The China Mail - Pourquoi les oiseaux arrivent à dormir debout

USD -
AED 3.672499
AFN 65.451962
ALL 80.577087
AMD 365.85985
ANG 1.789783
AOA 916.999851
ARS 1491.750061
AUD 1.416912
AWG 1.80125
AZN 1.639107
BAM 1.696734
BBD 2.015728
BDT 122.843622
BGN 1.696366
BHD 0.377075
BIF 2998
BMD 1
BND 1.280933
BOB 11.734342
BRL 5.203902
BSD 1.000794
BTN 95.468406
BWP 13.472141
BYN 3.009929
BYR 19600
BZD 2.012779
CAD 1.393215
CDF 2273.000204
CHF 0.814197
CLF 0.023236
CLP 914.502952
CNY 6.743198
CNH 6.74492
COP 3125.69
CRC 449.393362
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.10255
CZK 21.019803
DJF 178.218681
DKK 6.485015
DOP 58.49797
DZD 133.047033
EGP 50.177903
ERN 15
ETB 161.890385
EUR 0.867499
FJD 2.21395
FKP 0.740201
GBP 0.74154
GEL 2.610077
GGP 0.740201
GHS 11.075005
GIP 0.740201
GMD 73.497294
GNF 8774.999595
GTQ 7.628599
GYD 209.38434
HKD 7.847197
HNL 26.830633
HRK 6.535099
HTG 130.904201
HUF 315.378977
IDR 17871
ILS 2.962965
IMP 0.740201
INR 95.40015
IQD 1311.025996
IRR 1374587.49797
ISK 123.350265
JEP 0.740201
JMD 158.336044
JOD 0.709024
JPY 159.504011
KES 129.479948
KGS 87.450266
KHR 4047.500366
KMF 426.999713
KPW 900.000294
KRW 1418.620268
KWD 0.30882
KYD 0.834053
KZT 465.738688
LAK 22564.999594
LBP 89549.999744
LKR 333.612392
LRD 181.649651
LSL 16.199248
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.360391
MAD 9.308497
MDL 17.373275
MGA 4310.91697
MKD 53.37538
MMK 2099.846019
MNT 3597.969266
MOP 8.08894
MRU 40.105013
MUR 47.149642
MVR 15.449655
MWK 1736.000176
MXN 17.032901
MYR 4.086403
MZN 63.909954
NAD 16.197786
NGN 1360.619478
NIO 36.82706
NOK 9.514701
NPR 152.752101
NZD 1.70911
OMR 0.384502
PAB 1.000794
PEN 3.377159
PGK 4.42879
PHP 61.374985
PKR 277.795321
PLN 3.73905
PYG 5973.01084
QAR 3.635016
RON 4.542798
RSD 101.753138
RUB 83.077037
RWF 1474.223003
SAR 3.743113
SBD 8.064941
SCR 13.844672
SDG 600.500062
SEK 9.565198
SGD 1.280295
SHP 0.740866
SLE 24.549988
SLL 20969.499227
SOS 571.973887
SRD 37.722502
STD 20697.981008
STN 21.254723
SVC 8.756946
SYP 13001.999906
SZL 16.149252
THB 33.18023
TJS 9.247366
TMT 3.51
TND 2.934571
TOP 2.40776
TRY 47.833302
TTD 6.786763
TWD 32.135903
TZS 2645.502997
UAH 44.737671
UGX 3715.737009
UYU 40.062929
UZS 11954.697077
VES 765.372936
VND 26075
VUV 118.594628
WST 2.730779
XAF 569.073676
XAG 0.015509
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.803702
XDR 0.707757
XOF 569.06874
XPF 103.462785
YER 237.150245
ZAR 16.188904
ZMK 9001.204996
ZMW 18.815201
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.3400

    1119.59

    +0.66%

  • BEL20

    -14.3100

    5708.72

    -0.25%

  • PX1

    -24.2900

    8650.56

    -0.28%

  • ISEQ

    -67.9300

    14385.15

    -0.47%

  • OSEBX

    4.3300

    2066.32

    +0.21%

  • PSI20

    -19.4800

    9254.47

    -0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    10.4100

    4346.58

    +0.24%

Pourquoi les oiseaux arrivent à dormir debout
Pourquoi les oiseaux arrivent à dormir debout / Photo: © AFP

Pourquoi les oiseaux arrivent à dormir debout

L'humain d'un côté et les oiseaux de l'autre sont seuls à partager la bipédie, mais celle des volatiles repose sur un mécanisme bien particulier, la tenségrité, qui pourrait trouver des applications en robotique, selon une étude publiée mercredi.

Taille du texte:

La différence fondamentale entre humain et oiseau est que le bipédisme du premier implique de se tenir droit, alors que celui du second repose visiblement sur la flexion des membres inférieurs.

Cette flexion, que l'humain ne peut tenir qu'un court moment et au prix d'un certain effort, n'empêche pas les dix mille espèces d'oiseaux recensées dans le monde de dormir debout, rappelle l'étude publiée dans la revue Interface de la Royal Society britannique.

Et si on ne s'est jamais vraiment posé la question de savoir pourquoi, c'est peut-être parce que l'oiseau est un "animal à la fois très proche et très éloigné de nous, dont on s'est intéressé surtout au vol et au comportement", suppose la première autrice de l'étude, Anick Abourachid, du laboratoire Mecadev (Mécanismes adaptatifs et Evolution) du Muséum national d'histoire naturelle de Paris.

Chez l'humain, l'équilibre dépend d'un squelette travaillant en compression. Les forces s'y propagent verticalement, par gravité, de la tête aux pieds.

L'oiseau a une structure différente, avec un tronc plus horizontal, allant d'une courte queue osseuse, via une colonne vertébrale quasi rigide, jusqu'à un long cou puis la tête.

Ce tronc est comme en équilibre sur des jambes, constituées de trois os assez longs, qui forment une sorte de Z avant d'arriver aux pattes. Une structure héritée de leurs ancêtres dinosaures.

L'équipe de Mecadev propose que ce système repose sur la tenségrité. Il permet à l'animal de rester "stable avec un coût énergétique minimal, c'est-à-dire sans quasiment aucun effort musculaire grâce à une tension passive", selon l'étude.

La tenségrité, mot dérivé de l'anglais alliant les notions de tension et d'intégrité, désigne la faculté d'une structure à conserver son équilibre par un jeu de tension et de compression.

Comme pour un pont suspendu dont le tablier tient par un équilibre entre câbles et piliers, à la différence d'un pont classique, qui repose sur la seule compression du tablier et de ses piles.

- "Couche de plume" -

Chez l'oiseau, "une fois que la structure est mise sous tension, il n'y a pas besoin d'énergie pour la faire tenir debout", dit la Pr Abourachid.

Les oiseaux conservent ainsi leur équilibre avec un minimum d'effort, même sur un câble électrique ou une branche secouée par le vent. Un exploit réservé aux pratiquants humains de "slackline", s'apparentant au funambulisme, mais de préférence sans vent.

Pour tester leur hypothèse, les chercheurs de Mecadev ont conçu avec l'aide de ceux du Laboratoire des sciences numériques de l'Université de Nantes (LS2N) un modèle mathématique mariant biologie et robotique.

Ils ont utilisé les études sur un des rares oiseaux, un passereau de l'espèce Diamant mandarin, dont la posture a été étudiée par rayons X. "C'est la seule façon de comprendre la posture du squelette, parce que tout ce qu'on voit d'un oiseau c'est une couche de plumes avec le bec d'un côté et les pattes de l'autre", dit la chercheuse.

Le modèle fonctionne avec quatre câbles remplaçant les tendons et muscles de la jambe d'un oiseau, et allant du sacrum jusqu'à la patte en passant par chaque articulation.

Une juste tension des câbles permet à l'animal modélisé de trouver son équilibre, jambes pliées. Dans la réalité, un oiseau compte une quarantaine de muscles lui permettant non seulement de rester debout mais aussi, selon l'espèce, de courir, nager, prendre son envol, saisir de la nourriture ou se défendre.

Les chercheurs réfléchissent à des modèles plus complexes pour reproduire le comportement des oiseaux en mouvement. Avec l'ambition de trouver une application en robotique - les robots bipèdes s'inspirent souvent du modèle humain.

Le modèle aviaire permettrait à un robot bipède de maintenir une posture fixe pendant longtemps, pour de l'observation par exemple, avec une dépense énergétique minime.

D.Wang--ThChM