The China Mail - OM champion d'Europe 93: "Il y avait une force qui se dégageait", se souvient Deschamps (à l'AFP)

USD -
AED 3.672499
AFN 64.999746
ALL 81.216919
AMD 362.051328
ANG 1.789785
AOA 916.999737
ARS 1517.025022
AUD 1.434701
AWG 1.80125
AZN 1.674966
BAM 1.739803
BBD 2.01708
BDT 123.195303
BGN 1.747831
BHD 0.378775
BIF 2997.464751
BMD 1
BND 1.281146
BOB 11.69239
BRL 5.065102
BSD 1.001468
BTN 95.050483
BWP 13.720589
BYN 3.015879
BYR 19600
BZD 2.014233
CAD 1.411995
CDF 2313.500625
CHF 0.82387
CLF 0.024881
CLP 979.260336
CNY 6.691203
CNH 6.684399
COP 3176.37
CRC 455.099408
CUC 1
CUP 24.035938
CVE 98.087444
CZK 21.6652
DJF 178.33919
DKK 6.657165
DOP 61.433083
DZD 133.824668
EGP 53.606297
ERN 15
ETB 163.585998
EUR 0.89045
FJD 2.26765
FKP 0.750253
GBP 0.749985
GEL 2.590156
GGP 0.750253
GHS 11.695058
GIP 0.750253
GMD 73.495888
GNF 8810.21216
GTQ 7.652004
GYD 209.527198
HKD 7.847655
HNL 26.885202
HRK 6.710984
HTG 131.147978
HUF 323.428498
IDR 18054
ILS 3.09465
IMP 0.750253
INR 94.97855
IQD 1518.213762
IRR 1795877.503759
ISK 121.290065
JEP 0.750253
JMD 159.195837
JOD 0.709042
JPY 157.823499
KES 130.019783
KGS 87.449637
KHR 4070.631144
KMF 440.000081
KPW 899.999961
KRW 1334.74007
KWD 0.31082
KYD 0.834586
KZT 453.195748
LAK 22534.359294
LBP 89683.40524
LKR 331.690611
LRD 170.751234
LSL 16.462394
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.431526
MAD 9.729662
MDL 17.966464
MGA 4507.405595
MKD 54.836988
MMK 2100.071343
MNT 3596.488264
MOP 8.096339
MRU 40.037362
MUR 47.220273
MVR 15.45965
MWK 1736.600987
MXN 18.44911
MYR 4.081095
MZN 63.896031
NAD 16.462394
NGN 1333.36012
NIO 36.854512
NOK 9.432155
NPR 152.081128
NZD 1.766941
OMR 0.382413
PAB 1.001468
PEN 3.444825
PGK 4.547436
PHP 62.975027
PKR 277.237468
PLN 3.892639
PYG 5719.877241
QAR 3.660721
RON 4.744401
RSD 104.461148
RUB 84.217087
RWF 1478.183516
SAR 3.752837
SBD 8.064647
SCR 13.905529
SDG 601.501313
SEK 9.910345
SGD 1.279395
SHP 0.754745
SLE 24.679966
SLL 20969.504398
SOS 572.343548
SRD 37.794499
STD 20697.981008
STN 21.794245
SVC 8.763065
SYP 13001.999685
SZL 16.455989
THB 33.440221
TJS 9.228751
TMT 3.51
TND 2.98768
TOP 2.40776
TRY 49.52654
TTD 6.798915
TWD 32.401963
TZS 2639.950505
UAH 44.920874
UGX 4136.458658
UYU 40.314905
UZS 12073.121914
VES 878.910597
VND 25894.5
VUV 119.385856
WST 2.787824
XAF 584.096748
XAG 0.017412
XAU 0.000239026302
XCD 2.70255
XCG 1.804919
XDR 0.707052
XOF 584.096748
XPF 106.089045
YER 236.149865
ZAR 16.459465
ZMK 9001.199117
ZMW 20.049815
ZWL 321.999592
SSP 5750.775019
MXV 2.083087
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

OM champion d'Europe 93: "Il y avait une force qui se dégageait", se souvient Deschamps (à l'AFP)
OM champion d'Europe 93: "Il y avait une force qui se dégageait", se souvient Deschamps (à l'AFP) / Photo: © AFP/Archives

OM champion d'Europe 93: "Il y avait une force qui se dégageait", se souvient Deschamps (à l'AFP)

"Il y avait une force qui se dégageait": l'ex-capitaine olympien Didier Deschamps se remémore pour l'AFP l'exploit de l'OM, vainqueur il y a 30 ans de la seule Ligue des champions du football français, le 26 mai 1993, reconnaissant "puiser" dans ce souvenir pour sa carrière d'entraîneur et de sélectionneur.

Taille du texte:

Q: Trente ans après le sacre, quelle image de cette soirée du 26 mai 1993 (1-0) est la plus nette dans votre esprit ?

R: "A titre individuel et de manière certainement un peu égoïste, c'est le privilège de soulever ce trophée en tant que capitaine. C'est ce moment qui matérialise le succès. Mais il y a aussi tout ce qu'il y a eu après. Le retour à Marseille depuis l'aéroport jusqu'au Vélodrome, la folie que ça a pu engendrer... La passion, l'effervescence qu'il peut y avoir dans un club comme Marseille quand ça se passe bien, ça prend des proportions très importantes. Pouvoir partager ce bonheur et cette joie avec tous les supporters marseillais, c'était fabuleux."

Q: Que ressentez-vous quand vous soulevez le trophée ?

R: "C'est dur de mettre des mots. A l'époque, on n'a pas le recul nécessaire. On s'en rend compte trente ans après: ça reste le premier et le dernier succès et ça, on ne le sait pas sur le moment. Il n'y avait rien au-dessus dans les compétitions de clubs. On était sur le toit du monde. A ce moment-là, tu as juste envie de suspendre le temps, chaque seconde qui passe, chaque pas que tu peux faire. On ne s'en rendait pas compte, même si on savait que c'était un exploit, car c'était le grand Milan AC, qui avait tout pour gagner ce trophée. C'est une finale de Ligue des champions, c'est une apothéose."

Q: Sur un plan personnel, que retenez-vous de votre finale ?

R: "C'était ma première finale, je l'ai trop jouée dans ma tête les jours qui ont précédé et le jour du match. Cela m'a +bouffé+ un peu d'énergie. Je me rappelle encore de l'échauffement et du début de match, j'ai de très, très bonnes sensations. Et au bout d'un quart d'heure, c'est comme si on avait coupé l'électricité. Je me dis +Non, pas aujourd'hui...+. J'ai dû gérer, mais cela m'a servi."

Q: Y a-t-il des ingrédients dans cet OM de 1993 que vous avez gardé par la suite ?

R: "Au-delà du talent, il y a toujours la force collective et ce qu'elle peut dégager. Cette saison-là n'avait pas été simple, on a eu quelques trous. Mais à chaque fois qu'il y a eu un match où il ne fallait pas passer à côté, on n'est pas passés à côté. Il y avait vraiment une force qui se dégageait. Ce n'est pas cela qui fait gagner, mais cela t'amène à une confiance et une solidité essentielles à ce niveau."

Q: Avez-vous conservé des rituels de cette finale ?

R: "J'ai eu l'occasion d'en jouer beaucoup par la suite et par expérience, faire un copier-coller peut marcher comme ne pas marcher. Cela dépend des personnes, du groupe… Le seul trait commun, c'est qu'une finale, quelle qu'elle soit, c'est un match à part. Plus les joueurs en jouent, plus ils développent leur gestion des paramètres extérieurs pour limiter leur impact psychologique."

Q: Y a-t-il un peu de 1993 dans le sacre mondial des Bleus de 1998 ?

R: "Certainement. Dans l'équipe de 1998, on est nombreux à avoir gagné des titres en club avant. Cette fameuse culture de la gagne, c'est un bien grand mot mais c'est quelque chose de perceptible au quotidien."

Q: A quel point ce sacre conditionne-t-il la suite de votre carrière ?

R: "Ce titre-là a amené beaucoup de crédibilité aux joueurs français en général. Nous sommes nombreux à avoir été sollicités par la suite par les clubs italiens. Évidemment, battre le grand Milan, ça ouvre beaucoup de portes."

Q: D'un extrême à l'autre en quelques jours, l'affaire VA-OM a-t-elle terni ce succès dans votre mémoire ?

R: "C'est toujours délicat de parler de ce moment-là, même s'il existe et fait partie de l'histoire. Il y a eu des décisions judiciaires de prises et d'appliquées. Comme j'ai une mémoire sélective, cela m'arrange et je préfère ne me rappeler que des bons moments. Ce sont des situations que l'on subit. On est obligés de les gérer, mais elles nous construisent aussi, quelles qu'elles soient."

Q: Les méthodes de Bernard Tapie ou de Raymond Goethals vous ont-elles nourri pour votre carrière d'entraîneur ?

R: "J'ai retenu beaucoup de choses, dans le bien et dans le moins bien. Des choses pouvaient très bien marcher il y a trente ans, mais ne marcheraient pas du tout aujourd'hui. Toutes ces expériences sont un trésor dans lequel je peux puiser. Je n'en fais jamais état auprès de mes joueurs car ce n'est pas leur histoire ni leur vie, mais personnellement, cela enrichit. Des certitudes, on n'en a jamais, mais la répétition de ces expériences me permet de savoir ce qu'il ne faut pas faire. Et ce n'est déjà pas mal."

Q: Quel est votre regard par rapport à ces 30 années sans titre pour les clubs de football français ?

R: "A jamais les premiers, on le restera de toute façon. Mais cela aurait été très bien s'il avait pu y avoir un deuxième, voire un troisième. Ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui, même si le format est totalement différent, avec plus d'équipes. On l'a fait à cette période-là sans penser que 30 ans après, on serait en train de se demander qui va gagner la prochaine et quand. J'espère qu'il ne faudra pas attendre encore 30 ans de plus."

Propos recueillis par Antoine MAIGNAN

S.Davis--ThChM