The China Mail - La COP27 se termine sur un bilan contrasté

USD -
AED 3.672497
AFN 65.49315
ALL 80.679645
AMD 366.288928
ANG 1.790164
AOA 916.999794
ARS 1492.4793
AUD 1.41854
AWG 1.8
AZN 1.69364
BAM 1.696374
BBD 2.01504
BDT 123.207827
BGN 1.697048
BHD 0.377301
BIF 2991.001149
BMD 1
BND 1.280135
BOB 11.800369
BRL 5.1874
BSD 1.000494
BTN 95.325328
BWP 13.468235
BYN 2.988078
BYR 19600
BZD 2.012178
CAD 1.39489
CDF 2275.000009
CHF 0.813955
CLF 0.023232
CLP 914.350182
CNY 6.74385
CNH 6.74612
COP 3147.91
CRC 454.496173
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.636864
CZK 21.026594
DJF 178.163462
DKK 6.488215
DOP 58.416636
DZD 133.063978
EGP 50.243801
ERN 15
ETB 161.833944
EUR 0.86789
FJD 2.215903
FKP 0.740201
GBP 0.74125
GEL 2.609608
GGP 0.740201
GHS 11.455112
GIP 0.740201
GMD 74.000011
GNF 8788.949845
GTQ 7.633694
GYD 209.352652
HKD 7.845585
HNL 26.817009
HRK 6.537502
HTG 130.869412
HUF 316.309497
IDR 17877.6
ILS 2.983505
IMP 0.740201
INR 95.379296
IQD 1310.654981
IRR 1374624.99952
ISK 123.240166
JEP 0.740201
JMD 158.387073
JOD 0.709016
JPY 159.3595
KES 129.197256
KGS 87.450004
KHR 4051.504677
KMF 428.000221
KPW 900.000074
KRW 1417.150131
KWD 0.30912
KYD 0.833785
KZT 465.845863
LAK 22573.692359
LBP 89594.462731
LKR 334.433424
LRD 181.588728
LSL 16.166066
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.381133
MAD 9.293065
MDL 17.343863
MGA 4305.533269
MKD 53.364038
MMK 2099.846019
MNT 3597.969266
MOP 8.086666
MRU 39.989592
MUR 47.150108
MVR 15.459869
MWK 1734.876641
MXN 17.061504
MYR 4.087504
MZN 63.896392
NAD 16.165786
NGN 1362.609742
NIO 36.819394
NOK 9.498595
NPR 152.519028
NZD 1.714811
OMR 0.384486
PAB 1.000494
PEN 3.381269
PGK 4.425266
PHP 61.365963
PKR 277.903301
PLN 3.738125
PYG 5970.006852
QAR 3.647624
RON 4.5463
RSD 101.806003
RUB 82.898963
RWF 1473.717079
SAR 3.768513
SBD 8.064941
SCR 13.793133
SDG 600.502229
SEK 9.58681
SGD 1.28036
SHP 0.740866
SLE 24.549676
SLL 20969.495167
SOS 571.758165
SRD 37.670017
STD 20697.981008
STN 21.250298
SVC 8.75418
SYP 13001.999859
SZL 16.149806
THB 33.123963
TJS 9.254468
TMT 3.5
TND 2.937771
TOP 2.40776
TRY 47.774635
TTD 6.785291
TWD 32.1965
TZS 2649.997992
UAH 44.704688
UGX 3711.397434
UYU 40.271134
UZS 11963.328534
VES 765.39826
VND 26037.5
VUV 118.594628
WST 2.730779
XAF 568.945344
XAG 0.015388
XAU 0.000228
XCD 2.70255
XCG 1.803137
XDR 0.707585
XOF 568.947811
XPF 103.439901
YER 237.149939
ZAR 16.167601
ZMK 9001.19594
ZMW 18.829417
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.0000

    1115.31

    +0.27%

  • BEL20

    -12.5900

    5710.77

    -0.22%

  • PX1

    19.9500

    8695.28

    +0.23%

  • ISEQ

    -14.4500

    14438.31

    -0.1%

  • OSEBX

    5.3600

    2067.35

    +0.26%

  • PSI20

    25.0400

    9298.78

    +0.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    56.5500

    4373.02

    +1.31%

  • N150

    4.7700

    4340.79

    +0.11%

La COP27 se termine sur un bilan contrasté
La COP27 se termine sur un bilan contrasté / Photo: © AFP

La COP27 se termine sur un bilan contrasté

Après des négociations longues et difficiles qui ont largement débordé du calendrier prévu, la COP27 s'est terminée dimanche à l'aube après avoir adopté un texte très disputé sur l'aide aux pays pauvres affectés par le changement climatique mais sans nouvelles ambitions pour la baisse des gaz à effet de serre.

Taille du texte:

Après plus de deux semaines, la grande conférence sur le climat de l'ONU a pris fin avec plus d'un jour de retard sur le calendrier prévu, ce qui en fait l'une des COP les plus longues de l'histoire.

"Ca n'a pas été facile" mais "nous avons finalement rempli notre mission", a souligné le président égyptien de la conférence Sameh Choukri.

Une déclaration finale fruit de nombreux compromis a été finalement adoptée, appelant à une réduction "rapide" des émissions mais sans ambition nouvelle par rapport à la dernière COP de Glasgow en 2021.

"Nous devons drastiquement réduire les émissions maintenant --et c'est une question à laquelle cette COP n'a pas répondu", a regretté le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, à l'issue de la conférence climatique.

Dans la foulée, l'Union européenne s'est dite "déçue" par l'accord sur les émissions.

Cette édition a en revanche été marquée par l'adoption d'une résolution emblématique, qualifiée d'historique par ses promoteurs, sur la compensation des dégâts causés par le changement climatique déjà subis par les pays les plus pauvres.

Ce dossier des "pertes et dommages" climatiques des pays pauvres avait failli faire dérailler la conférence, avant de faire l'objet d'un texte de compromis de dernière minute qui laisse de nombreuses questions en suspens, mais acte le principe de la création d'un fonds financier spécifique.

"Les pertes et dommages dans les pays vulnérables ne peuvent désormais plus être ignorés même si certains pays développés avaient décidé d'ignorer nos souffrances", a salué la jeune militante ougandaise Vanessa Nakate.

- Recul critiqué -

Le texte sur les réductions d'émissions a été également très disputé, de nombreux pays dénonçant ce qu'ils considéraient comme un recul sur les ambitions définies lors de précédentes conférences.

Notamment sur l'objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris, contenir le réchauffement à 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, qui est toutefois réaffirmé dans la décision finale.

Les engagements actuels des pays signataires de l'accord ne permettent pas de tenir cet objectif, ni même celui de contenir l'élévation de la température à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, quand les humains ont commencé à utiliser en masse les énergies fossiles responsables du réchauffement climatique.

Ces engagements, en admettant qu'ils soient intégralement tenus, mettraient au mieux le monde sur la trajectoire de +2,4°C à la fin du siècle et, au rythme actuel des émissions, sur celle d'un catastrophique +2,8°C.

Or, à près de 1,2°C de réchauffement actuellement, les impacts dramatiques du changement climatique se multiplient déjà.

L'année 2022 en a été l'illustration, avec son cortège de sécheresses, méga-feux et inondations dévastatrices, impactant récoltes et infrastructures.

Les coûts de ces événements extrêmes s'envolent également: la Banque mondiale a ainsi estimé à 30 milliards de dollars le coût des inondations qui ont laissé un tiers du territoire pakistanais sous l'eau pendant des semaines et fait des millions de sinistrés.

Les pays pauvres, souvent parmi les plus exposés mais qui sont généralement très peu responsables du réchauffement, réclamaient depuis des années un financement des "pertes et dommages" qu'ils subissent.

- "Suspects habituels" -

La bataille ne s'achèvera pas avec l'adoption de la résolution de Charm el-Cheikh puisque celle-ci reste volontairement vague sur certains points controversés.

Les détails opérationnels doivent être définis pour adoption à la prochaine COP, fin 2023 aux Emirats arabes unis, promettant de nouveaux affrontements. Notamment sur la question des contributeurs, les pays développés insistant pour que la Chine en fasse partie.

Autre sujet qui a secoué la COP: les ambitions de réductions d'émissions.

De nombreux pays ont estimé que les textes proposés par la présidence égyptienne constituaient un retour en arrière sur les engagements d'en relever régulièrement le niveau pris à Glasgow.

"Cette COP a affaibli les obligations pour les pays de présenter des engagements nouveaux et plus ambitieux", a regretté Laurence Tubiana, architecte des accords de Paris de 2015.

Sans compter la question de la réduction de l'usage des énergies fossiles, à l'origine du réchauffement mais à peine mentionnées dans la plupart des textes sur le climat.

Le charbon avait été cité en 2021 après de rudes échanges mais à Charm el-Cheikh les "suspects habituels", selon l'expression d'un délégué, s'y sont une nouvelle fois opposés pour le pétrole et le gaz. Arabie saoudite, Iran ou Russie sont les noms de pays les plus souvent avancés.

Le développement des renouvelables fait cependant l'objet d'une mention inédite aux côtés des énergies à "basses émissions", expression généralement appliquée au nucléaire.

P.Deng--ThChM