The China Mail - Les Etats-Unis accélèrent pour une fusion nucléaire opérationnelle d'ici 10 ans

USD -
AED 3.672506
AFN 61.999578
ALL 81.576868
AMD 368.676191
ANG 1.79046
AOA 917.999571
ARS 1391.98214
AUD 1.38112
AWG 1.80125
AZN 1.696392
BAM 1.670681
BBD 2.014496
BDT 122.776371
BGN 1.66992
BHD 0.377215
BIF 2977.794672
BMD 1
BND 1.273528
BOB 6.911397
BRL 5.000242
BSD 1.000201
BTN 95.835344
BWP 14.087599
BYN 2.794335
BYR 19600
BZD 2.011549
CAD 1.372395
CDF 2241.000242
CHF 0.781902
CLF 0.022566
CLP 888.096786
CNY 6.79095
CNH 6.78277
COP 3793.17
CRC 454.512452
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.185227
CZK 20.76615
DJF 178.103898
DKK 6.38558
DOP 59.282798
DZD 132.521607
EGP 52.906395
ERN 15
ETB 156.163199
EUR 0.85452
FJD 2.1873
FKP 0.739691
GBP 0.74025
GEL 2.679887
GGP 0.739691
GHS 11.356696
GIP 0.739691
GMD 72.999828
GNF 8770.041599
GTQ 7.630738
GYD 209.246802
HKD 7.83311
HNL 26.599525
HRK 6.434697
HTG 130.972363
HUF 305.432018
IDR 17533.15
ILS 2.905245
IMP 0.739691
INR 95.73275
IQD 1310.201083
IRR 1313000.000423
ISK 122.720148
JEP 0.739691
JMD 158.141561
JOD 0.709005
JPY 157.943014
KES 129.310249
KGS 87.449882
KHR 4013.155085
KMF 420.999987
KPW 899.97066
KRW 1491.795007
KWD 0.30823
KYD 0.833543
KZT 473.448852
LAK 21923.91634
LBP 89565.336238
LKR 325.320759
LRD 183.032721
LSL 16.418345
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.348556
MAD 9.176212
MDL 17.192645
MGA 4189.000457
MKD 52.672503
MMK 2099.865061
MNT 3580.130218
MOP 8.069362
MRU 39.968052
MUR 46.882409
MVR 15.410131
MWK 1733.971717
MXN 17.198945
MYR 3.931501
MZN 63.898113
NAD 16.418345
NGN 1370.829901
NIO 36.808139
NOK 9.22733
NPR 153.332792
NZD 1.68627
OMR 0.384485
PAB 1.000184
PEN 3.418655
PGK 4.357259
PHP 61.522501
PKR 278.576188
PLN 3.62135
PYG 6094.852476
QAR 3.645884
RON 4.448098
RSD 100.306976
RUB 73.152172
RWF 1462.916693
SAR 3.759074
SBD 8.032258
SCR 13.749792
SDG 600.497735
SEK 9.32679
SGD 1.273385
SHP 0.746601
SLE 24.595264
SLL 20969.502105
SOS 571.616491
SRD 37.193987
STD 20697.981008
STN 20.928276
SVC 8.751249
SYP 110.528733
SZL 16.40606
THB 32.320309
TJS 9.346574
TMT 3.51
TND 2.914168
TOP 2.40776
TRY 45.434801
TTD 6.790867
TWD 31.526501
TZS 2601.397339
UAH 43.968225
UGX 3740.52909
UYU 39.831211
UZS 11992.073051
VES 508.06467
VND 26345
VUV 118.077659
WST 2.708521
XAF 560.318959
XAG 0.011509
XAU 0.000213
XCD 2.70255
XCG 1.802565
XDR 0.694969
XOF 560.316565
XPF 101.873721
YER 238.624977
ZAR 16.4075
ZMK 9001.195805
ZMW 18.82781
ZWL 321.999592
  • AEX

    9.6000

    1019.75

    +0.95%

  • BEL20

    18.7300

    5527.36

    +0.34%

  • PX1

    66.4700

    8074.73

    +0.83%

  • ISEQ

    20.0500

    12551.64

    +0.16%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    46.2700

    9118.34

    +0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.8500

    4101.58

    -0.53%

  • N150

    21.4300

    4223.77

    +0.51%

Les Etats-Unis accélèrent pour une fusion nucléaire opérationnelle d'ici 10 ans
Les Etats-Unis accélèrent pour une fusion nucléaire opérationnelle d'ici 10 ans / Photo: © Lawrence Livermore National Laboratory/AFP/Archives

Les Etats-Unis accélèrent pour une fusion nucléaire opérationnelle d'ici 10 ans

Encouragé par des avancées technologiques majeures et des investissements privés colossaux, le secteur de la fusion nucléaire a changé de braquet aux Etats-Unis, et se voit produire de l'électricité à grande échelle dans les dix ans.

Taille du texte:

"Il ne s'agit plus seulement de science, mais de livrer un produit", résume Dennis Whyte, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), pour caractériser ce qu'il considère comme un "tournant" dans la fusion nucléaire.

Si le vieux rêve de générer de l'énergie à la manière du soleil, ce dont est capable la fusion, alimente la recherche fondamentale depuis des décennies, le projet attire désormais le secteur privé.

En deux ans, ce dernier a plus que doublé ses investissements, qui atteignaient 5,9 milliards de dollars au total fin 2023, contre seulement 271 millions venus du secteur public.

Environ deux tiers des start-up, de plusieurs nationalités, interrogées par l'association de la fusion nucléaire (FIA) voient la première centrale à fusion raccordée au réseau électrique au plus tard en 2035.

La jeune société Helion Energy a même passé, l'an dernier, un accord avec Microsoft, portant sur une capacité de 50 mégawatts (MW) opérationnelle en 2029.

Outre l'afflux d'argent privé, le secteur est en effervescence parce que "ces deux dernières années, on a démontré scientifiquement que c'était possible", a avancé, lors de la conférence sur l'énergie CERAWeek, Pravesh Patel, de la start-up Focused Energy.

"C'est comme lorsque les frères Wright ont décollé", dit-il, évoquant ce qui est considéré comme le premier vol d'un avion à moteur, en 1903.

- "Avantage pour la commercialisation" -

Parmi les grandes étapes, l'expérience du Laboratoire national Lawrence Livermore (LLNL), en décembre 2022 en Californie, lors de laquelle l'énergie produite a été supérieure à celle utilisée, une première, est considérée comme la plus marquante.

La fusion consiste à assembler deux noyaux d'atomes dérivés de l'hydrogène, le plus souvent le deutérium et le tritium, dans une enceinte confinée, à une chaleur de plus de 100 millions de degrés Celsius.

Réunis, ils forment un noyau d'hélium et libèrent des neutrons, qui vont bombarder les parois du réacteur et faire grimper leur température.

Cette chaleur sera ensuite convertie en électricité, grâce à la vapeur d'eau produite au contact de l'eau avec l'extérieur du réacteur.

La fusion a pour elle de ne pas générer d'émissions, de ne pas risquer d'accident comme sa cousine la fission, sur laquelle elle a aussi l'avantage de produire beaucoup moins de déchets.

La majorité des start-up ont choisi la technologie dite du confinement magnétique, celle utilisée par le tokamak, modèle de réacteur le plus connu. Elle diffère de la méthode dite du confinement inertiel, retenue par le LLNL, qui se sert de lasers.

Helion, lui, récupère directement l'énergie à l'intérieur du réacteur sans passer par la case vapeur, et son procédé ne produit pas de neutron, ce qui évite les projections sur les parois et leur érosion.

Cette approche "nous donne un avantage pour arriver à la commercialisation", indique un porte-parole.

Jusque récemment, la viabilité économique de la fusion nucléaire apparaissait incertaine, car le confinement magnétique nécessitait la fabrication d'aimants gigantesques.

- "La fusion a une chance" -

Mais des études publiées récemment par des chercheurs du MIT et de la start-up Commonwealth Fusion Systems ont montré que la fusion était possible avec des aimants beaucoup plus petits qu'imaginé initialement.

"Du jour au lendemain, cela a divisé par 40 le coût par watt", a réagi Dennis Whyte pour la revue MIT News. "Maintenant, la fusion a une chance" de devenir réalité dans l'offre énergétique, selon lui.

Avec ses deux milliards de dollars de capitaux privés, Commonwealth est, de très loin, la société à avoir levé le plus de fonds dans le secteur. Elle prévoit d'activer son réacteur de démonstration, le SPARC, l'an prochain, puis d'ouvrir sa première centrale au début des années 2030.

Les aléas sont encore nombreux, mais en cas de réussite, Commonwealth et Helion permettraient aux Américains d'arriver les premiers à la production commerciale d'électricité, étape qu'aucun autre pays ne vise avant 2035, au mieux.

"Commonwealth est un bel exemple de ce que le privé peut faire avec un objectif commercial par rapport au secteur public", souligne Pravesh Patel.

"Les Etats-Unis ont un avantage, d'une certaine façon", reconnaît Dennis Whyte, qui mentionne la capacité des laboratoires universitaires à "mieux convertir leurs recherches (en produits) que dans d'autres pays" ainsi que la culture forte du capital-risque, qui permet aux jeunes pousses de se lancer.

De la révolution des semi-conducteurs à celle d'internet, "les Etats-Unis ont déjà gagné ce genre de course".

P.Deng--ThChM