The China Mail - 10 Septembre : Blocage en vue

USD -
AED 3.673042
AFN 64.000368
ALL 81.264432
AMD 360.340403
ANG 1.789785
AOA 917.000367
ARS 1545.506907
AUD 1.457418
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.75029
BBD 2.013844
BDT 124.537437
BGN 1.747831
BHD 0.377772
BIF 2991.837758
BMD 1
BND 1.281347
BOB 11.99429
BRL 5.497604
BSD 0.999897
BTN 93.858629
BWP 13.774679
BYN 2.994523
BYR 19600
BZD 2.011053
CAD 1.41288
CDF 2315.000362
CHF 0.820095
CLF 0.024862
CLP 978.510396
CNY 6.688504
CNH 6.67222
COP 3244.78
CRC 453.465426
CUC 1
CUP 23.998962
CVE 98.678647
CZK 21.83704
DJF 177.720393
DKK 6.70758
DOP 60.760377
DZD 136.369631
EGP 53.824304
ERN 15
ETB 164.116992
EUR 0.89729
FJD 2.265604
FKP 0.741654
GBP 0.748912
GEL 2.60504
GGP 0.741654
GHS 11.683738
GIP 0.741654
GMD 74.503851
GNF 8856.154607
GTQ 7.64085
GYD 209.627114
HKD 7.839565
HNL 26.875436
HRK 6.76901
HTG 131.052321
HUF 326.029504
IDR 18109.35
ILS 3.18593
IMP 0.741654
INR 93.95675
IQD 1515.921743
IRR 1891353.000352
ISK 122.730386
JEP 0.741654
JMD 158.687685
JOD 0.70904
JPY 158.23504
KES 129.880385
KGS 87.447804
KHR 4073.961373
KMF 441.00035
KPW 899.999961
KRW 1362.590383
KWD 0.31094
KYD 0.833408
KZT 448.201333
LAK 22494.272623
LBP 89542.808303
LKR 332.502562
LRD 169.993019
LSL 16.535754
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398697
MAD 9.7739
MDL 17.8737
MGA 4543.684976
MKD 55.217614
MMK 2099.952938
MNT 3601.972253
MOP 8.072028
MRU 40.368171
MUR 47.030378
MVR 15.455039
MWK 1733.939535
MXN 18.634185
MYR 4.058704
MZN 63.910377
NAD 16.536864
NGN 1347.090377
NIO 36.79922
NOK 9.46256
NPR 150.173627
NZD 1.804645
OMR 0.384498
PAB 0.999964
PEN 3.444468
PGK 4.556905
PHP 63.100504
PKR 276.535369
PLN 3.940875
PYG 6249.384815
QAR 3.654602
RON 4.789804
RSD 105.542038
RUB 82.000386
RWF 1475.916015
SAR 3.754695
SBD 8.051718
SCR 14.047318
SDG 601.503676
SEK 9.893265
SGD 1.28278
SHP 0.745545
SLE 22.910371
SLL 20969.504398
SOS 571.446471
SRD 37.583504
STD 20697.981008
STN 21.925605
SVC 8.748764
SYP 13001.999685
SZL 16.531226
THB 33.545038
TJS 9.224126
TMT 3.51
TND 2.991995
TOP 2.40776
TRY 50.15585
TTD 6.780829
TWD 32.784204
TZS 2642.503628
UAH 45.297
UGX 4089.81484
UYU 40.226773
UZS 11931.108854
VES 893.769038
VND 25582.5
VUV 119.513361
WST 2.778515
XAF 588.583931
XAG 0.01927
XAU 0.00024634941
XCD 2.70255
XCG 1.801976
XDR 0.707052
XOF 588.583931
XPF 106.728476
YER 236.175037
ZAR 16.54567
ZMK 9001.203584
ZMW 20.318702
ZWL 321.999592
SSP 5745.196153
MXV 2.096419
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%


10 Septembre : Blocage en vue




La rentrée sociale s’annonce explosive. Un appel à « tout bloquer » le mercredi 10 septembre circule depuis le cœur de l’été et a pris de l’ampleur à mesure que la contestation des orientations budgétaires du gouvernement grandissait. Né hors des structures traditionnelles, le mot d’ordre fédère une mosaïque de collectifs et de soutiens politiques, tandis que les grandes organisations syndicales calibrent encore leur participation. Objectif affiché des initiateurs : créer un rapport de force national contre les coupes annoncées pour 2026. 

Au centre du brasier, les annonces du Premier ministre : un plan d’environ 44 milliards d’euros d’économies et de hausses de recettes pour 2026, assorti de mesures symboliquement explosives comme la suppression de deux jours fériés (lundi de Pâques et 8 Mai). Face au tollé, l’exécutif assure désormais que ces mesures sont « discutables et amendables », sans renoncer au cap d’ensemble. L’absence de majorité absolue à l’Assemblée rend l’équation politique d’autant plus incertaine. 

Le climat d’opinion renforce la dynamique : selon une enquête récente, une large majorité de Français se dit favorable à des manifestations contre le budget, et une part significative approuve même l’idée d’un « blocage » le 10 septembre. Dans le même temps, une autre mesure phare – la suppression de deux jours fériés – suscite un rejet massif, au-delà des clivages politiques. 


Côté transports, le 10 septembre pourrait être la journée de vérité. À la SNCF, un syndicat représentatif appelle déjà à une grève « massive », tandis que d’autres centrales doivent arrêter leur position début septembre. En Île-de-France, aucune prévision officielle n’a encore été publiée, mais des perturbations sont jugées possibles si le mouvement se propage dans les réseaux ferrés et de surface. 

La conflictualité dépasse le rail. Des appels à la mobilisation émergent ou s’additionnent dans la santé, l’éducation et les services essentiels. Le secteur éducatif connaît déjà une séquence de grèves à la rentrée ; des actions de personnels hospitaliers et de pharmacies se superposent localement, augurant d’un maillage de perturbations plutôt qu’un « blackout » uniforme. Certaines corporations prévoient d’ailleurs des temps forts à d’autres dates – les taxis, par exemple, se projettent sur le 5 septembre – ce qui pourrait créer un effet de cloche prolongé sur la vie quotidienne. 

Sur le terrain politique, la gauche multiplie les signaux de ralliement au mot d’ordre, sans effacer des nuances stratégiques ; des figures de premier plan marquent leurs distances sur l’idée d’« accompagner » un blocage total. Cette prudence coexiste avec une montée en pression au Parlement, où l’exécutif envisage un vote de confiance et affronte déjà la menace de motions hostiles. 

Concrètement, que faut-il attendre le 10 septembre ? Une journée « à géométrie variable » : des difficultés de circulation si les cheminots élargissent la grève, des retards ou annulations ponctuels dans les TER et TGV, des réseaux urbains dégradés selon les dépôts mobilisés, des écoles et services publics tournant au ralenti dans les territoires où la mobilisation sera forte, et des rassemblements concentrés autour des gares, dépôts, zones logistiques et préfectures. Les perturbations pourraient débuter dès l’aube et s’étirer en soirée, avec des effets de bord le lendemain en cas de reprise progressive. 

L’issue dépendra de deux inconnues : la capacité des initiateurs à entraîner massivement les salariés au-delà des cercles militants, et les signaux que le gouvernement enverra d’ici là. Un infléchissement clair sur les mesures les plus impopulaires pourrait fissurer le front du « tout bloquer » ; à l’inverse, une crispation autour de la trajectoire d’économies alimenterait la convergence des colères. Dans tous les cas, le 10 septembre s’annonce comme un test grandeur nature de la rentrée sociale et du rapport de force budgétaire.