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Le vétéran du tennis français Gaël Monfils, en tournée d'adieux cette saison à 39 ans, retrouve à partir de dimanche les Etats-Unis, un pays où il apprécie la "sublime énergie" des fans qui l'ont poussé lors de grands moments de sa carrière, a-t-il dit dans un entretien avec l'AFP.
Monfils, qui n'avait plus gagné sur le circuit ATP depuis Wimbledon en juillet 2025, a franchi le premier tour du tournoi ATP 500 d'Acapulco (Mexique) cette semaine en battant le Bosnien Damir Dzumhur, avant de perdre contre le Monégasque Valentin Vacherot au 2e tour.
Le vétéran tricolore participe dimanche à l'exhibition MGM Slam à Las Vegas, avec notamment Taylor Fritz, Nick Kyrgios et Joao Fonseca, avant de mettre le cap sur le Masters 1000 d'Indian Wells, où il a reçu une invitation pour le premier tour, qui aura lieu en milieu de semaine prochaine.
"J'ai mis du temps à me remettre d'un problème au pied qui m'avait embêté depuis le tournoi de Chengdu (Chine) en septembre dernier", a expliqué à l'AFP l'ex-N.6 mondial, éliminé au premier tour de l'Open d'Australie en janvier.
"Les fans américains, à chaque fois, me font un super accueil, avec une sublime énergie (...) c'est un pays qui a compté dans ma carrière", raconte le showman qui avait encore enflammé une session nocturne d'Indian Wells l'an passé avec un combat contre le Bulgare Grigor Dimitrov.
"J'ai eu un premier contact avec les Etats-Unis à l'Orange Bowl (tournoi de jeunes en Floride), puis à l'US Open juniors en 2003. Une fois professionnel j'ai pu découvrir la NBA, dont je suis toujours un grand fan, ainsi que la NFL (football américain) et la NHL (hockey sur glace).
Cet amateur de basket avait pu assister, "un moment très fort", au retrait du maillot de la légende des Spurs Tim Duncan en décembre 2016 à San Antonio, où il a récemment vu jouer le phénomène Victor Wembanyama.
- Les "trois fantastiques" à l'US Open -
Sur ses 13 titres amassés en 22 ans de carrière, l'un a été conquis aux Etats-Unis, à Washington en 2016, après un succès en finale contre le Croate Ivo Karlovic.
"C'est un tournoi qui comptait beaucoup pour moi, qui avait été gagné par Yannick Noah, Arthur Ashe, des légendes du tennis. J'ai réussi à le gagner lors de ma meilleure année", après une finale perdue en 2011 contre le Tchèque Radek Stepanek.
Les Etats-Unis sont évidemment indissociables de l'US Open, où le tricolore avait atteint l'une des deux demi-finales de Grand chelem de sa carrière, pour une défaite contre Novak Djokovic, encore en 2016.
"C'était dur. Djokovic m'avait déjà battu à Toronto quatre semaines avant. Il jouait bien, mieux que moi. Franchement, j'avais pris du plaisir, mais Djokovic c'était ma bête noire."
"C'était un bon US Open mais j'avais bien aimé l'édition 2014 aussi, je perds en quart de finale contre Roger Federer en ayant eu deux balles de match. Je m'en rappelle bien, une très grosse ambiance, dingue", ajoute le chouchou du public.
"J'ai joué +Rafa+ (Nadal) aussi une année en 8e de finale (2009), déroule encore Monfils. En session nocturne, on était jeunes. J'ai joué les trois fantastiques là-bas, toujours avec de belles ambiances. D'ailleurs pour mon premier US Open, au premier tour j'avais joué Novak (Djokovic), déjà, et j'avais perdu en cinq sets, c'était fou."
"Ce ne sont que des super souvenirs", conclut Monfils, avant d'entamer sa tournée d'adieux américaine.
X.Gu--ThChM