The China Mail - Le James-Webb sur la piste d'intrigantes galaxies dans l'Univers primordial

USD -
AED 3.672502
AFN 64.999742
ALL 81.644561
AMD 376.141087
ANG 1.79008
AOA 916.999857
ARS 1431.814101
AUD 1.420313
AWG 1.8025
AZN 1.701514
BAM 1.653884
BBD 2.008101
BDT 121.931419
BGN 1.67937
BHD 0.377009
BIF 2954.631939
BMD 1
BND 1.269629
BOB 6.889437
BRL 5.208197
BSD 0.996985
BTN 90.310223
BWP 13.199274
BYN 2.864282
BYR 19600
BZD 2.005133
CAD 1.362925
CDF 2199.999814
CHF 0.771034
CLF 0.021682
CLP 856.101971
CNY 6.93895
CNH 6.92092
COP 3687.3
CRC 494.264586
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.244597
CZK 20.396903
DJF 177.53856
DKK 6.290765
DOP 62.922545
DZD 129.560437
EGP 46.913699
ERN 15
ETB 154.992326
EUR 0.842285
FJD 2.19785
FKP 0.735168
GBP 0.733175
GEL 2.695001
GGP 0.735168
GHS 10.95697
GIP 0.735168
GMD 73.000292
GNF 8751.427001
GTQ 7.647131
GYD 208.594249
HKD 7.815605
HNL 26.335973
HRK 6.347027
HTG 130.607585
HUF 317.655962
IDR 16820
ILS 3.10133
IMP 0.735168
INR 90.704953
IQD 1306.09242
IRR 42125.000158
ISK 122.129721
JEP 0.735168
JMD 156.042163
JOD 0.708984
JPY 156.410502
KES 129.000176
KGS 87.4497
KHR 4023.50852
KMF 419.000156
KPW 899.993603
KRW 1462.869981
KWD 0.30723
KYD 0.830842
KZT 493.296182
LAK 21424.79631
LBP 89285.155573
LKR 308.45077
LRD 187.436313
LSL 16.084528
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.313395
MAD 9.152964
MDL 16.998643
MGA 4425.972357
MKD 51.934321
MMK 2099.674626
MNT 3566.287566
MOP 8.023357
MRU 39.421935
MUR 45.979759
MVR 15.449848
MWK 1728.784464
MXN 17.238375
MYR 3.934498
MZN 63.750242
NAD 16.084936
NGN 1361.820298
NIO 36.691895
NOK 9.63249
NPR 144.492692
NZD 1.660175
OMR 0.384497
PAB 0.997011
PEN 3.354658
PGK 4.275524
PHP 58.478961
PKR 278.785014
PLN 3.54845
PYG 6587.403599
QAR 3.634057
RON 4.288696
RSD 98.868041
RUB 77.499
RWF 1455.142001
SAR 3.75029
SBD 8.058149
SCR 14.635215
SDG 601.50203
SEK 8.989175
SGD 1.26869
SHP 0.750259
SLE 24.449957
SLL 20969.499267
SOS 568.763662
SRD 37.817988
STD 20697.981008
STN 20.718028
SVC 8.723632
SYP 11059.574895
SZL 16.081146
THB 31.19801
TJS 9.342049
TMT 3.505
TND 2.891585
TOP 2.40776
TRY 43.592802
TTD 6.751597
TWD 31.579019
TZS 2581.09701
UAH 42.823946
UGX 3547.463711
UYU 38.535857
UZS 12243.189419
VES 377.985125
VND 25910
VUV 119.675943
WST 2.73072
XAF 554.690017
XAG 0.012417
XAU 0.000199
XCD 2.70255
XCG 1.796902
XDR 0.689856
XOF 554.690017
XPF 100.851138
YER 238.397724
ZAR 16.01765
ZMK 9001.197378
ZMW 18.568958
ZWL 321.999592
  • AEX

    -2.5900

    992.76

    -0.26%

  • BEL20

    13.7900

    5531.05

    +0.25%

  • PX1

    0.0000

    8273.71

    0%

  • ISEQ

    53.1800

    13348.52

    +0.4%

  • OSEBX

    7.9900

    1824.08

    +0.44%

  • PSI20

    0.0000

    8890.66

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    25.2700

    4036.07

    +0.63%

Le James-Webb sur la piste d'intrigantes galaxies dans l'Univers primordial
Le James-Webb sur la piste d'intrigantes galaxies dans l'Univers primordial / Photo: © NASA/AFP/Archives

Le James-Webb sur la piste d'intrigantes galaxies dans l'Univers primordial

Le télescope spatial James-Webb a observé dans les âges reculés de l'Univers une population de galaxies très massives semblant s'être formées à un rythme beaucoup plus rapide que prédit par les astronomes, selon une étude mercredi.

Taille du texte:

Ce scénario déroutant, que des analyses plus poussées devront confirmer, s'est produit entre 500 et 700 millions d'années seulement après le Big bang survenu il y a 13,8 milliards d'années. Soit dans l'Univers très jeune, donc très lointain.

Le télescope James-Webb (JWST), opérationnel depuis juillet 2022, a pu explorer cette région méconnue grâce à son instrument NIRCam et sa puissante vision dans l'infrarouge, une longueur d'ondes invisible pour l'oeil humain et dont l'observation permet de remonter loin dans le passé.

Il y a déniché six galaxies bien plus massives que prévu dans cet Univers primordial, rapporte une étude publiée dans Nature. Deux d'entre elles avaient déjà été pointées par le télescope Hubble, mais étaient passées inaperçues tant la lumière émise était faible.

Selon l'interprétation des nouvelles images du JWST, ces six galaxies - appelées "candidates" à ce stade car la découverte devra être confirmée par des mesures en spectroscopie - contiennent beaucoup plus d'étoiles que les valeurs attendues. L'une d'entre elles en contiendrait jusqu'à 100 milliards.

"C'est à peu près la taille de la Voie lactée, ce qui est fou", a dit à l'AFP Ivo Labbé, premier auteur de l'étude.

Il a fallu à notre galaxie 13,8 milliards d'années pour former cette quantité d'étoiles, quand cette jeune galaxie en aurait fait autant en à peine 700 millions d'années "soit 20 fois plus vite", développe ce chercheur de l'Université de technologie de Swinburne en Australie.

D'aussi lointaines galaxies de cette taille n'ont pas leur place dans le modèle cosmologique actuel qui tente de comprendre la structuration de l'Univers. "La théorie nous dit qu'à ces âges reculés, les galaxies sont toutes petites et croissent très lentement. On pouvait typiquement s'attendre à ce qu'elles soient 10 à 100 fois plus petites en termes de quantité d'étoiles", développe l'astrophysicien.

- "Le modèle se fissure" -

En trouver d'aussi grosses, "c'est comme si on sautait d'une falaise" à ses yeux.

Qu'est-ce qui ne tournerait pas rond ? La suspecte pourrait bien être la matière noire, mystérieuse matière invisible qui peuple l'Univers. Si les scientifiques ne peuvent pas la détecter, ils connaissent assez bien son comportement et savent qu'elle joue un rôle clé dans la formation des galaxies.

"La matière noire doit +s'emboîter+ pour former un halo qui attire vers elle le gaz dont naîtront les étoiles", décrypte le Pr Labbé. Or, ce processus de "coagulation" est censé prendre beaucoup de temps.

Il semblerait donc que "les choses se se sont particulièrement accélérées" dans cet Univers primordial, qui aurait été "plus efficace que ce qu'on pensait" pour fabriquer des étoiles, commente David Elbaz, astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), qui n'a pas pris part à l'étude.

Ce qui pourrait s'expliquer par le processus d'expansion de l'Univers qui s'accélère plus vite que ce qu'on pensait, relève ce scientifique impliqué dans le programme d'observation du télescope développé par la Nasa.

Le sujet agite le débat chez les cosmologistes et cette découverte est "d'autant plus excitante que c'est un indice de plus que le modèle se fissure", analyse David Elbaz.

Le télescope spatial européen Euclid, qui doit être lancé en orbite cet été pour tenter de percer les secrets de la matière noire, devrait contribuer à éclaircir le mystère, souligne-t-il.

Le Pr Labbé cite la théorie du cygne noir, selon laquelle un événement imprévisible et improbable, s'il se réalise, a un impact considérable. "Si une seule des six galaxies candidates est vérifiée, il faudra revoir la théorie".

J.Liv--ThChM