The China Mail - Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre

USD -
AED 3.672495
AFN 64.999763
ALL 81.625579
AMD 376.069532
ANG 1.79008
AOA 917.000403
ARS 1431.789842
AUD 1.421515
AWG 1.8025
AZN 1.702537
BAM 1.653513
BBD 2.007634
BDT 121.904102
BGN 1.67937
BHD 0.37579
BIF 2953.907545
BMD 1
BND 1.269318
BOB 6.887864
BRL 5.217405
BSD 0.996754
BTN 90.287318
BWP 13.196206
BYN 2.863641
BYR 19600
BZD 2.004675
CAD 1.36544
CDF 2199.999477
CHF 0.775545
CLF 0.021803
CLP 860.890073
CNY 6.93895
CNH 6.92949
COP 3698.552538
CRC 494.149674
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.226859
CZK 20.476295
DJF 177.497284
DKK 6.3133
DOP 62.907917
DZD 129.510331
EGP 46.709214
ERN 15
ETB 154.956292
EUR 0.845295
FJD 2.2095
FKP 0.73461
GBP 0.734445
GEL 2.694984
GGP 0.73461
GHS 10.954515
GIP 0.73461
GMD 73.000349
GNF 8749.281391
GTQ 7.645676
GYD 208.546633
HKD 7.812795
HNL 26.32985
HRK 6.370901
HTG 130.575564
HUF 319.315029
IDR 16855.5
ILS 3.110675
IMP 0.73461
INR 90.596505
IQD 1305.783237
IRR 42125.000158
ISK 122.710061
JEP 0.73461
JMD 156.005884
JOD 0.709013
JPY 156.873501
KES 128.583084
KGS 87.449916
KHR 4022.522066
KMF 418.999878
KPW 899.990005
KRW 1463.55987
KWD 0.30721
KYD 0.830649
KZT 493.181492
LAK 21420.177374
LBP 89265.15222
LKR 308.384271
LRD 187.388774
LSL 16.081196
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.311954
MAD 9.150874
MDL 16.995122
MGA 4424.943357
MKD 52.112968
MMK 2099.624884
MNT 3567.867665
MOP 8.021457
MRU 39.412769
MUR 46.060328
MVR 15.450219
MWK 1728.382537
MXN 17.24841
MYR 3.947501
MZN 63.750198
NAD 16.081196
NGN 1366.980415
NIO 36.683054
NOK 9.668785
NPR 144.459098
NZD 1.657955
OMR 0.383316
PAB 0.996783
PEN 3.353863
PGK 4.274458
PHP 58.510996
PKR 278.720199
PLN 3.56421
PYG 6585.872079
QAR 3.633366
RON 4.310401
RSD 99.237835
RUB 76.766994
RWF 1454.803693
SAR 3.750204
SBD 8.058149
SCR 13.844983
SDG 601.497023
SEK 8.99921
SGD 1.27058
SHP 0.750259
SLE 24.449688
SLL 20969.499267
SOS 568.631429
SRD 37.818029
STD 20697.981008
STN 20.712861
SVC 8.721604
SYP 11059.574895
SZL 16.077407
THB 31.535024
TJS 9.339838
TMT 3.505
TND 2.891035
TOP 2.40776
TRY 43.562775
TTD 6.749999
TWD 31.589886
TZS 2576.595313
UAH 42.81399
UGX 3546.653929
UYU 38.528689
UZS 12240.29117
VES 377.985125
VND 25950
VUV 119.182831
WST 2.73071
XAF 554.561056
XAG 0.012553
XAU 0.000199
XCD 2.70255
XCG 1.796485
XDR 0.689696
XOF 554.561056
XPF 100.827264
YER 238.397265
ZAR 16.001115
ZMK 9001.202214
ZMW 18.56472
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre
Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre / Photo: © AFP

Les négociations climatiques de la COP27 au bord du gouffre

Les négociations de la COP27 en Egypte semblaient sur le point de s'effondrer samedi matin après d'âpres discussions nocturnes, l'UE se déclarant prête à partir sans entente plutôt que d'accepter "un mauvais accord" supposant une remise en cause "inacceptable" des engagements sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre.

Taille du texte:

"Plutôt pas d'accord qu'un mauvais accord", a lancé le vice-président de la Commission Frans Timmermans devant la presse.

"Nous sommes inquiets de certaines des choses que nous avons vues et entendues au cours des dernières 12 heures", a-t-il dit, ajoutant que l'objectif des Européens était de garder "en vie" la limite de réchauffement de 1,5°C, objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris.

"A ce stade, la présidence égyptienne remet en cause les acquis de Paris et de Glasgow sur la baisse des émissions. C'est inacceptable pour la France et les pays de l'UE", avait-on dit peu avant dans l'entourage de la ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

La présidence égyptienne s'est défendue, déclarant que la "grande majorité" des pays trouve les propositions "équilibrées".

Le ministre égyptien des Affaire étrangères Sameh Choukri a renvoyé les parties à leurs responsabilités, appelant à la "flexibilité" et indiquant qu'il allait consulter le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, présent à Charm el-Cheikh.

Pierre angulaire de la lutte contre le changement climatique, l'accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement de la planète "nettement en-dessous de 2°C" par rapport à l'ère pré-industrielle, et si possible à 1,5°C. Cette ambition avait été réaffirmée lors de la COP26 de Glasgow l'an dernier.

- Timides avancées -

Cette 27e conférence internationale sur le climat a été prolongée d'au moins une journée en l'absence d'accord sur plusieurs points de contentieux.

Les négociateurs de près de 200 pays réunis dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh ont tenté d'avancer toute la nuit sur les points les plus difficiles, comme le sort des énergies fossiles ou la compensation des dégâts déjà occasionnés par le changement climatique, les "pertes et dommages".

La présidence égyptienne, critiquée pour le retard pris dans ces complexes négociations sur le climat sous l'égide de l'ONU, avait promis vendredi, jour théorique de fin des négociations, de prendre les choses en main.

"On ne peut pas se permettre d'avoir autant de sujets de négociation qui restent sans issue jusqu'à la prochaine COP", avait estimé Manuel Pulgar-Vidal, du WWF.

En plus des heurts nocturnes sur la limite de hausse de la température moyenne de la planète par rapport à l'ère pré-industrielle, l'une des questions les plus complexes reste celle des "pertes et dommages".

Ce sujet des dégâts déjà occasionnés par le changement climatiques est plus que jamais au centre des débats après les inondations historiques qui ont frappé le Pakistan et le Nigeria, et pour lesquels les pays en développement réclament un fonds dédié.

Sur ce point, de timides avancées ont cependant eu lieu.

Les "facilitateurs" de ce dossier au centre des frictions Nord-Sud ont publié une proposition de résolution sur la question, avec trois options, dont une actant le principe de création d'un fonds dont le fonctionnement exact sera ensuite déterminé.

Option jugée vendredi acceptable "avec quelques changements" par Sherry Rehman, ministre pakistanaise du Changement climatique et présidente en exercice du puissant groupe de négociation G77+Chine, qui compte plus de 130 pays.

- Risque d'emballement incontrôlable -

Les pays riches étaient depuis des années très réticents à l'idée d'un financement spécifique, mais l'Union européenne a fait une ouverture jeudi en acceptant le principe d'un "fonds de réponse aux pertes et dommages", réservé aux "plus vulnérables" sur une "base de contributeurs élargie", sous entendu à la Chine, qui s'est considérablement enrichie en trente ans.

L'offre européenne a été saluée comme "une concession et une percée majeures" par Seve Paeniu, ministre des Finances du petit archipel pacifique de Tuvalu, menacé par la montée des eaux.

Mais ni la Chine ni les Etats-Unis n'ont fait connaître leur position dans l'immédiat.

L'avenir des énergies fossiles, dont l'utilisation depuis la révolution industrielle est essentiellement responsable du réchauffement de la planète, fait également l'objet de tractations intenses.

Un projet de texte final publié par la présidence égyptienne ne marque pas d'avancées sur ce point, même s'il souligne pour la première fois la nécessité d'accélérer dans les énergies renouvelables.

Les engagements actuels des différents pays sont loin de permettre de tenir l'objectif de 1,5°C. Selon les analyses de l'ONU, ils permettent au mieux de limiter le réchauffement à 2,4°C d'ici la fin du siècle, menant l'humanité vers le risque que des points de bascule irréversibles soient atteints et provoquent un emballement incontrôlable du dérèglement climatique.

N.Wan--ThChM