The China Mail - Le réchauffement climatique pourrait provoquer un "débordement viral" depuis l'Arctique

USD -
AED 3.672499
AFN 64.999685
ALL 81.652501
AMD 376.168126
ANG 1.79008
AOA 916.999698
ARS 1431.790169
AUD 1.42709
AWG 1.8025
AZN 1.701218
BAM 1.654023
BBD 2.008288
BDT 121.941731
BGN 1.67937
BHD 0.375914
BIF 2954.881813
BMD 1
BND 1.269737
BOB 6.889932
BRL 5.217395
BSD 0.997082
BTN 90.316715
BWP 13.200558
BYN 2.864561
BYR 19600
BZD 2.005328
CAD 1.36749
CDF 2200.000154
CHF 0.776259
CLF 0.021803
CLP 860.889893
CNY 6.93895
CNH 6.92969
COP 3699.522179
CRC 494.312656
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.2513
CZK 20.500702
DJF 177.555076
DKK 6.32116
DOP 62.928665
DZD 129.553047
EGP 46.768515
ERN 15
ETB 155.0074
EUR 0.84645
FJD 2.209503
FKP 0.73461
GBP 0.735024
GEL 2.695011
GGP 0.73461
GHS 10.957757
GIP 0.73461
GMD 72.999747
GNF 8752.167111
GTQ 7.647681
GYD 208.609244
HKD 7.813602
HNL 26.338534
HRK 6.376098
HTG 130.618631
HUF 319.803498
IDR 16855.5
ILS 3.110675
IMP 0.73461
INR 90.57645
IQD 1306.186308
IRR 42125.000158
ISK 122.710294
JEP 0.73461
JMD 156.057339
JOD 0.70905
JPY 157.680499
KES 128.622775
KGS 87.450187
KHR 4023.848789
KMF 419.000361
KPW 899.990005
KRW 1463.804285
KWD 0.30721
KYD 0.830902
KZT 493.331642
LAK 21426.698803
LBP 89293.839063
LKR 308.47816
LRD 187.449786
LSL 16.086092
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.314009
MAD 9.153622
MDL 17.000296
MGA 4426.402808
MKD 52.129054
MMK 2099.624884
MNT 3567.867665
MOP 8.023933
MRU 39.425769
MUR 46.059684
MVR 15.45001
MWK 1728.952598
MXN 17.254972
MYR 3.947503
MZN 63.750379
NAD 16.086092
NGN 1366.980298
NIO 36.694998
NOK 9.675195
NPR 144.506744
NZD 1.662954
OMR 0.383441
PAB 0.997082
PEN 3.354899
PGK 4.275868
PHP 58.510975
PKR 278.812127
PLN 3.57034
PYG 6588.016407
QAR 3.634319
RON 4.310404
RSD 99.268468
RUB 76.85146
RWF 1455.283522
SAR 3.748738
SBD 8.058149
SCR 13.84955
SDG 601.49594
SEK 9.020445
SGD 1.273029
SHP 0.750259
SLE 24.449691
SLL 20969.499267
SOS 568.818978
SRD 37.818031
STD 20697.981008
STN 20.719692
SVC 8.724259
SYP 11059.574895
SZL 16.08271
THB 31.534994
TJS 9.342721
TMT 3.505
TND 2.891792
TOP 2.40776
TRY 43.6125
TTD 6.752083
TWD 31.589868
TZS 2577.445135
UAH 42.828111
UGX 3547.71872
UYU 38.538627
UZS 12244.069517
VES 377.985125
VND 25950
VUV 119.182831
WST 2.73071
XAF 554.743964
XAG 0.012866
XAU 0.000201
XCD 2.70255
XCG 1.797032
XDR 0.689923
XOF 554.743964
XPF 100.858387
YER 238.382409
ZAR 16.04375
ZMK 9001.193234
ZMW 18.570764
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

Le réchauffement climatique pourrait provoquer un "débordement viral" depuis l'Arctique
Le réchauffement climatique pourrait provoquer un "débordement viral" depuis l'Arctique / Photo: © Graham COLBY/AFP

Le réchauffement climatique pourrait provoquer un "débordement viral" depuis l'Arctique

Le réchauffement climatique pourrait provoquer un "débordement viral" depuis l'Arctique, où des virus jusqu'ici préservés dans la glace pourraient entrer en contact avec de nouveaux hôtes dans d'autres environnements, selon une étude publiée mercredi.

Taille du texte:

Les virus ont besoin d'un hôte (humain, animal, plante ou mousse) pour se répliquer et se diffuser, en utilisant au besoin un hôte dépourvu d'immunité, comme l'a montré la récente pandémie de Covid-19 avec l'Homme.

Des scientifiques canadiens ont cherché à savoir si le changement climatique pourrait favoriser un tel scénario dans l'environnement arctique du lac Hazen. Situé à l'extrême nord du Canada, c'est le plus grand lac situé au-delà du cercle arctique.

Les chercheurs ont prélevé des échantillons du lit d'une rivière qui l'alimente à la fonte des glaces pendant l'été, ainsi que du fond du lac. Ce qui a nécessité de forer deux mètres de glace avant d'atteindre le fond des eaux glacées du lac, à presque 300 mètres.

A l'aide de cordes, une moto des neiges a ensuite hissé les sédiments, qui ont été séquencés pour leur ADN et ARN, le code génétique et l'outil de réplication du vivant.

"Cela nous a permis de déterminer quels virus se trouvaient dans un environnement donné, et quels hôtes potentiels s'y trouvaient aussi", a expliqué à l'AFP Stéphane Aris-Brosou, professeur associé au département de biologie de l'Université d'Ottawa, qui a supervisé l'étude.

L'équipe a ensuite cherché à savoir dans quelle mesure les virus étaient susceptibles de changer d'hôte, en examinant l'équivalent de leurs arbres généalogiques respectifs.

- Arrivée de nouveaux hôtes -

"Nous avons cherché à mesurer à quel point ces arbres (généalogiques) étaient similaires", a expliqué Audrée Lemieux, de l'Université de Montréal, première autrice de l'étude.

Des généalogies similaires suggèrent que le virus a évolué avec son hôte, alors que des différences indiquent qu'il a pu changer d'hôte. Et s'il l'a fait au moins une fois, il est susceptible de recommencer.

Les analyses ont montré de grandes différences dans les arbres généalogiques des virus et de leurs hôtes dans les sédiments extraits du fond du lac.

Ces différences étaient moins prononcées dans le lit de la rivière alimentant le lac. Les chercheurs supposent que l'eau de fonte des glaciers érode les sédiments du lit, limitant ainsi les interactions entre les virus et des hôtes potentiels.

En revanche, l'accélération de la fonte des glaciers alimentant le lac a aussi accru la quantité de sédiments qui y est transportée.

"Cela va mettre en contact des hôtes et des virus qui ne l'auraient pas été normalement", a dit Audrée Lemieux.

Les auteurs de l'étude, publiée dans la revue de recherches biologiques de la Royal Society, "Proceedings B", ont pris soin de préciser qu'ils ne prévoient pas pour autant de débordement viral ou une pandémie.

"La probabilité d'évènements dramatiques reste très faible", selon Audrée Lemieux. Mais selon les chercheurs, le risque pourrait s'accroître avec la poursuite du réchauffement climatique, car de nouveaux hôtes pourraient s'aventurer dans des régions auparavant inhospitalières.

"Il pourrait s'agir aussi bien de tiques ou de moustiques ou d'autres animaux, mais aussi des bactéries et des virus", selon Audrée Lemieux.

La possibilité d'un débordement est "complètement imprévisible, et ses conséquences aussi, allant d'un caractère bénin jusqu'à une vraie pandémie", a-t-elle ajouté.

U.Chen--ThChM