The China Mail - Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde

USD -
AED 3.672498
AFN 64.000129
ALL 82.087167
AMD 368.450607
ANG 1.790403
AOA 918.000283
ARS 1424.474899
AUD 1.412399
AWG 1.801525
AZN 1.701177
BAM 1.689603
BBD 2.013822
BDT 122.983888
BGN 1.69088
BHD 0.37683
BIF 2970.152477
BMD 1
BND 1.283746
BOB 6.909421
BRL 5.062399
BSD 0.99987
BTN 95.052482
BWP 13.460326
BYN 2.766446
BYR 19600
BZD 2.010971
CAD 1.396135
CDF 2295.000102
CHF 0.793655
CLF 0.022858
CLP 899.609747
CNY 6.7715
CNH 6.757506
COP 3492.53
CRC 454.839964
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.257224
CZK 20.786904
DJF 178.057103
DKK 6.439625
DOP 58.710207
DZD 133.120816
EGP 51.4166
ERN 15
ETB 157.556391
EUR 0.8616
FJD 2.215895
FKP 0.745885
GBP 0.74325
GEL 2.655025
GGP 0.745885
GHS 11.098441
GIP 0.745885
GMD 72.999915
GNF 8759.016889
GTQ 7.622133
GYD 209.191828
HKD 7.834905
HNL 26.736642
HRK 6.4898
HTG 130.733014
HUF 302.650997
IDR 17779
ILS 2.92082
IMP 0.745885
INR 95.11055
IQD 1309.835428
IRR 1375877.497869
ISK 124.240086
JEP 0.745885
JMD 158.489914
JOD 0.709025
JPY 159.958502
KES 129.50241
KGS 87.450084
KHR 4017.105093
KMF 425.999768
KPW 900.00035
KRW 1506.280341
KWD 0.30848
KYD 0.833312
KZT 488.937843
LAK 22017.191482
LBP 89543.518639
LKR 335.207982
LRD 181.97918
LSL 16.286467
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.372943
MAD 9.260766
MDL 17.462745
MGA 4172.605935
MKD 53.254719
MMK 2098.945404
MNT 3577.889929
MOP 8.070062
MRU 39.65617
MUR 47.259649
MVR 15.460205
MWK 1733.834392
MXN 17.16365
MYR 4.048404
MZN 63.885115
NAD 16.286467
NGN 1360.689875
NIO 36.793227
NOK 9.4929
NPR 152.084143
NZD 1.70825
OMR 0.384251
PAB 0.99987
PEN 3.400458
PGK 4.378213
PHP 61.360063
PKR 278.191957
PLN 3.65475
PYG 6122.413719
QAR 3.65522
RON 4.523903
RSD 101.386549
RUB 72.269105
RWF 1468.359898
SAR 3.753798
SBD 8.045573
SCR 14.065224
SDG 600.495179
SEK 9.380525
SGD 1.280799
SHP 0.746601
SLE 24.649829
SLL 20969.503664
SOS 571.465595
SRD 37.509498
STD 20697.981008
STN 21.165392
SVC 8.74865
SYP 110.532098
SZL 16.273163
THB 32.639942
TJS 9.318906
TMT 3.51
TND 2.933437
TOP 2.40776
TRY 46.275303
TTD 6.791931
TWD 31.628017
TZS 2622.50296
UAH 44.803507
UGX 3749.298086
UYU 40.387024
UZS 11975.292644
VES 581.95784
VND 26310
VUV 118.173796
WST 2.743491
XAF 566.677033
XAG 0.0142
XAU 0.000233
XCD 2.70255
XCG 1.801996
XDR 0.704764
XOF 566.677033
XPF 103.027947
YER 238.602067
ZAR 16.17579
ZMK 9001.200523
ZMW 17.467928
ZWL 321.999592
  • AEX

    18.0700

    1081.18

    +1.7%

  • BEL20

    90.3500

    5737.19

    +1.6%

  • PX1

    150.0700

    8350.87

    +1.83%

  • ISEQ

    304.6100

    13491.29

    +2.31%

  • OSEBX

    -6.6100

    1995.22

    -0.33%

  • PSI20

    68.5900

    9093.82

    +0.76%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    45.9400

    4299.68

    +1.08%

  • N150

    56.8400

    4266.89

    +1.35%

Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde
Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde / Photo: © AFP

Trophée Jules Verne: Thomas Coville, à l'échelle du monde

Thomas Coville, vainqueur dimanche du prestigieux Trophée Jules Verne à bord de Sodebo Ultim 3, est un navigateur infatigable, philosophe et habité par la même obsession depuis plus de trente ans: boucler des tours du monde à la voile.

Taille du texte:

Certains marins rêvent de transatlantiques enlevées, d'autres de combats technologiques en régates, lui ne jure que par les voyages extrêmes au temps long, l'inconfort terrible et les levers de soleil parfaits qui les accompagnent ponctuellement.

"Je pense que c'est un peu comme les himalayistes qui tombent nez à nez avec le sommet d'une montagne. Ils reviennent différents à chaque fois", expliquait le marin à l'AFP début 2024, à la veille de son neuvième tour du monde sur l'Ultim Challenge.

Né en 1968 et désormais âgé de 57 ans, Thomas Coville n'est pourtant pas destiné à la navigation. Après des études d'ingénieur, ce natif de Rennes part pour une carrière de cadre, mais comprend vite que le monde des bureaux ne lui ressemble pas.

"J'aime m'élancer sans tout savoir. En mer, la nature finit toujours par décider sur le marin. Notre mission consiste juste à s'adapter. Mais plus le périple dure plus la conversation devient enrichissante", apprécie ce passionné de lecture et de philosophie.

- Au nom du père -

Après deux tours de France à la voile au début des années 1990, il s'imagine déjà aller plus loin. Pas forcément pour lui : "Mon père, qui pouvait être quelqu'un d'assez austère, était très ému en écoutant à la radio le départ de la Whitbread en 1977".

"Je pense que lui aussi a rêvé de faire le tour du monde. C'est un peu son imaginaire qui m'a emmené à réaliser toutes ces aventures", estime aujourd'hui celui qui a aussi donné le virus du large à l'un de ses deux enfants, Elliot, figariste en herbe.

A 29 ans, Thomas Coville est de l'aventure lors du Trophée Jules-Verne de De Kersauson en 1997. "Cela a été extrêmement initiatique", juge-t-il. "L'ambiance était tendue (...) Mais à l'arrivée je suis choqué et abasourdi. Je n'ai qu'une envie : y retourner"

Il gagne la Route du Rhum en 1998 en monocoque, puis rencontre un partenaire qui va changer à tout jamais sa carrière en lui donnant les moyens de ses ambitions pour ses circumnavigations d'envergure : l'entreprise alimentaire Sodebo.

"J'ai toujours été frappée par son courage. Quand on a commencé ensemble, il parlait déjà de Vendée Globe. Petit à petit, les bateaux ont grandi, mais l'objectif du tour du monde était clair", explique Patricia Brochard, co-présidente de la société vendéenne.

- "On fera le tour" -

Ensemble, les deux parties montent un projet Imoca pour l'Everest des mers (6e en 2000/2001), puis tentent l'aventure ORMA, avant de faire partie des pionniers à imaginer le futur du large: des trimarans géants de 32 m de long et 23 de large.

À la barre de son premier maxi, il s'empare enfin, en 2016, du record tour du monde en solitaire sans escale (49 jours 3 heures), à la cinquième tentative, après deux tours du monde sans record (2008-2009 et 2011) et deux abandons (en 2007-2008 et en 2014).

Il est logiquement élu marin de l'année en 2017, ses pairs louant un sens de la navigation hors du commun et une ténacité à toute épreuve, parfaitement adaptée à des périples type tour du monde.

"Thomas ce n'est pas forcément l'homme le plus rapide de l'ouest, mais il n'a jamais mis un bateau à l'envers en quarante ans de carrière", affirme François Duguet, responsable du Sodebo Ultim 3 depuis sa mise à l'eau en 2019.

Dans une logique de transmission, Coville se tourne enfin vers le record autour du monde en équipage avec une nouvelle génération de marins. Les trois premiers essais, entre 2020 et 2025, échouent sur avaries.

Grand fidèle, il s'entête avec les mêmes garçons pendant deux ans. "Je ne serai pas reparti sans eux. Les échecs nous ont forgé un lien unique. On fera le tour", assure le marin, toujours très spirituel, juste avant de partir cet hiver.

Début janvier, aucun des six n'avait encore passé le cap Horn. Dimanche, ils ont terminé leur première visite du jardin de Thomas Coville.

I.Taylor--ThChM--ThChM