The China Mail - Dans l'espace, l'équilibre d'après Guerre froide chamboulé par l'invasion russe

USD -
AED 3.672497
AFN 62.999883
ALL 83.141978
AMD 376.485471
ANG 1.790083
AOA 916.999665
ARS 1368.006033
AUD 1.451674
AWG 1.8025
AZN 1.698954
BAM 1.694558
BBD 2.010968
BDT 122.511751
BGN 1.709309
BHD 0.377013
BIF 2965.773868
BMD 1
BND 1.283101
BOB 6.914956
BRL 5.237301
BSD 0.998423
BTN 94.09624
BWP 13.729041
BYN 2.998376
BYR 19600
BZD 2.008109
CAD 1.385205
CDF 2285.501206
CHF 0.797075
CLF 0.023512
CLP 928.389903
CNY 6.91145
CNH 6.91936
COP 3689.39
CRC 462.899991
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.540739
CZK 21.297011
DJF 177.799726
DKK 6.488375
DOP 60.195193
DZD 133.090309
EGP 52.800201
ERN 15
ETB 154.307745
EUR 0.86838
FJD 2.257395
FKP 0.749063
GBP 0.751455
GEL 2.695031
GGP 0.749063
GHS 10.916401
GIP 0.749063
GMD 73.504116
GNF 8752.907745
GTQ 7.638886
GYD 208.893799
HKD 7.834165
HNL 26.511932
HRK 6.539599
HTG 130.753836
HUF 338.261502
IDR 16975
ILS 3.155801
IMP 0.749063
INR 94.8435
IQD 1307.999879
IRR 1313299.999571
ISK 124.519761
JEP 0.749063
JMD 156.917785
JOD 0.708975
JPY 159.934967
KES 129.949847
KGS 87.450186
KHR 3998.336553
KMF 426.999892
KPW 900.088302
KRW 1509.170276
KWD 0.30765
KYD 0.832088
KZT 480.998402
LAK 21565.798992
LBP 89410.383591
LKR 314.008846
LRD 183.234482
LSL 17.08101
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375734
MAD 9.322411
MDL 17.537157
MGA 4161.215702
MKD 53.493871
MMK 2102.538494
MNT 3579.989157
MOP 8.045798
MRU 39.8269
MUR 46.770257
MVR 15.460257
MWK 1731.28406
MXN 17.998902
MYR 4.008992
MZN 63.910184
NAD 17.080862
NGN 1384.150032
NIO 36.742473
NOK 9.69965
NPR 150.534765
NZD 1.734925
OMR 0.38449
PAB 0.998471
PEN 3.455542
PGK 4.314509
PHP 60.451022
PKR 278.731944
PLN 3.722104
PYG 6536.015664
QAR 3.640948
RON 4.42596
RSD 101.972019
RUB 81.123939
RWF 1458.028296
SAR 3.751817
SBD 8.041975
SCR 13.466938
SDG 601.000122
SEK 9.43585
SGD 1.28704
SHP 0.750259
SLE 24.550021
SLL 20969.510825
SOS 570.594376
SRD 37.561989
STD 20697.981008
STN 21.225996
SVC 8.73675
SYP 110.526284
SZL 17.078983
THB 32.920501
TJS 9.556146
TMT 3.51
TND 2.938146
TOP 2.40776
TRY 44.460204
TTD 6.776842
TWD 31.999298
TZS 2578.987014
UAH 43.811372
UGX 3714.470144
UYU 40.481936
UZS 12161.933849
VES 466.018145
VND 26327.5
VUV 119.707184
WST 2.754834
XAF 568.30701
XAG 0.014578
XAU 0.000226
XCD 2.70255
XCG 1.799507
XDR 0.706792
XOF 568.311934
XPF 103.329218
YER 238.649987
ZAR 17.17215
ZMK 9001.194403
ZMW 18.745993
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.5200

    958.25

    -1.29%

  • BEL20

    -74.5900

    4931.39

    -1.49%

  • PX1

    -87.0000

    7681.26

    -1.12%

  • ISEQ

    -84.1900

    11942.32

    -0.7%

  • OSEBX

    -21.4700

    1966.5

    -1.08%

  • PSI20

    -140.3500

    8856.48

    -1.56%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -3.6200

    3621.06

    -0.1%

  • N150

    -54.2900

    3768.7

    -1.42%

Dans l'espace, l'équilibre d'après Guerre froide chamboulé par l'invasion russe
Dans l'espace, l'équilibre d'après Guerre froide chamboulé par l'invasion russe

Dans l'espace, l'équilibre d'après Guerre froide chamboulé par l'invasion russe

L'invasion russe de l'Ukraine, déclenchée il y a une semaine, a rapidement fait irruption sur l'échiquier spatial civil, portant un coup d'arrêt brutal à une coopération entre Moscou et les puissances occidentales entamée à l'issue de la Guerre froide.

Taille du texte:

En riposte aux sanctions de l'Union européenne, l'Agence spatiale russe Roscosmos décidait samedi de suspendre ses tirs de Soyouz depuis Kourou en Guyane française et de rappeler son équipe d'une petite centaine d'ingénieurs et techniciens.

Autre victime collatérale: la malheureuse mission russo-européenne ExoMars, dont le lancement - déjà reporté en 2020 à cause de la pandémie de Covid - était programmé pour septembre 2022. Lundi, l'Agence spatiale européenne (ESA, 22 Etats membres) a jugé "très improbable" un décollage dans cette fenêtre de tir vers la planète rouge qui ne s'ouvre que... tous les deux ans.

Selon une chorégraphie millimétrée, le rover de l'ESA Rosalind Franklin devait être transporté par une fusée russe depuis Baïkonour au Kazakhstan, et se poser sur le sol martien à l'aide de l'atterrisseur "Kazatchok", également russe. Une interface complexe et spécifique, qu'il sera long et coûteux de revoir.

"C'est un crève-coeur pour la science et les scientifiques qui ont tissé des liens au fil des années et investi des années de travail", réagit Isabelle Sourbès-Verger, directrice de recherche sur les politiques spatiales au CNRS.

- "Faire une place aux Russes" -

Mission capitale pour la quête de traces de vie extra-terrestre, ExoMars symbolisait aussi l'aboutissement d'un partenariat entre l'Europe spatiale et la Russie entamé en 1996, explique cette géographe à l'AFP.

"Après l'effondrement du bloc de l'Est et la dislocation de l'URSS, les Etats européens et américain ont naturellement cherché à faire une place aux Russes" sur l'échiquier spatial, rappelle un analyste du secteur spatial européen, sous couvert d'anonymat.

Car il n'était pas question de laisser s'écrouler le savoir-faire d'une puissance spatiale aussi emblématique. L'expérience du vol habité sur la station Mir a ainsi profité au développement de la Station spatiale internationale (ISS), plus importante collaboration à ce jour entre le bloc occidental et la Russie dans les étoiles.

L'idée, poursuit l'expert, était aussi de construire une coopération spatiale civile comme "moyen de rapprocher les nations".

A l'époque, certains scientifiques et industriels russes d'ailleurs proposé de devenir membre de l'ESA, raconte Isabelle Sourbès-Verger. "Ca n'était pas possible d'absorber un secteur aussi gros, mais l'Europe a très vite cherché à voir ce qu'elle pouvait faire avec la Russie".

Sur le plan commercial, elle a "tout fait pour leur faciliter l'accès à l'espace", offrant à Soyouz une ouverture au marché international, rappelle l'expert. Depuis 2011, Arianespace collaborait avec l'agence russe Roscosmos pour exploiter la fusée Soyouz, depuis Kourou et Baïkonour.

L'Europe était "particulièrement fière d'avoir réussi cette coopération". Mais au fil des années les relations se sont tendues, notamment après l'annexion de la Crimée en 2014. Pour être finalement emportées par la guerre en Ukraine.

- Remous dans l'ISS -

Difficile de prévoir les conséquences d'une telle rupture, tant la situation évolue rapidement. "Malgré le conflit actuel, la coopération spatiale civile reste un pont", tweetait il y a une semaine le directeur général de l'ESA, Josef Acshbacher.

Mais jeudi, Roscosmos a annoncé se concentrer sur la construction de satellites militaires, et mis fin aux expériences scientifiques conjointes dans l'ISS avec l'Allemagne, qui venait de rompre sa collaboration avec Moscou - comme l'a fait le CNRS.

C'est actuellement un astronaute allemand, Matthias Maurer, qui séjourne dans la Station spatiale, où il a pris le relai du Français Thomas Pesquet pour le compte de l'ESA - qui n'a pas fait de commentaire.

La Nasa a assuré de son côté que les Etats-Unis et la Russie travaillaient toujours ensemble "pacifiquement" dans l'ISS où les "équipes se parlent toujours". Tout en précisant travailler sur des solutions pour maintenir la Station en orbite sans l'aide de la Russie.

C'est donc la science spatiale qui risque de pâtir le plus du conflit - les lancements commerciaux, eux, "s'en remettront, puisque de toute façon Ariane 6 était censée remplacer Soyouz", observe Isabelle Sourbès-Verger.

Côté russe, l'isolement croissant du pays risque de creuser encore le "déficit budgétaire dont souffre la science" dans le pays, remarque la chercheuse.

Jeudi, près de 7.000 scientifiques russes se sont élevés publiquement contre la guerre, qui saborde à leurs yeux les ambitions de devenir "une grande nation scientifique".

H.Ng--ThChM