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Première surprise de taille au Mondial: l'Espagne, l'un des principaux favoris, s'est fait piéger par le petit Cap-Vert lundi (0-0), l'Iran s'apprêtant à affronter la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, quelques heures après l'annonce d'un accord de paix avec le gouvernement américain.
. L'Espagne se rate
Championne d'Europe et prétendante au titre mondial, l'Espagne s'est montrée incapable de trouver la faille face au modeste Cap-Vert (0-0), malgré l'entrée de sa star Lamine Yamal pour les vingt dernières minutes.
Un coup de massue pour une équipe qui arrivait sûre de sa force. Mais la Roja n'a jamais réussi à se défaire du bloc bas capverdien, qui a parfaitement contenu les coéquipiers de Rodri, sifflés par séquence dans le stade d'Altanta.
Le gardien du Cap-Vert, Vozinha, n'oubliera jamais ce 15 juin. Il jouait à 40 ans son premier match dans un Mondial, et a été désigné homme du match, sans aucune concurrence possible tant il a été héroïque face aux attaquants espagnols.
Dans un groupe H où l'adversité va aller crescendo, les Espagnols devront hausser leur niveau face à l'Arabie saoudite puis à l'Uruguay de Marcelo Bielsa.
. La Belgique sauve les meubles
La Belgique de Rudi Garcia, qui restait sur 13 matches sans défaite en a ajouté un de plus, mais en concédant un nul, 1-1 contre l'Egypte à Seattle, où Mohamed Salah a été guère en vue.
C'est grâce à Emam Ashour (20e) que les Pharaons ont ouvert le score, un avantage pas volé à la mi-temps. Mais l'entrée de Romelu Lukaku en deuxième période a donné aux Diables Rouges la puissance dont ils manquaient.
Sous la pression du colosse de Naples, le malheureux Mohamed Hany a marqué contre son camp le but égalisateur de la Belgique (1-1, 66e), qui pouvait mieux respirer, mais pas vraiment souffler.
Car elle s'est ensuite montrée trop brouillonne pour pouvoir s'imposer, en dépit de plusieurs occasion en fin de match.
. Jour J pour l'Iran
Après des mois d'incertitude quant à leur présence à ce Mondial-2026, les footballeurs iraniens sont bien arrivés dimanche à Los Angeles, où ils affrontent lundi la Nouvelle-Zélande dans le groupe G (03h00 dans la nuit de lundi à mardi).
Leur entrée sur le sol américain a précédé de quelques heures l'annonce d'un accord entre l'Iran et les États-Unis, censé mettre fin aux hostilités sur les différents fronts au Moyen-Orient, après quatre mois de conflit.
Cette percée diplomatique enlève certainement un peu de pression sur les organisateurs du Mondial et sur la sélection iranienne, mais le match se jouera tout de même sous haute surveillance.
Car l'importante communauté iranienne de Los Angeles - l'un des surnoms de la cité est "Tehrangeles" - compte profiter de la présence en ville de la "Team Melli" pour redire bruyamment son hostilité au gouvernement de la République islamique.
Des appels à manifester lundi aux abords du SoFi Stadium, stade ultra-moderne de 70.000 places, ont été lancés, et beaucoup ont promis d'agiter l'ancien drapeau de l'Iran - celui d'avant la révolution de 1979, orné d'un lion et d'un soleil - que Téhéran ne veut pas voir.
"Tout le monde peut avoir sa propre opinion, mais nous sommes là pour le football, pas pour la politique", a déclaré l'attaquant vedette de la Team Melli Mehdi Taremi, lors d'une conférence de presse organisée peu de temps après l'arrivée des Iraniens en provenance de Tijuana, la ville mexicaine où ils ont finalement établi leur camp de base initialement prévu à Tucson (Arizona).
. Lamouchi sur la sellette
Au lendemain du large revers de la Tunisie, écrasée 5 à 1 par la Suède, l'avenir de Sabri Lamouchi à la tête des Aigles de Carthage fait actuellement l'objet de "discussions entre membres du bureau fédéral", a fait savoir à l'AFP lundi une source ayant connaissance des derniers développements.
Une décision "dans un sens ou dans un autre" devrait être prise "dans les prochaines heures", a ajouté la même source. Dans l'autre match du groupe F, les Pays-Bas et le Japon ne sont pas parvenus à se départager (2-2).
J.Liv--ThChM