politique, avait gagné l'élection de 2020 sur la promesse de "guérir" la nation, dirigée pendant quatre ans par Donald Trump.

Mais cette semaine a encore prouvé que l'apaisement est loin et Joe Biden, à juste titre ou non, en est jugé responsable.

Première preuve, la réponse désordonnée à la pénurie de lait pour bébé, qui a vidé les rayons des supermarchés et inquiété les parents.

L'administration était déjà mise à mal par la colère suscitée par l'inflation et les difficultés d'approvisionnement en voitures ou matériaux de construction.

Elle doit aussi gérer les protestations contre l'organisation à la dernière minute de ce qui doit être un forum régional majeur à Los Angeles, le Sommet des Amériques. A quelques jours de son début, on ne sait même pas quels chefs d'Etat viendront.

Et maintenant, ce sont les bébés - ou tout du moins leurs parents - qui viennent grossir les rangs des mécontents.

- Contredit -

Ce problème de lait infantile a débuté bien loin de Joe Biden. En février, le géant Abbott, qui contrôle 40% du marché américain, a fermé une usine et lancé un rappel de produits.

La pénurie qui a suivi a confronté les parents à une question improbable pour le pays le plus riche du monde: comment alimenter les nourrissons?

Pour rassurer les Américains, la Maison Blanche a organisé mercredi un sommet consacré à la crise, avec le président et des représentants des fabricants.

La réunion devait mettre en valeur la réponse énergique de l'exécutif américain - qui a notamment assoupli les règles d'importation et mobilisé un pont aérien.

Mais l'opération communication a tourné au vinaigre quand Joe Biden a essayé de faire admettre aux responsables que personne n'aurait pu anticiper l'ampleur de cette crise.

Les industriels l'ont contredit.

L'un d'eux a ainsi assuré avoir su "dès le départ" que cette fermeture d'usine "serait un événement très sérieux".

- Baptême du feu -

La capacité de l'administration à se tirer de cette montagne de mauvaises nouvelles a été compliquée par des changements dans sa communication.

Jen Psaki, porte-parole très respectée, a cédé sa place à son adjointe Karine Jean-Pierre, qui vit un véritable baptême du feu.

Elle a été cette semaine bombardée de questions lors de ses traditionnels points presse quotidiens.

Pourquoi le président n'a-t-il pas compris plus tôt la gravité de la pénurie de lait pour bébé? Admet-il s'être trompé en disant que l'inflation serait temporaire? Pourquoi, après la tuerie au Texas et les précédents massacres, ne pousse-t-il pas lui-même les sénateurs à agir sur les armes à feu?

Karine Jean-Pierre s'est retrouvée sur la défensive.

Questionnée sur l'absence d'une liste d'invités au Sommet des Amériques, à moins d'une semaine de son début, la porte-parole a répondu mercredi par un aveu franc.

"Si vous avez suivi cette administration sur la dernière année et demie, une semaine à l'avance ce n'est pas à la dernière minute pour nous", a-t-elle admis. Une semaine, ça représente "une éternité pour nous".

- Plage -

La cote de popularité de Joe Biden est inférieure à 50% depuis l'an dernier, et son parti risque fort de perdre le contrôle du Congrès au profit des républicains lors des élections de novembre.

Même une hausse de 6 points, dans un sondage Reuters/Ipsos publié cette semaine, ne lui a permis d'atteindre qu'un modeste 42% de satisfaction.

La cause de bon nombre de ses malheurs semblerait bien familière à certains de ces prédécesseurs dans le Bureau ovale: sans une majorité forte au Congrès, il n'a pas autant de pouvoir que ce qu'imaginent ses concitoyens.

Jeudi, le président a lancé un appel passionné à interdire la vente de fusils d'assaut. Mais, selon les observateurs, il a peu de chances de réussir à convaincre ses adversaires républicains.

Dès son discours fini, il s'est envolé pour un week-end à la plage.

Vendredi, il célèbre les 71 ans de sa femme Jill Biden dans leur maison du Delaware, loin de l'agitation de la capitale.

Mais Washington - et ses nombreux problèmes - seront là pour l'accueillir à son retour.

D.Wang--ThChM