The China Mail - Maroc: dans le Rif, la production de cannabis médical attendue comme un remède

USD -
AED 3.67315
AFN 63.498275
ALL 82.650415
AMD 377.19471
ANG 1.790083
AOA 917.000229
ARS 1377.505902
AUD 1.436111
AWG 1.80225
AZN 1.701294
BAM 1.686202
BBD 2.015182
BDT 122.789623
BGN 1.709309
BHD 0.379025
BIF 2967.5
BMD 1
BND 1.279061
BOB 6.913944
BRL 5.229898
BSD 1.000522
BTN 94.115213
BWP 13.635619
BYN 2.965482
BYR 19600
BZD 2.012485
CAD 1.379739
CDF 2277.502679
CHF 0.790703
CLF 0.023154
CLP 914.269798
CNY 6.892699
CNH 6.90198
COP 3706.14
CRC 465.236584
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.375
CZK 21.115896
DJF 178.186662
DKK 6.45292
DOP 60.000173
DZD 132.290034
EGP 52.479301
ERN 15
ETB 157.49948
EUR 0.86359
FJD 2.24525
FKP 0.747226
GBP 0.747235
GEL 2.704982
GGP 0.747226
GHS 10.934981
GIP 0.747226
GMD 73.498776
GNF 8777.491204
GTQ 7.657854
GYD 209.347342
HKD 7.818102
HNL 26.520293
HRK 6.5016
HTG 131.207187
HUF 333.452993
IDR 16855
ILS 3.11639
IMP 0.747226
INR 93.76695
IQD 1310
IRR 1313024.999795
ISK 123.660217
JEP 0.747226
JMD 157.605908
JOD 0.708983
JPY 159.115502
KES 129.69594
KGS 87.449203
KHR 4009.999988
KMF 425.999541
KPW 900.014346
KRW 1498.609943
KWD 0.306096
KYD 0.833829
KZT 482.773486
LAK 21574.999721
LBP 89549.999921
LKR 314.680461
LRD 183.650407
LSL 17.050185
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.370113
MAD 9.326012
MDL 17.495667
MGA 4160.000087
MKD 53.209766
MMK 2100.167588
MNT 3569.46809
MOP 8.057787
MRU 40.129468
MUR 46.490528
MVR 15.460178
MWK 1735.999991
MXN 17.753905
MYR 3.965053
MZN 63.910271
NAD 17.050345
NGN 1381.549601
NIO 36.72028
NOK 9.686675
NPR 150.586937
NZD 1.71826
OMR 0.384501
PAB 1.000578
PEN 3.458501
PGK 4.311505
PHP 59.943
PKR 279.074975
PLN 3.69062
PYG 6510.184287
QAR 3.6445
RON 4.398796
RSD 101.422005
RUB 81.020779
RWF 1459
SAR 3.751543
SBD 8.041975
SCR 13.646466
SDG 600.999912
SEK 9.31405
SGD 1.27975
SHP 0.750259
SLE 24.601206
SLL 20969.510825
SOS 571.499295
SRD 37.3405
STD 20697.981008
STN 21.47
SVC 8.755292
SYP 110.948257
SZL 17.049844
THB 32.559758
TJS 9.58109
TMT 3.51
TND 2.902056
TOP 2.40776
TRY 44.3549
TTD 6.803525
TWD 31.926009
TZS 2570.058989
UAH 43.92958
UGX 3702.186911
UYU 40.504889
UZS 12205.000225
VES 458.87816
VND 26350
VUV 119.508072
WST 2.738201
XAF 565.560619
XAG 0.013743
XAU 0.00022
XCD 2.70255
XCG 1.803352
XDR 0.702492
XOF 564.51917
XPF 103.450284
YER 238.593347
ZAR 16.922695
ZMK 9001.193009
ZMW 18.736367
ZWL 321.999592
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Maroc: dans le Rif, la production de cannabis médical attendue comme un remède
Maroc: dans le Rif, la production de cannabis médical attendue comme un remède / Photo: © AFP

Maroc: dans le Rif, la production de cannabis médical attendue comme un remède

Au pied du mont Tidghine, plus haut sommet du massif du Rif dans le nord du Maroc, le village d'Azila est couvert de plantations de cannabis, prêt à être récolté.

Taille du texte:

Mais les temps sont durs pour les cultivateurs locaux, dont l'activité, tolérée bien qu'elle soit officiellement interdite, pâtit de la concurrence du chanvre produit en Europe et de "lenteurs" dans la mise en oeuvre d'une loi adoptée en 2021 légalisant le cannabis thérapeutique.

"On reste attachés à cette plante et pourtant elle ne nous rapporte plus rien", se désole Souad (son prénom a été modifié), cultivatrice de chanvre à Azila dans la commune de Ketama. "Plus personne n'en veut!".

"On est loin des années fastueuses. On vivote dans des conditions difficiles", confie à l'AFP cette veuve sexagénaire qui continue d'aider ses fils à défricher le lopin de terre familial.

Pour s'extirper de la précarité, elle espère beaucoup de la légalisation du cannabis thérapeutique.

Le Maroc, premier producteur mondial de haschich selon l'ONU, s'efforce de resserrer l'étau autour du juteux trafic de cannabis, en misant sur la loi adoptée en 2021 qui encadre ses usages industriel et médical.

Ce complexe chantier n'en est qu'à ses prémices mais, à terme, l'objectif est de couper l'herbe sous le pied des trafiquants et se positionner sur le marché mondial du cannabis légal.

Le gouvernement souhaite également désenclaver économiquement la région déshéritée du Rif, où le chanvre est cultivé depuis des siècles.

- "Maillon faible" -

"Le marché a drastiquement chuté. Il ne nous reste plus que la prison", ironise Karim (prénom modifié) qui n'a pu faire fructifier cette année qu'une partie du terrain familial à Azila, "faute de suffisamment de demande et d'eau (à cause d'une sécheresse historique: ndlr)".

Les revenus agricoles annuels du cannabis sont passés d'environ 500 millions d'euros au début des années 2000 à moins de 325 millions d'euros en 2020, d'après une étude du ministère de l'Intérieur publiée en mai 2021.

"L'agriculteur a toujours été le maillon faible de la chaîne, c'est nous qui payons les pots cassés, mais la légalisation peut être une issue", estime ce paysan de 44 ans au visage émacié.

Outre le risque de terminer en prison, les cultivateurs ne reçoivent que "4% du chiffre d'affaires du circuit illégal" contre potentiellement "12% sur le marché légal", selon des estimations officielles relayées par l'agence MAP en 2021.

Souad voit aussi dans le cannabis licite une planche de salut. "Si c'est sérieux c'est une bonne chose", lâche-t-elle.

A Azila comme dans d'autres douars rifains, l'effet de la nouvelle législation n'est pas encore perceptible.

"A l'heure actuelle, rien n'a changé pour nous. On est toujours considérés comme des malfrats, des criminels, alors que nous ne sommes que des agriculteurs", déplore Nourredine (prénom modifié), un autre cultivateur.

Les autorités se veulent rassurantes.

"Il peut y avoir de l'appréhension mais la légalisation va la dissiper car elle va bénéficier aux cultivateurs", assure une source officielle à Rabat, sous couvert d'anonymat.

- "Belles choses" -

Pour la mise en oeuvre du projet, "il est important de ne pas se précipiter", arguent néanmoins les autorités: "Il y a des étapes à respecter".

Dans un premier temps, une dizaine d'autorisationsseront délivrées à des industriels marocains et internationaux pour la transformation du cannabis à des fins thérapeutiques, précise la source officielle.

Lancée en juin, l'Agence de régulation du cannabis (ANRAC), chargée de contrôler toute la chaîne -- de la production jusqu'à la commercialisation des dérivés du chanvre -- étudie les premières candidatures d'industriels intéressés.

Ensuite, c'est à partir des besoins formulés par ces derniers que les cultivateurs pourront se manifester auprès de l'ANRAC et se constituer en coopératives.

La loi de 2021 prévoit que "l'autorisation de la culture de cannabis n'est octroyée que dans la limite des quantités nécessaires pour répondre aux besoins des activités de fabrications de produits à des fins médicale, pharmaceutique et thérapeutique".

Ainsi, seuls les habitants des provinces rifaines d'Al Hoceima, Chefchaouen et Taounate seront autorisés à faire pousser du chanvre.

En 2019, les cultures de kif couvraient 55.000 hectares dans le nord-est du royaume, y faisant vivre entre 80.000 et 120.000 familles, selon des chiffres officiels.

Les militants associatifs locaux se mobilisent pour expliquer aux cultivateurs les aspects techniques du projet.

"Le travail de médiation est compliqué pour des raisons procédurales. Mais si la démarche des autorités est inclusive, alors de belles choses peuvent être réalisées", explique à l'AFP Soufiane Zahlaf, représentant des villageois d'Azila d'où il est originaire.

U.Feng--ThChM