The China Mail - La mission BepiColombo amorce une arrivée à haut risque vers Mercure

USD -
AED 3.6725
AFN 63.000559
ALL 80.457093
AMD 364.26286
ANG 1.790365
AOA 917.999719
ARS 1516.020796
AUD 1.421262
AWG 1.8
AZN 1.703747
BAM 1.719271
BBD 2.021123
BDT 123.385271
BGN 1.683441
BHD 0.378322
BIF 3015.506057
BMD 1
BND 1.282238
BOB 11.967247
BRL 5.167297
BSD 1.003494
BTN 96.024226
BWP 13.645973
BYN 3.038502
BYR 19600
BZD 2.018222
CAD 1.410525
CDF 2309.999891
CHF 0.82405
CLF 0.024397
CLP 963.32995
CNY 6.71135
CNH 6.71495
COP 3288.88
CRC 455.322571
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.924335
CZK 21.453034
DJF 178.696847
DKK 6.56695
DOP 59.694539
DZD 133.960182
EGP 51.423997
ERN 15
ETB 163.912608
EUR 0.87845
FJD 2.24975
FKP 0.754629
GBP 0.755145
GEL 2.614989
GGP 0.754629
GHS 11.625096
GIP 0.754629
GMD 74.000256
GNF 8825.403802
GTQ 7.659717
GYD 209.949851
HKD 7.842625
HNL 26.934944
HRK 6.6228
HTG 131.167861
HUF 321.224503
IDR 17912
ILS 3.042105
IMP 0.754629
INR 95.906303
IQD 1314.638595
IRR 1374574.999728
ISK 121.229727
JEP 0.754629
JMD 158.109403
JOD 0.708991
JPY 158.176503
KES 129.550235
KGS 87.449801
KHR 4069.900318
KMF 432.999946
KPW 900.000318
KRW 1368.669769
KWD 0.30914
KYD 0.836289
KZT 446.228832
LAK 22485.935302
LBP 89536.891783
LKR 330.148377
LRD 173.10397
LSL 16.369989
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.406329
MAD 9.606146
MDL 17.761955
MGA 4409.185804
MKD 54.084346
MMK 2099.566963
MNT 3597.939506
MOP 8.107421
MRU 40.17914
MUR 48.117591
MVR 15.450336
MWK 1740.028568
MXN 17.525502
MYR 4.078905
MZN 63.910232
NAD 16.36963
NGN 1325.94969
NIO 36.927972
NOK 9.48942
NPR 153.640463
NZD 1.760855
OMR 0.384499
PAB 1.003538
PEN 3.387908
PGK 4.470678
PHP 62.741047
PKR 278.093308
PLN 3.846635
PYG 5947.478299
QAR 3.658363
RON 4.6333
RSD 103.188969
RUB 85.252219
RWF 1481.149407
SAR 3.760068
SBD 8.000512
SCR 13.860281
SDG 601.502977
SEK 9.91639
SGD 1.27951
SHP 0.755002
SLE 24.650009
SLL 20969.491881
SOS 573.472922
SRD 37.822496
STD 20697.981008
STN 21.535906
SVC 8.780419
SYP 13002.000254
SZL 16.365674
THB 33.3825
TJS 9.287209
TMT 3.51
TND 2.964119
TOP 2.40776
TRY 48.854902
TTD 6.820349
TWD 31.824497
TZS 2648.919876
UAH 45.041292
UGX 3903.815472
UYU 40.223974
UZS 11841.856581
VES 852.43145
VND 25997.5
VUV 118.51472
WST 2.751818
XAF 576.225518
XAG 0.015597
XAU 0.000233
XCD 2.70255
XCG 1.808584
XDR 0.707052
XOF 576.225518
XPF 104.837044
YER 236.649827
ZAR 16.377096
ZMK 9001.196392
ZMW 19.543175
ZWL 321.999592
SSP 5712.591861
MXV 1.986148
  • AEX

    -3.0000

    1107.93

    -0.27%

  • BEL20

    -71.4100

    5687.13

    -1.24%

  • PX1

    -31.8100

    8123.41

    -0.39%

  • ISEQ

    -108.3000

    14332.16

    -0.75%

  • OSEBX

    -2.3100

    2096.59

    -0.11%

  • PSI20

    -24.1400

    9632.44

    -0.25%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -90.3100

    4470.74

    -1.98%

  • N150

    -17.5700

    4267.43

    -0.41%

La mission BepiColombo amorce une arrivée à haut risque vers Mercure
La mission BepiColombo amorce une arrivée à haut risque vers Mercure / Photo: © AFP/Archives

La mission BepiColombo amorce une arrivée à haut risque vers Mercure

Après huit ans de voyage vers Mercure, la plus petite et la plus méconnue des planètes du Système solaire, la double-sonde européo-japonaise BepiColombo amorce jeudi une arrivée à haut risque vers sa destination finale.

Taille du texte:

Lancé en octobre 2018, l'engin de quatre tonnes a dû effectuer un parcours de plus de 10 milliards de km et neuf survols de planètes pour ajuster sa vitesse et sa trajectoire afin d'approcher la planète la plus proche du Soleil.

A partir d'avril, la sonde MPO (Mercury Planet Orbiter) de l'Agence spatiale européenne (ESA) doit l'étudier avec une précision inégalée, la frôlant à seulement 480 km de sa surface.

La sonde Mio (Mercury Magnetospheric Orbiter) de l'agence spatiale japonaise (Jaxa) s'intéressera, elle, à son environnement spatial et notamment à son champ magnétique, en suivant une orbite elliptique s'éloignant jusqu'à 11.000 km.

Mais avant cela, BepiColombo doit entamer une délicate phase d'arrivée de plusieurs mois, jalonnée d'opérations "à haut risque", a prévenu Ignacio Tanco, responsable des opérations des missions vers le système solaire interne à l'ESA, lors d'une conférence de presse.

L'environnement extrême de la planète - soumise à des températures allant de –180 à 450°C et à des rayonnements solaires intenses - rend l'insertion orbitale particulièrement périlleuse.

Une première étape cruciale sera, jeudi à 12H00 GMT (14H00 heure de Paris), la séparation des deux sondes - encore attachées ensemble - du module de transfert qui les a propulsées jusque-là.

"Ce sera l'équivalent d'un lancement. A ceci près que le véhicule se trouvera près d'une autre planète", à seulement 63 millions de km du Soleil et 200 millions de km de la Terre, a indiqué M. Tanco.

"A cette distance, toute opération en temps réel est impossible. Nous pouvons effectuer des vérifications depuis le sol, mais entre le moment où nous les réalisons et celui où la commande parvient au véhicule, au moins 32 minutes se sont écoulées et la situation peut avoir changé", a-t-il détaillé.

- Mystérieux "hollows" -

Le véhicule procèdera de manière autonome à la découpe des quatre pieds mécaniques qui relient les orbiteurs au module de transfert. Un mécanisme à ressort poussera doucement les deux sondes à distance, à une "vitesse de quelques centimètres par seconde".

De nombreux éléments seront alors testés pour la première fois: système électrique, contrôle thermique, système de contrôle d'attitude et d'orbite, propulsion...

Une nouvelle phase délicate interviendra fin novembre/début décembre avec la séparation des deux sondes qui rejoindront leurs orbites respectives.

"Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Il serait probablement plus facile d'énumérer les quelques éléments qui ne peuvent pas mal tourner", a estimé M. Tanco. Mais "nous disposons de la flexibilité et des capacités nécessaires pour réagir et nous adapter", a-t-il assuré.

Avec ses seize instruments pour un budget de 1,7 milliard d'euros, la mission pourra alors "offrir à l'humanité et à la communauté scientifique des vues inédites de Mercure et ouvrir un nouveau chapitre dans notre compréhension du Système solaire", s'est enthousiasmée Santa Martinez, responsable de la mission BepiColombo à l'ESA.

Car la petite planète, survolée pour la première fois en 1974 par la sonde Mariner 10 puis en 2011 par MESSENGER, reste énigmatique.

BepiColombo étudiera son atmosphère très ténue, appelée exosphère. Et son champ magnétique, qu'elle est - hormis la Terre - la seule planète rocheuse du Système solaire à posséder.

En cartographiant toute sa surface en très haute résolution, les scientifiques veulent mieux comprendre son activité volcanique passée, son étonnante densité et vérifier si, comme des indices le laissent penser, ses pôles éternellement plongés dans l'ombre renferment de la glace d'eau.

Ils espèrent aussi percer le mystère des structures uniques de Mercure appelées "hollows". Découvertes par MESSENGER, "ces dépressions à la surface de la planète donnent l'impression que celle-ci est progressivement rongée et semblent être liées à la présence de substances volatiles qui s'évaporent ou se subliment (passent de l'état solide à gazeux, ndlr) très facilement", a expliqué Geraint Jones, chef de projet scientifique de la mission.

"Fondamentalement, nous voulons comprendre les origines de cette planète et la manière dont elle est devenue ce qu'elle est. En étudiant davantage ces corps célestes, nous apprenons aussi comment notre propre planète s'est formée et est devenue telle que nous la connaissons aujourd'hui", a souligné le scientifique.

C.Mak--ThChM