The China Mail - 40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes

USD -
AED 3.672502
AFN 63.49947
ALL 81.244999
AMD 376.110854
ANG 1.789731
AOA 917.000162
ARS 1399.250192
AUD 1.414027
AWG 1.8
AZN 1.686874
BAM 1.647475
BBD 2.012046
BDT 122.174957
BGN 1.647646
BHD 0.3751
BIF 2946.973845
BMD 1
BND 1.262688
BOB 6.903087
BRL 5.219402
BSD 0.998947
BTN 90.484774
BWP 13.175252
BYN 2.862991
BYR 19600
BZD 2.009097
CAD 1.361505
CDF 2254.99986
CHF 0.768495
CLF 0.021854
CLP 862.887821
CNY 6.90865
CNH 6.90302
COP 3660.44729
CRC 484.521754
CUC 1
CUP 26.5
CVE 92.882113
CZK 20.446299
DJF 177.88822
DKK 6.295945
DOP 62.233079
DZD 128.996336
EGP 46.640006
ERN 15
ETB 155.576128
EUR 0.84278
FJD 2.19355
FKP 0.732487
GBP 0.732755
GEL 2.675015
GGP 0.732487
GHS 10.993556
GIP 0.732487
GMD 73.499001
GNF 8768.057954
GTQ 7.662048
GYD 208.996336
HKD 7.816805
HNL 26.394306
HRK 6.350499
HTG 130.985975
HUF 319.342498
IDR 16832.8
ILS 3.09073
IMP 0.732487
INR 90.560993
IQD 1308.680453
IRR 42125.000158
ISK 122.169699
JEP 0.732487
JMD 156.340816
JOD 0.709037
JPY 152.919909
KES 128.812703
KGS 87.449527
KHR 4018.026366
KMF 415.000003
KPW 900.035341
KRW 1440.860289
KWD 0.30661
KYD 0.832498
KZT 494.35202
LAK 21437.897486
LBP 89457.103146
LKR 308.891042
LRD 186.25279
LSL 16.033104
LTL 2.95274
LVL 0.604889
LYD 6.298277
MAD 9.134566
MDL 16.962473
MGA 4370.130144
MKD 51.922672
MMK 2099.386751
MNT 3566.581342
MOP 8.044813
MRU 39.81384
MUR 45.898647
MVR 15.404993
MWK 1732.215811
MXN 17.159839
MYR 3.907499
MZN 63.910042
NAD 16.033104
NGN 1353.400987
NIO 36.760308
NOK 9.50436
NPR 144.775302
NZD 1.657675
OMR 0.38258
PAB 0.999031
PEN 3.351556
PGK 4.288422
PHP 57.848498
PKR 279.396706
PLN 3.54867
PYG 6551.825801
QAR 3.640736
RON 4.291401
RSD 98.909152
RUB 77.226488
RWF 1458.450912
SAR 3.749258
SBD 8.045182
SCR 13.47513
SDG 601.489062
SEK 8.937225
SGD 1.262845
SHP 0.750259
SLE 24.449694
SLL 20969.49935
SOS 570.441814
SRD 37.754017
STD 20697.981008
STN 20.637662
SVC 8.741103
SYP 11059.574895
SZL 16.029988
THB 31.079791
TJS 9.425178
TMT 3.5
TND 2.880259
TOP 2.40776
TRY 43.718755
TTD 6.780946
TWD 31.383993
TZS 2607.252664
UAH 43.08175
UGX 3536.200143
UYU 38.512404
UZS 12277.302784
VES 392.73007
VND 25970
VUV 119.056861
WST 2.712216
XAF 552.547698
XAG 0.013065
XAU 0.000199
XCD 2.70255
XCG 1.800362
XDR 0.687192
XOF 552.547698
XPF 100.459083
YER 238.350401
ZAR 15.93125
ZMK 9001.197201
ZMW 18.156088
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.8300

    993.82

    +0.59%

  • BEL20

    -11.8100

    5614.13

    -0.21%

  • PX1

    -29.1900

    8311.74

    -0.35%

  • ISEQ

    -276.9900

    12788.77

    -2.12%

  • OSEBX

    -15.0700

    1822.94

    -0.82%

  • PSI20

    -27.0800

    8998.95

    -0.3%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    41.3200

    4132.67

    +1.01%

  • N150

    -13.7600

    4033.6

    -0.34%

40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes
40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes / Photo: © AFP

40 ans après le Heysel, le commissaire Vanreusel "entend encore les cris" des victimes

Le 29 mai 1985, le drame du Heysel faisait 39 morts lors de la finale de la Coupe des clubs champions entre la Juventus Turin et Liverpool: 40 ans plus tard, le Belge Roland Vanreusel reste traumatisé par les "cadavres et les cris de ceux qui étaient en train de mourir".

Taille du texte:

"Je suis marqué à jamais. Ce que je retiens surtout, ce sont les cris de douleur de ces gens qui mouraient étouffés et ceux, de joie, des supporteurs qui fêtaient la victoire de la Juve, ignorant le drame qui venait de se jouer", raconte l'ancien commissaire de police dans un entretien à l'AFP.

Le Bruxellois, 38 ans à l'époque des faits, adjoint du commissaire en chef et chargé de la gestion des grands événements, témoigne de son "sentiment d'impuissance" le soir de la catastrophe.

"Je m'étais rendu à Liverpool quelques semaines avant le match. La police anglaise m'avait alors dit que les supporters des Reds étaient parmi les plus sages d'Angleterre. A Anfield, il n'y avait d'ailleurs pas de grillages entre les tribunes et le terrain", se souvient-il.

"Malheureusement, plusieurs milliers d'Anglais sont arrivés ivres à Bruxelles. Ils ont pris place dans un stade vétuste, avec des tribunes en terre battue et des morceaux de brique qui se détachaient, en n'étant séparés des tifosis que par de simples grillages".

Et quand, à 19h20, près d'une heure avant le début du match, les fans anglais présents dans les tribunes X et Y prennent d'assaut la tribune Z où se trouvent des centaines d'Italiens, la situation devient incontrôlable. Des centaines de fans s'amassent les uns sur les autres, compressés, étouffés. En plus des 39 morts, il y aura 500 blessés.

- "J'ai cherché mon fils" -

"Le stade avait été divisé en deux. Une partie était sécurisée par mes équipes de la police de Bruxelles, l'autre par la gendarmerie nationale. Les gendarmes n'avaient aucune expérience des matches de foot. C'est la première fois qu'ils mettaient les pieds dans ce stade d'un autre âge qui n'aurait jamais dû accueillir 60.000 spectateurs", raconte l'ex-policier.

"Le commandant de gendarmerie, le capitaine Mahieu, avait remplacé au pied levé l'officier chargé du commandement tombé malade deux jours avant la rencontre, explique-t-il. Il n'avait placé que dix malheureux hommes entre les supporteurs des deux camps, alors qu'il aurait fallu au moins un peloton de 30 hommes, comme je l'avais fait dans le secteur sous ma responsabilité. Ces pauvres gendarmes ont été balayés par la foule".

"C’était un cauchemar!", lance Roland Vanreusel. "Alors qu’un drame se déroulait, que les blessés, les morts s'accumulaient, des supporters chantaient et criaient de joie de l'autre côté du stade".

"Au milieu de ce chaos, j’ai cherché mon fils de 15 ans qui devait se trouver dans cette funeste tribune Z. Je suis allé à sa recherche, de cadavre en cadavre", explique-t-il.

"Il faut se remettre dans le contexte de l'époque, il n'y avait ni téléphone portable, ni internet. Je n'ai été rassuré qu'une heure plus tard. Voyant les corps allongés à l'entrée du stade, mon fils avait fait demi-tour".

Il justifie sa décision de conseiller à son chef de faire jouer le match: "il le fallait, comment aurait-on pu retenir 60.000 personnes hyper-excitées? Cela aurait été un carnage. Avec combien de morts en plus?".

L'ancien commissaire dit n'avoir "rien vu du match, sauf le pénalty tiré par Michel Platini qui a donné la victoire à la Juve".

"Le Français a sauté de joie alors qu’il savait qu'il y avait des morts. Cela m'a dégoûté du foot à vie", conclut-il.

F.Brown--ThChM