The China Mail - En Normandie, Biden oppose à Trump une vision héroïque du destin américain

USD -
AED 3.67305
AFN 63.99962
ALL 82.449929
AMD 368.059797
ANG 1.790403
AOA 917.504736
ARS 1481.0512
AUD 1.450906
AWG 1.8
AZN 1.700226
BAM 1.71493
BBD 2.014108
BDT 123.249054
BGN 1.69088
BHD 0.37703
BIF 2980
BMD 1
BND 1.293507
BOB 6.925154
BRL 5.188598
BSD 1.000039
BTN 94.490039
BWP 13.589892
BYN 2.900133
BYR 19600
BZD 2.011197
CAD 1.42075
CDF 2275.000035
CHF 0.80765
CLF 0.023433
CLP 922.259594
CNY 6.79395
CNH 6.79987
COP 3445.77
CRC 453.586914
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.875003
CZK 21.2263
DJF 177.720397
DKK 6.542304
DOP 59.788047
DZD 133.097979
EGP 49.193301
ERN 15
ETB 158.949852
EUR 0.875285
FJD 2.24725
FKP 0.757857
GBP 0.754415
GEL 2.640188
GGP 0.757857
GHS 11.325021
GIP 0.757857
GMD 73.503789
GNF 8774.999659
GTQ 7.629344
GYD 209.175084
HKD 7.84255
HNL 26.720088
HRK 6.595499
HTG 130.701074
HUF 309.618008
IDR 17842
ILS 2.98755
IMP 0.757857
INR 94.83505
IQD 1310.5
IRR 1376000.000082
ISK 126.040119
JEP 0.757857
JMD 157.463469
JOD 0.709
JPY 161.935006
KES 129.508796
KGS 87.449885
KHR 4009.999701
KMF 431.999678
KPW 900.00035
KRW 1540.62023
KWD 0.30957
KYD 0.833333
KZT 485.532407
LAK 22329.999898
LBP 89549.999959
LKR 336.248811
LRD 182.296685
LSL 16.419962
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.409827
MAD 9.384983
MDL 17.675014
MGA 4242.507307
MKD 53.956693
MMK 2099.649649
MNT 3579.92745
MOP 8.078178
MRU 40.149689
MUR 47.250263
MVR 15.459862
MWK 1736.999792
MXN 17.477042
MYR 4.071102
MZN 63.850335
NAD 16.419789
NGN 1382.259823
NIO 36.619886
NOK 9.916215
NPR 151.185701
NZD 1.768505
OMR 0.384497
PAB 1.000018
PEN 3.41299
PGK 4.390353
PHP 61.14698
PKR 278.049856
PLN 3.75353
PYG 6089.674735
QAR 3.6455
RON 4.588604
RSD 102.779956
RUB 76.991413
RWF 1465
SAR 3.755302
SBD 8.051953
SCR 14.624984
SDG 600.50163
SEK 9.715285
SGD 1.2927
SHP 0.746601
SLE 24.797632
SLL 20969.503664
SOS 571.49751
SRD 37.494498
STD 20697.981008
STN 21.85
SVC 8.749978
SYP 110.532098
SZL 16.492558
THB 33.28003
TJS 9.269869
TMT 3.51
TND 2.94625
TOP 2.40776
TRY 46.638615
TTD 6.798104
TWD 31.873105
TZS 2625.00305
UAH 44.880508
UGX 3665.2038
UYU 40.238326
UZS 12052.207233
VES 622.24352
VND 26290
VUV 119.179282
WST 2.780883
XAF 575.16627
XAG 0.017154
XAU 0.000249
XCD 2.70255
XCG 1.802247
XDR 0.716371
XOF 573.501541
XPF 104.849883
YER 238.60103
ZAR 16.44445
ZMK 9001.20592
ZMW 18.104658
ZWL 321.999592
  • AEX

    4.5600

    1065.34

    +0.43%

  • BEL20

    -20.6600

    5719.28

    -0.36%

  • PX1

    -17.6100

    8367.33

    -0.21%

  • ISEQ

    -131.0200

    13807.63

    -0.94%

  • OSEBX

    5.8900

    1906.43

    +0.31%

  • PSI20

    23.7500

    9159.49

    +0.26%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    1.7100

    4288.95

    +0.04%

  • N150

    -21.5800

    4127.8

    -0.52%

En Normandie, Biden oppose à Trump une vision héroïque du destin américain
En Normandie, Biden oppose à Trump une vision héroïque du destin américain / Photo: © AFP

En Normandie, Biden oppose à Trump une vision héroïque du destin américain

"Je refuse de croire que la grandeur de l'Amérique appartient au passé", a clamé Joe Biden depuis le site de l'une des plus féroces batailles du Débarquement, en se posant en garant de la démocratie et en gardien de la mémoire du D-Day.

Taille du texte:

Dans cinq mois, le président américain affrontera son prédécesseur républicain Donald Trump lors de l’élection présidentielle.

Face à ce rival persuadé du "déclin" de la première puissance mondiale, dont il n'a pas prononcé le nom, le démocrate de 81 ans a proposé depuis la Pointe du Hoc, en Normandie, une vision héroïque du destin américain.

"Aujourd'hui lorsque nous contemplons ce champ de bataille, et tous les bunkers et tous les cratères de bombes (...) une pensée vient à l'esprit. Mon Dieu, mon Dieu, mais comment ont-ils fait?", a dit Joe Biden, en rappelant la mémoire des soldats américains.

Derrière lui, les eaux bleues de la Manche et un monument commémorant l'assaut donné à ce promontoire rocheux qu'est la Pointe du Hoc par les "Rangers", qui ont le 6 juin 1944 arraché à l'armée allemande cette position stratégique.

Autant de questions renvoyant, de manière transparente, au choix qu'auront à faire les Américains en novembre.

- "Ce que l'Amérique représente" -

Ces combattants de 1944 "ne nous demandent pas d'escalader ces falaises. Ils nous demandent de rester fidèles à ce que l'Amérique représente", en particulier la démocratie et la fidélité aux grandes alliances internationales, a dit Joe Biden.

Tout dans son discours visait à établir un contraste avec le républicain de 77 ans, au moment où les sondages peinent à les départager.

En invoquant la bravoure des Rangers, Joe Biden a aussi cherché à projeter l'autorité que beaucoup d'Américains peinent à distinguer dans ce président octogénaire, à la démarche désormais très précautionneuse et à l'élocution parfois laborieuse.

Il n'a de cesse de dénoncer les velléités isolationnistes de son rival et de le présenter en danger pour la démocratie.

Le milliardaire républicain ne cache pas sa fascination pour les dirigeants autoritaires et qui semble obsédé par l'idée de la "vengeance" -- face à celui qui l'a battu en 2020, ce qu'il n'a jamais concédé, comme face à la justice qui le poursuit.

L'ancien président républicain est par ailleurs un critique virulent de l'Otan. Et ses partisans au Congrès américain ont bloqué pendant plusieurs mois une énorme enveloppe d'aide à l'Ukraine.

Peu avant de prendre la parole en Normandie, Joe Biden avait rencontré à Paris le président ukrainien Volodymyr Zelensky, auquel il a annoncé une aide de 225 millions d'euros, prélevée sur cette enveloppe votée par le Congrès.

Le discours de vendredi a rappelé, inévitablement, celui prononcé au même endroit le 6 juin 1984 par le président républicain Ronald Reagan.

- Reagan -

Dans une allocution considérée comme l'une des plus éloquentes jamais prononcées par un président américain, l'ancien acteur avait salué "les gars de la Pointe du Hoc. Les hommes qui ont pris la falaise. Les champions qui ont aidé à libérer un continent. Les héros qui ont aidé à terminer une guerre".

"Vous saviez tous que certaines choses méritent qu'on meure pour elles. La patrie mérite qu'on meure pour elle, et la démocratie mérite qu'on meure pour elle", avait affirmé Ronald Reagan.

La Maison Blanche avait convié un vétéran du débarquement à assister au discours de Joe Biden.

Installé au premier rang dans son fauteuil roulant, une couverture sur les genoux, John Wardell, 99 ans, était par sa seule présence, là encore, un rappel du contraste que le démocrate veut établir avec son rival républicain.

Selon la presse, Donald Trump aurait un jour qualifié les soldats américains morts au front de "perdants" (losers) et des "pauvres types" (suckers).

P.Ho--ThChM