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Insaisissable sur et en dehors du terrain, Michael Olise, l'attaquant qui sort d'une saison grandiose avec son club du Bayern Munich et de matches de préparation lumineux avec les Bleus, a tout pour devenir la sensation du Mondial-2026.
"Michael est rayonnant de par la saison qu'il a réalisée au Bayern et avec nous. Il a réalisé de très belles choses, il est plein de confiance. Il a cette capacité aussi à faire les efforts, ce qui est remarquable. On aura besoin de lui à ce niveau-là", a estimé Didier Deschamps, le sélectionneur français à Lille, deux jours avant le départ des Bleus pour l'Amérique du Nord où ils espèrent conquérir une troisième étoile.
Olise venait d'inscrire un triplé face à l'Irlande du Nord (3-1) pour clôturer la préparation au Mondial, de soigner ses statistiques en équipe de France en portant à sept son total de buts en 17 sélections, et d'illuminer à lui seul une soirée où le reste de ses coéquipiers, la tête déjà dans l'avion, semblait préférer garder son énergie pour les États-Unis.
Avant cela, c'est l'Allemagne et l'Europe que le natif de Londres, 24 ans, avait ébloui tout au long de la saison en inscrivant avec le Bayern 22 buts et 31 passes décisives, en Bundesliga et en Ligue des champions notamment.
En Bleu, placé dans l'axe ou sur le côté droit aux côtés des trois autres "fantastiques" de l'attaque (Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Désiré Doué), Olise, pourtant méconnu il y a à peine deux ans, est devenu indispensable.
Didier Deschamps doit aujourd'hui secrètement se féliciter d'avoir été patient avec son "Anglais", lorsque le natif de Londres a débarqué en équipe de France auréolé de Jeux olympiques réussis -deux buts, cinq passes décisives durant le tournoi terminé à la deuxième place.
- "Monsieur Nonchalant" -
"Ça a mis un peu de temps pour qu'il se libère mais il a tout fait pour être à ce niveau-là", a convenu Deschamps qui en sélectionnant assez tôt l'ancien ailier de Crystal Palace, formé en Angleterre, a rendu un fier service à la France.
Michael Olise, né d'un père nigérian et d'une mère franco-algérienne, aurait pu prétendre défendre les couleurs de trois autres sélections: l'Angleterre, le Nigeria et l'Algérie. Mais c'est la France dont il admirait les stars, Zinédine Zidane et Thierry Henry en tête, et dont il a porté le maillot des sélections de jeunes, qu'il a choisie très vite, sans jamais se dédire.
En dehors du terrain pourtant, Olise, volontiers réservé en public et au français encore approximatif, reste une énigme pas encore résolue à ce jour pour l'ensemble des suiveurs des Bleus.
Et ses coéquipiers en équipe de France, qui l'apprécient unanimement autant qu'ils raillent allègrement ses mimiques atypiques lors des avant-matches, n'aident pas à percer le mystère.
"C'est un bon gars, je rigole beaucoup avec lui. Je le connais depuis qu'il a 19 ans", s'est contenté de commenter Jean-Philippe Mateta, aussi avare de mots que son ancien coéquipier à Londres.
Manu Koné, le milieu de terrain, d'un sourire malicieux, a rétorqué: "vous lui demanderez quand il viendra en conférence de presse", lorsqu'on l'a questionné sur la nature de celui qu'il côtoie depuis les Espoirs.
"Monsieur Nonchalant", comme il est surnommé en Bleu, n'y brillera probablement pas. Ce n'est pas son terrain de jeu et ça ne fait pas gagner de Coupe du monde.
J.Liv--ThChM