The China Mail - Face au réchauffement climatique, le vignoble alsacien s'essaie au cépage Syrah

USD -
AED 3.673103
AFN 61.99987
ALL 81.492043
AMD 368.630083
ANG 1.79046
AOA 917.999426
ARS 1387.976398
AUD 1.377391
AWG 1.80125
AZN 1.701827
BAM 1.669747
BBD 2.014096
BDT 122.750925
BGN 1.66992
BHD 0.37725
BIF 2975.5
BMD 1
BND 1.272576
BOB 6.910389
BRL 4.926802
BSD 1.000004
BTN 95.654067
BWP 13.471587
BYN 2.786502
BYR 19600
BZD 2.011227
CAD 1.370135
CDF 2225.000266
CHF 0.782345
CLF 0.022596
CLP 889.430068
CNY 6.792097
CNH 6.787145
COP 3814.64
CRC 455.222638
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.139393
CZK 20.7774
DJF 178.077923
DKK 6.38031
DOP 58.856926
DZD 132.418434
EGP 52.919903
ERN 15
ETB 156.142938
EUR 0.85387
FJD 2.185849
FKP 0.739209
GBP 0.739705
GEL 2.669996
GGP 0.739209
GHS 11.335462
GIP 0.739209
GMD 73.50839
GNF 8773.899421
GTQ 7.629032
GYD 209.214666
HKD 7.830995
HNL 26.593188
HRK 6.433698
HTG 130.601268
HUF 305.703498
IDR 17510.65
ILS 2.910695
IMP 0.739209
INR 95.66345
IQD 1309.980663
IRR 1312000.00038
ISK 122.619896
JEP 0.739209
JMD 158.150852
JOD 0.708968
JPY 157.8385
KES 129.15054
KGS 87.449788
KHR 4011.833158
KMF 419.999523
KPW 900.016801
KRW 1490.235032
KWD 0.308261
KYD 0.833362
KZT 469.348814
LAK 21915.434036
LBP 89550.577146
LKR 324.546762
LRD 183.004918
LSL 16.465169
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.332864
MAD 9.166688
MDL 17.150468
MGA 4152.739536
MKD 52.635849
MMK 2099.28391
MNT 3579.674299
MOP 8.066645
MRU 39.973704
MUR 46.809698
MVR 15.400451
MWK 1734.249137
MXN 17.198496
MYR 3.9305
MZN 63.910209
NAD 16.465169
NGN 1370.629928
NIO 36.79625
NOK 9.174849
NPR 153.052216
NZD 1.68519
OMR 0.384497
PAB 1.000021
PEN 3.428454
PGK 4.419687
PHP 61.450561
PKR 278.573203
PLN 3.62787
PYG 6115.348988
QAR 3.645794
RON 4.447901
RSD 100.23701
RUB 73.47313
RWF 1466.515265
SAR 3.757472
SBD 8.029009
SCR 14.002681
SDG 600.495179
SEK 9.317802
SGD 1.272565
SHP 0.746601
SLE 24.625027
SLL 20969.502105
SOS 571.511509
SRD 37.193936
STD 20697.981008
STN 20.917019
SVC 8.749995
SYP 110.578962
SZL 16.458987
THB 32.389012
TJS 9.365014
TMT 3.5
TND 2.913221
TOP 2.40776
TRY 45.416504
TTD 6.784798
TWD 31.521501
TZS 2597.649657
UAH 43.974218
UGX 3749.695849
UYU 39.725261
UZS 12145.531228
VES 504.28356
VND 26348
VUV 117.978874
WST 2.702738
XAF 560.031931
XAG 0.01129
XAU 0.000213
XCD 2.702551
XCG 1.802233
XDR 0.694969
XOF 560.000854
XPF 101.817188
YER 238.649829
ZAR 16.422203
ZMK 9001.198985
ZMW 18.875077
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.6900

    1010.12

    +1.07%

  • BEL20

    38.8400

    5508.78

    +0.71%

  • PX1

    27.9300

    8007.97

    +0.35%

  • ISEQ

    54.9000

    12531.64

    +0.44%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    21.7200

    9072.35

    +0.24%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.8500

    4101.58

    -0.53%

  • N150

    27.5500

    4202.3

    +0.66%

Face au réchauffement climatique, le vignoble alsacien s'essaie au cépage Syrah
Face au réchauffement climatique, le vignoble alsacien s'essaie au cépage Syrah / Photo: © AFP

Face au réchauffement climatique, le vignoble alsacien s'essaie au cépage Syrah

Planter en Alsace un cépage, la syrah, traditionnellement présent dans des zones plus torrides, comme la vallée du Rhône en France ou l'Australie? C'est le "challenge" tenté par un domaine viticole de Rouffach (Haut-Rhin), soucieux de trouver une parade viticole au réchauffement climatique.

Taille du texte:

A une vingtaine de kilomètres au sud de Colmar, le Clos Saint Landelin s'étend sur 28 hectares. Ses vignes produisent des vins de pinot noir, des crémants, des riesling ou des gewurztraminer, protégées des vents d'ouest chargés de pluie par les Ballons d'Alsace, deux sommets vosgiens.

Avec une pluviométrie similaire à celle de Montpellier, "c'est l'endroit le plus sec d'Alsace", explique Thomas Muré, 42 ans, qui gère depuis quelques années avec sa soeur Véronique ce vignoble familial, en biodynamie depuis 2013.

Un climat sec qui n'a certes rien de nouveau, mais qui se retrouve amplifié par le réchauffement climatique. Comme beaucoup d'autres, la région, déjà peu arrosée, n'a pas reçu une seule goutte de pluie depuis des semaines. Entre les rangs de vigne, la terre ocre, asséchée, s'élève en poussière lorsqu'on la foule.

"Si le changement climatique continue dans cette même direction, qu'est-ce qu'on fait" pour adapter la production viticole et continuer à faire de "grands vins"?, s'interroge Thomas Muré.

- "Expérimentation" -

Cette question, son père, René Muré, se l'est posée il y a plus d'une dizaine d'années lorsqu'il a constaté "que les dates de vendanges arrivaient de plus en plus tôt", explique l'oenologue.

Il fallait alors trouver le cépage idoine, capable de mûrir "un tout petit peu plus lentement", de supporter la chaleur mais aussi les "hivers froids" alsaciens.

Assez naturellement, la syrah a fini par s'imposer : en France, on retrouve ce cépage dans la vallée du Rhône, mais il est présent aussi en Suisse voisine, en Italie, en Grèce, en Afrique du Sud, au Liban ou encore en Australie, sous le nom de Shiraz.

En 2010, six rangs sont donc plantés sur le domaine, avec l'intention d'en étudier le comportement sur un terroir argilo-calcaire.

Une "expérimentation" tout autant qu'un "challenge" puisqu'il a fallu sacrifier autant de rangs de vigne et donc perdre leur production et les fruits de leurs ventes, explique Thomas Muré.

Douze ans et six millésimes plus tard, le cépage noir donne en moyenne 300 bouteilles par an (soit à peine "0,3%" de la production du domaine), une cuvée pour l'heure confidentielle, commercialisée principalement dans un cercle d'habitués du Clos Saint Landelin, sous la dénomination "Vin de France", sans référence à l'Alsace puisque la syrah n'est pas considérée comme un cépage alsacien, explique M. Muré.

"Au bout de dix ans" d'essais, "on se rend compte que c'est un vin" rouge "agréable à boire", avec un "côté salin et minéral", qui se gardera "dix, vingt ans sans problème", assure le viticulteur.

Il "a tout de suite beaucoup intéressé nos clients", sommeliers ou particuliers, tous curieux de "goûter la première syrah produite en Alsace", explique sa soeur, Véronique Muré, 46 ans.

"Il y a une demande", ce qui "nous a incités à passer" à une "vraie cuvée", avec la plantation "l'hiver dernier" d'une soixantaine d'ares de syrah supplémentaires, soit au total un peu moins de 70 ares, poursuit celle qui gère les aspects commerciaux et administratifs du Clos Saint Landelin.

- "Histoire de patience" -

Ces nouveaux plants devraient donner leur première récolte "d'ici cinq ou six ans", estime-t-elle. "La viticulture, c'est toujours une histoire de patience".

Au début, l'initiative a "surpris" le monde viticole alsacien, reconnaît Thomas, la syrah ne faisant pas partie des sept cépages alsaciens (pinots noir, blanc et gris, riesling, muscat, sylvaner et gewurztraminer).

Pour autant, la profession est très consciente "du changement climatique" et "tout le monde cherche des solutions", poursuit M. Muré. "Une poignée" de viticulteurs alsaciens leur a ainsi emboîté le pas pour planter également de la syrah, sans toutefois se lancer pour l'instant dans la commercialisation, glissent Thomas et Véronique.

Est-ce à dire qu'à terme, la syrah est appelée à se banaliser en Alsace? Difficile de s'avancer. Mais "si le réchauffement (climatique) continue, si on va dans la même direction que ces dernière années, alors la syrah a sa place en Alsace", veut croire Véronique.

O.Tse--ThChM