The China Mail - COP15: place aux ministres pour sortir le "pacte pour la nature" de l'impasse

USD -
AED 3.672504
AFN 63.000368
ALL 82.732897
AMD 367.370222
ANG 1.790403
AOA 917.000367
ARS 1478.086972
AUD 1.450326
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.716442
BBD 2.015885
BDT 123.112028
BGN 1.69088
BHD 0.377375
BIF 2972.662249
BMD 1
BND 1.295099
BOB 6.916495
BRL 5.177041
BSD 1.000921
BTN 93.946202
BWP 13.602176
BYN 2.902892
BYR 19600
BZD 2.012989
CAD 1.41895
CDF 2267.50392
CHF 0.80956
CLF 0.023471
CLP 922.497696
CNY 6.79815
CNH 6.804685
COP 3438.325508
CRC 454.429769
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.770372
CZK 21.30904
DJF 178.235113
DKK 6.565804
DOP 58.809075
DZD 133.424898
EGP 49.530036
ERN 15
ETB 161.36601
EUR 0.877704
FJD 2.266104
FKP 0.757679
GBP 0.757518
GEL 2.64504
GGP 0.757679
GHS 11.285269
GIP 0.757679
GMD 73.000355
GNF 8770.020624
GTQ 7.63614
GYD 209.469481
HKD 7.84255
HNL 26.780464
HRK 6.617804
HTG 130.8175
HUF 310.850388
IDR 17860.6
ILS 3.00205
IMP 0.757679
INR 94.360504
IQD 1311.158892
IRR 1375250.000352
ISK 126.490386
JEP 0.757679
JMD 157.637457
JOD 0.70904
JPY 161.75504
KES 129.518627
KGS 87.450384
KHR 4017.727851
KMF 434.00035
KPW 900.00035
KRW 1535.290383
KWD 0.30961
KYD 0.834087
KZT 485.637808
LAK 21969.371188
LBP 89630.523498
LKR 336.443021
LRD 182.31603
LSL 16.452675
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.42503
MAD 9.385493
MDL 17.746281
MGA 4233.621484
MKD 54.091886
MMK 2099.260826
MNT 3579.633879
MOP 8.085217
MRU 39.945588
MUR 47.250378
MVR 15.450378
MWK 1735.574181
MXN 17.504204
MYR 4.088039
MZN 63.903729
NAD 16.452675
NGN 1376.130377
NIO 36.83356
NOK 9.933039
NPR 150.313748
NZD 1.771166
OMR 0.384504
PAB 1.000921
PEN 3.41305
PGK 4.39247
PHP 61.312038
PKR 278.550353
PLN 3.76695
PYG 6109.087718
QAR 3.648427
RON 4.603104
RSD 103.014612
RUB 78.910966
RWF 1465.794901
SAR 3.758743
SBD 8.051953
SCR 14.057835
SDG 600.000339
SEK 9.73761
SGD 1.294204
SHP 0.746601
SLE 24.803667
SLL 20969.503664
SOS 572.030366
SRD 37.483038
STD 20697.981008
STN 21.501602
SVC 8.757734
SYP 110.532098
SZL 16.443021
THB 33.378038
TJS 9.263329
TMT 3.5
TND 2.966607
TOP 2.40776
TRY 46.553304
TTD 6.802405
TWD 31.859804
TZS 2632.322612
UAH 44.926675
UGX 3673.702225
UYU 40.177279
UZS 12022.46698
VES 620.752985
VND 26300
VUV 119.209429
WST 2.780882
XAF 575.678617
XAG 0.017058
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.803853
XDR 0.715959
XOF 575.678617
XPF 104.664531
YER 238.625037
ZAR 16.987795
ZMK 9001.203584
ZMW 18.029751
ZWL 321.999592
  • AEX

    -6.9400

    1060.73

    -0.65%

  • BEL20

    7.4500

    5739.78

    +0.13%

  • PX1

    -46.3700

    8384.87

    -0.55%

  • ISEQ

    -103.9100

    13938.48

    -0.74%

  • OSEBX

    -15.5200

    1900.57

    -0.81%

  • PSI20

    -21.0600

    9136.18

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -28.4100

    4149.42

    -0.68%

COP15: place aux ministres pour sortir le "pacte pour la nature" de l'impasse
COP15: place aux ministres pour sortir le "pacte pour la nature" de l'impasse / Photo: © AFP

COP15: place aux ministres pour sortir le "pacte pour la nature" de l'impasse

L'espoir de sceller un "pacte de paix avec la nature" lors du sommet de l'ONU sur la biodiversité à Montréal repose désormais sur les ministres du monde entier, chargés de sortir les négociations de l'impasse à partir de jeudi.

Taille du texte:

Les jours sont comptés, car de profondes divisions doivent encore être comblées, notamment sur la question de savoir combien les pays riches paieront aux pays en développement pour les aider à préserver les écosystèmes et s'il convient de créer un nouveau fonds dédié à cet effet.

En l'absence des chefs d'Etats ou de gouvernement, plus d'une centaine de ministres de l'Environnement se retrouvent de jeudi à samedi, pour conclure ces négociations qui visent à stopper la destruction de la planète et de ses ressources.

Pour y parvenir, les 196 membres de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB) doivent approuver d'ici le 19 décembre un "cadre mondial pour la biodiversité".

Son contenu: une vingtaine d'objectifs dont la protection de 30% des terres et des mers, la réduction de moitié des pesticides et la restauration des millions d'hectares de sols dégradés...

Mais le succès reste plus incertain que jamais: les pays en développement ont tiré mercredi un premier coup de semonce en interrompant pendant une demi-journée tous les échanges techniques parallèles.

En cause? L'absence de signal positif des pays riches sur leur demande de garanties financières en contrepartie de leur approbation d'objectifs de transition écologique.

Des dizaines de nations, emmenées par le Brésil, l'Inde, l'Indonésie et les pays d'Afrique réclament des "subventions financières d'au moins 100 milliards de dollars par an". Soit environ dix fois les montants d'aides actuels entre le Nord et le Sud pour la biodiversité. Et autant que ceux promis pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Les pays du Sud veulent aussi la création d'un fonds mondial biodiversité, autre parallèle avec les négociations sur le climat, où ils ont obtenu en novembre un mécanisme inédit de compensation de leurs dommages climatiques.

Mais les pays du Nord assurent ne pas pouvoir décupler l'aide publique et préfèrent encourager une réforme des flux financiers existants, privés, philanthropiques ou multilatéraux.

- "Au bord de la rupture" -

Une réunion de crise des chefs de délégation, organisée mercredi par la présidence chinoise, a temporairement apaisé les esprits.

"Le groupe africain veut parvenir à un accord avec de l'argent en face, d'autres pays en développement aussi, mais le Brésil se sert de la question financière pour faire dérailler le processus", accuse un négociateur occidental.

Selon lui, la délégation du Brésil reste aux mains des équipes du président sortant Jair Bolsonaro, soutien d'une agro-industrie hostile à la réduction des pesticides.

Mais des pays du Sud jugés ambitieux écologiquement ont aussi tapé du poing sur la table: "malgré nos efforts, nous sommes profondément préoccupés par le manque d'engagement clair sur la mobilisation des ressources", a déclaré le représentant de la Colombie lors de la réunion de crise.

L'attitude du Nord "a conduit les négociations au bord de la rupture totale", s'est alarmé mercredi Innocent Maloba, expert de l'ONG WWF International. "Les pays développés, avec leur rôle éminent dans la crise de la biodiversité compte tenu de leur niveau de consommation, ont le devoir de soutenir les pays en développement, c'est leur propre intérêt".

Mais les besoins sont immenses: le coût d'une transition économique capable de sauvegarder la nature a été estimé à environ 900 milliards de dollars par an, un quart pour la conservation des aires protégées et 75% pour verdir l'économie.

Or, le monde dépense "environ 130-140 milliards de dollars par an pour la biodiversité, essentiellement dans des fonds publics dépensés au sein des pays riches alors que très peu d'argent va vers le sud", explique Gilles Kleitz, de l'Agence française de développement.

Le fondateur malaisien de l'IPBES, le "Giec de la biodiversité", a prévenu les ministres mercredi: "Ce qui manque ici, c'est de la volonté politique et un consensus sincère sur ce qui doit être fait", a lancé Zakri Abdul Hamid.

F.Brown--ThChM