The China Mail - Scandale du baiser forcé : le patron du foot espagnol Luis Rubiales s'accroche à son poste et contre-attaque

USD -
AED 3.672504
AFN 65.000368
ALL 81.093924
AMD 362.340403
ANG 1.789785
AOA 917.000367
ARS 1509.516079
AUD 1.435956
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.737184
BBD 2.014096
BDT 123.013106
BGN 1.747831
BHD 0.378215
BIF 2992.951961
BMD 1
BND 1.279251
BOB 11.674683
BRL 5.065104
BSD 0.999987
BTN 94.90991
BWP 13.69981
BYN 3.011418
BYR 19600
BZD 2.0112
CAD 1.41535
CDF 2313.50392
CHF 0.82398
CLF 0.024996
CLP 983.780396
CNY 6.691204
CNH 6.686704
COP 3183.72
CRC 454.426349
CUC 1
CUP 23.999751
CVE 97.94238
CZK 21.645304
DJF 177.720393
DKK 6.651204
DOP 61.341138
DZD 133.824668
EGP 53.160165
ERN 15
ETB 163.338263
EUR 0.889904
FJD 2.26765
FKP 0.754433
GBP 0.7503
GEL 2.590391
GGP 0.754433
GHS 11.677347
GIP 0.754433
GMD 73.503851
GNF 8797.182486
GTQ 7.640687
GYD 209.212677
HKD 7.84855
HNL 26.844726
HRK 6.703804
HTG 130.951694
HUF 323.310388
IDR 18053
ILS 3.09465
IMP 0.754433
INR 94.95905
IQD 1515.928036
IRR 1795877.503816
ISK 121.180386
JEP 0.754433
JMD 158.956162
JOD 0.70904
JPY 158.00504
KES 129.760385
KGS 87.450384
KHR 4064.466561
KMF 440.00035
KPW 899.999961
KRW 1334.740383
KWD 0.31082
KYD 0.833322
KZT 452.525504
LAK 22500.033308
LBP 89547.588277
LKR 331.200064
LRD 170.494162
LSL 16.438047
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.422014
MAD 9.715273
MDL 17.939255
MGA 4500.539585
MKD 54.760329
MMK 2099.795777
MNT 3598.409679
MOP 8.084042
MRU 39.978149
MUR 47.230378
MVR 15.460378
MWK 1733.994173
MXN 18.492904
MYR 4.083204
MZN 63.903729
NAD 16.437609
NGN 1331.210377
NIO 36.800007
NOK 9.427704
NPR 151.850816
NZD 1.767097
OMR 0.382413
PAB 0.999951
PEN 3.43973
PGK 4.540711
PHP 62.986038
PKR 276.827454
PLN 3.88825
PYG 5711.26576
QAR 3.65521
RON 4.730604
RSD 105.038038
RUB 82.631321
RWF 1475.944949
SAR 3.752528
SBD 8.064647
SCR 14.026038
SDG 601.503676
SEK 9.912404
SGD 1.282204
SHP 0.754745
SLE 24.680371
SLL 20969.504398
SOS 571.476789
SRD 37.794504
STD 20697.981008
STN 21.762012
SVC 8.750105
SYP 13001.999685
SZL 16.431068
THB 33.403646
TJS 9.214897
TMT 3.51
TND 2.983182
TOP 2.40776
TRY 49.514038
TTD 6.788709
TWD 32.453604
TZS 2639.998038
UAH 44.854439
UGX 4130.267757
UYU 40.255282
UZS 12055.266629
VES 878.910604
VND 25894.5
VUV 119.436793
WST 2.780879
XAF 583.738825
XAG 0.017551
XAU 0.000240063761
XCD 2.70255
XCG 1.80225
XDR 0.707052
XOF 583.738825
XPF 105.932147
YER 236.150363
ZAR 16.49391
ZMK 9001.203584
ZMW 20.019452
ZWL 321.999592
SSP 5790.440039
MXV 2.088032
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Scandale du baiser forcé : le patron du foot espagnol Luis Rubiales s'accroche à son poste et contre-attaque
Scandale du baiser forcé : le patron du foot espagnol Luis Rubiales s'accroche à son poste et contre-attaque / Photo: © RFEF/AFP

Scandale du baiser forcé : le patron du foot espagnol Luis Rubiales s'accroche à son poste et contre-attaque

Sur un siège éjectable depuis qu'il a embrassé de force sur la bouche la joueuse Jenni Hermoso après la victoire de l'Espagne dimanche au Mondial féminin, le grand patron du foot espagnol, Luis Rubiales, a pris tout le monde de court vendredi en refusant de démissionner et en contre-attaquant.

Taille du texte:

"Je ne démissionnerai pas! Je ne démissionnerai pas!" a lancé M. Rubiales dans un discours devant une assemblée générale extraordinaire de la Fédération royale espagnole de football (RFEF) réunie près de Madrid et à laquelle étaient convoquées quelque 140 personnes.

M. Rubiales, qui est en poste depuis 2018, a dénoncé le "faux féminisme" qui "ne cherche pas la vérité" et a fustigé une "tentative d'assassinat social" lors de ce discours d'environ une demi-heure.

M. Rubiales a certes présenté ("ses) excuses", mais pas pour le baiser, qui était selon lui "spontané", "réciproque" et "consenti", mais pour "le contexte dans lequel il s'est produit".

S'en prenant à plusieurs ministres et personnalités de gauche espagnole qui avaient fustigé son geste dès les premières heures et parlé de "violence sexuelle sans consentement", il a affirmé qu'il allait "se défendre" contre "ces gens qui tentent de m'assassiner publiquement".

"Mon Dieu, que vont penser les femmes qui ont vraiment subi des agressions sexuelles", a-t-il encore lancé.

En Espagne, embrasser quelqu'un sans son consentement est considéré comme un délit qui relève de la loi sur les agressions sexuelles.

- "Inacceptable" -

Il a notamment attaqué nommément trois femmes membres du gouvernement, dont la ministre communiste du Travail et numéro trois du gouvernement, Yolanda Díaz, qui avait été l'une des premières à exiger sa démission.

Lui-même père de trois filles, M. Rubiales a dès le début de son discours par ailleurs demandé "pardon à la reine" Letizia pour son geste sur le balcon du stade de Sydney, lorsqu'il avait empoigné ses parties génitales, alors qu'il se trouvait à moins de deux mètres de la reine Letizia et de l'infante Sofía.

"Ce que nous avons vu aujourd'hui à l'Assemblée de la fédération est inacceptable (...). C'en est fini de l'impunité des actes machistes. Rubiales ne peut rester à son poste", a réagi immédiatement Yolanda Diaz sur X, anciennement Twitter, exigeant des "mesures urgentes" du gouvernement.

La réunion de la Fédération, à laquelle de nombreux clubs professionnels et certaines fédérations régionales, dont la fédération basque, n'ont pas assisté, avait été convoquée "en urgence" mardi, alors que les condamnations contre le geste de M. Rubiales se multipliaient.

Tout le monde s'attendait à ce que Luis Rubiales y présente sa démission, comme l'avaient annoncé dès jeudi soir la plupart des médias nationaux.

La situation de M. Rubiales semblait désespérée après qu'il eut été filmé, en pleine célébration de la victoire de la "Roja" féminine sur l'Angleterre lors de la finale du Mondial, en train d'embrasser sur la bouche par surprise Jenni Hermoso.

A son retour dans les vestiaires, la joueuse avait déclaré lors d'un direct diffusé sur Instagram : "Ça ne m'a pas plu, hein!".

- "Honte internationale" -

Devant l'ampleur des premières réactions, la fédération espagnole avait transmis dans la soirée à la presse des déclarations de Jenni Hermoso selon lesquelles il s'agissait d'"un geste mutuel totalement spontané en raison de l'immense joie que procure la victoire en Coupe du monde".

Pour sa part, Luis Rubiales avait balayé la polémique, estimant que ceux qui le critiquaient étaient "des cons". Mais quelques heures plus tard, il présentait des excuses, expliquant qu'il s'agissait d'un geste "sans aucune mauvaise intention", ajoutant "si des gens ont été blessés, je dois m'excuser, il n'y a rien d'autre à faire".

Mais les politiques espagnols, dont le Premier ministre Pedro Sánchez, et les instances du football ont condamné tour à tour cette attitude.

L'indignation ne s'est pas cantonnée à l'Espagne, puisque même l'Américaine Megan Rapinoe, l'une des plus célèbres footballeuses au monde, ou encore Amnesty International ont rejoint la valse des critiques et des appels à sa démission.

L'affaire est finalement remontée jusqu'à la Fifa - pourtant connue pour sa neutralité en matière de questions de société - qui a lancé jeudi une procédure disciplinaire à l'encontre de Luis Rubiales.

Pour sa part, Jennifer Hermoso avait demandé mardi soir "des mesures exemplaires" par l'intermédiaire de son syndicat.

Le même jour, la ligue professionnelle espagnole de Football féminin s'emparait du sujet et diffusait un communiqué cinglant pour réclamer la mise à pied de M. Rubiales, fustigeant un moment de "honte internationale sans précédent pour la +marque Espagne+, pour le sport espagnol et pour le football féminin mondial".

V.Fan--ThChM