The China Mail - Macron face à l'attaque

USD -
AED 3.67295
AFN 65.497429
ALL 80.778943
AMD 366.250154
AOA 918.000204
ARS 1499.654103
AUD 1.422273
AWG 1.8
AZN 1.701473
BAM 1.694243
BBD 2.013626
BDT 123.754743
BHD 0.37711
BIF 2990
BMD 1
BND 1.281981
BOB 12.092258
BRL 5.123799
BSD 0.999753
BTN 95.145446
BWP 13.521485
BYN 2.960018
BYR 19600
BZD 2.010681
CAD 1.401065
CDF 2260.000352
CHF 0.812697
CLF 0.023195
CLP 915.879602
CNY 6.74905
CNH 6.749745
COP 3160.11
CRC 454.762008
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.150269
CZK 21.036498
DJF 177.720014
DKK 6.48755
DOP 58.293309
DZD 133.070995
EGP 49.688897
ERN 15
ETB 161.364703
EUR 0.867801
FJD 2.214902
FKP 0.742819
GBP 0.743265
GEL 2.61504
GGP 0.742819
GHS 11.735003
GIP 0.742819
GMD 73.999812
GNF 8779.999627
GTQ 7.628337
GYD 209.158083
HKD 7.84445
HNL 26.796086
HRK 6.538601
HTG 130.718954
HUF 317.007503
IDR 17911
ILS 3.007702
IMP 0.742819
INR 95.31445
IQD 1310.5
IRR 1374849.999511
ISK 123.600857
JEP 0.742819
JMD 158.474679
JOD 0.708969
JPY 158.44399
KES 129.380069
KGS 87.450281
KHR 4053.506089
KMF 427.000278
KRW 1423.301128
KWD 0.30967
KYD 0.833171
KZT 468.495939
LAK 22602.497564
LBP 89549.999598
LKR 335.825291
LRD 181.62495
LSL 16.339905
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.369699
MAD 9.3295
MDL 17.39541
MGA 4298.392651
MKD 53.301108
MMK 2099.443841
MNT 3595.840223
MOP 8.078327
MRU 40.100465
MUR 46.940358
MVR 15.460211
MWK 1735.999956
MXN 17.215799
MYR 4.090898
MZN 63.899893
NAD 16.340003
NGN 1362.890126
NIO 36.790312
NOK 9.54206
NPR 152.231048
NZD 1.70381
OMR 0.384467
PAB 0.999749
PEN 3.37939
PGK 4.41709
PHP 60.790101
PKR 277.55765
PLN 3.73318
PYG 5946.889469
QAR 3.654602
RON 4.561295
RSD 101.896027
RUB 83.002348
RWF 1468.660802
SAR 3.755132
SBD 8.068348
SCR 14.420084
SDG 600.499395
SEK 9.511515
SGD 1.283802
SLE 24.573613
SOS 571.386496
SRD 37.866497
STD 20697.981008
STN 21.223422
SVC 8.747553
SZL 16.339854
THB 33.119965
TJS 9.222706
TMT 3.505
TND 2.932323
TRY 47.642103
TTD 6.768972
TWD 32.2499
TZS 2653.903025
UAH 44.766628
UGX 3724.060864
UYU 40.264038
UZS 11914.620835
VES 754.21125
VND 26235
VUV 119.344278
WST 2.729216
XAF 568.230703
XAG 0.016251
XAU 0.000236
XCD 2.70255
XCG 1.801841
XDR 0.705886
XOF 568.233164
XPF 103.310868
YER 236.84953
ZAR 16.3747
ZMK 9001.197933
ZMW 19.020435
ZWL 321.999592
  • AEX

    1.1100

    1112.47

    +0.1%

  • BEL20

    -15.5900

    5760.2

    -0.27%

  • PX1

    30.3400

    8699.71

    +0.35%

  • ISEQ

    25.2300

    14041.35

    +0.18%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    47.7200

    9224.19

    +0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    13.8000

    4325.44

    +0.32%


Macron face à l'attaque




Le 12 mars 2026, un adjudant‑chef français, Arnaud Frion, a été tué et plusieurs de ses camarades blessés lors d’une frappe de drone sur la base de Mala Qara, près d’Erbil, dans le Kurdistan irakien. Selon l’état‑major, l’attaque provenait d’un drone Shahed iranien, envoyé depuis une milice chiite pro‑iranienne. Ce décès marque la première perte française depuis le déclenchement de la guerre en Iran ; il intervient alors que des dizaines de salves de missiles et de drones visent régulièrement les forces de la coalition internationale déployée en Irak pour la lutte contre le groupe État islamique. Les autorités régionales ont indiqué que deux drones avaient touché l’emprise militaire, à une quarantaine de kilomètres d’Erbil, soulignant la vulnérabilité des bases alliées. Peu après le drame, la milice irakienne Ashab al‑Kahf, proche de Téhéran, a menacé de s’en prendre à « tous les intérêts français dans la région », y compris le porte‑avions Charles‑de‑Gaulle déployé en Méditerranée orientale. 

Un meurtre qui réveille la peur de l’escalade
La mort du sous‑officier a soulevé la question d’un possible engrenage de représailles. Des analystes soulignent que, pour l’Iran, frapper la France revient à punir un allié des États‑Unis et d’Israël ; Téhéran reproche à Paris sa « neutralité bienveillante » dans la coalition qui bombarde ses installations nucléaires et balistiques. La stratégie iranienne viserait à diviser les Européens du bloc américano‑israélien, mais les attaques contre des pays comme le Qatar, les Émirats arabes unis ou la France ont au contraire resserré les rangs contre l’Iran. 

Le président Emmanuel Macron a condamné l’attaque comme « inacceptable ». Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a affirmé que « la guerre en Iran ne saurait justifier de telles frappes » et a rappelé que les soldats français déployés en Irak participent exclusivement à la coalition internationale contre le terrorisme. Il a insisté sur le caractère « strictement défensif » de la présence française, soulignant que le contingent sert à former et à appuyer les forces de sécurité irakiennes. 

Des appels à la retenue et à la protection des civils
Réuni à Bruxelles pour un sommet européen, Emmanuel Macron a précisé la ligne française : il n’a « entendu personne vouloir entrer dans ce conflit » et juge qu’« une escalade ne résoudrait pas la situation internationale ». Depuis la capitale belge, il a formulé le vœu que « les armes se taisent » et qu’une trêve soit acceptée, réaffirmant que la France se place en défense. Il a indiqué que Paris est prête, avec d’autres pays, à assumer la responsabilité d’un système d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz, artère vitale pour l’approvisionnement en pétrole et en gaz, mais qu’elle ne participera pas à une opération visant à l’ouvrir de force. Ce détroit, par où transitent habituellement près d’un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est presque paralysé depuis la guerre, avec des milliers de navires bloqués. 

Face aux bombardements croisés contre des installations énergétiques en Iran et dans le Golfe, le chef de l’État a proposé un moratoire sur les frappes visant les infrastructures civiles, notamment énergétiques et hydrauliques. Il a expliqué avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l’émir du Qatar afin de promouvoir cette pause indispensable pour protéger les populations et éviter une crise énergétique majeure. Il rappelle que préserver les civils et la sécurité des approvisionnements est un intérêt commun. 

La déclaration française rejoint celle des Vingt‑Sept : les dirigeants européens appellent à une désescalade, à la retenue maximale et au respect du droit international, insistant sur la protection des infrastructures énergétiques et hydrauliques. Dans une déclaration conjointe, six pays (France, Royaume‑Uni, Allemagne, Italie, Pays‑Bas et Japon) ont condamné les attaques iraniennes contre des navires marchands et des sites gaziers et pétroliers, et se disent « prêts à contribuer » à sécuriser le détroit d’Ormuz. Ils demandent un moratoire général sur les frappes et annoncent des mesures pour stabiliser les marchés, y compris la libération de réserves stratégiques et une coopération avec les pays producteurs pour augmenter l’offre. 

Pression internationale et perspectives diplomatiques
L’offensive américano‑israélienne contre les installations iraniennes, qui en est à sa quatrième semaine, a embrasé le Moyen‑Orient et provoqué la mort de plus de 2 200 personnes, principalement en Iran et au Liban. Les contre‑frappes iraniennes touchent désormais le Qatar et d’autres pays du Golfe, endommageant des capacités de production gazière et faisant grimper les prix de l’énergie. L’Agence internationale de l’énergie a débloqué 400 millions de barils de ses réserves pour calmer les marchés, tandis que des discussions ont lieu à Londres pour trouver des solutions pratiques à la réouverture du détroit. 

Emmanuel Macron, dès son arrivée au sommet européen, a dénoncé une « escalade inconsidérée » et appelé à « stopper les combats pendant l’Aïd » tout en souhaitant des discussions directes entre Américains et Iraniens. Des observateurs estiment qu’une suspension des hostilités pendant cette période religieuse pourrait offrir un répit humanitaire et créer un espace pour des négociations. 

Réactions de l’opinion publique française
Les messages de sympathie pour la famille du militaire et les vœux de prompt rétablissement pour les blessés ont afflué. Cependant, de nombreux citoyens se demandent pourquoi des soldats français continuent de risquer leur vie si loin des frontières. Certains estiment qu’ils ne meurent plus pour la patrie mais pour des intérêts économiques ou pour des alliances qui les dépassent. D’autres reprochent aux dirigeants occidentaux de précipiter des années de guerre pour protéger un seul responsable recherché, tandis que l’Union européenne est accusée de se tirer une balle dans le pied en laissant filer les investissements et en laissant les prix de l’énergie flamber. À l’inverse, plusieurs internautes expriment leur confiance dans les forces armées et leur soutien aux combattants kurdes et irakiens, tout en appelant à rester unis face au terrorisme. 

Vers quel avenir ?
Entre appels à la désescalade et menaces de nouvelles frappes, la crise reste ouverte. La France tient à maintenir sa posture défensive et à préserver sa souveraineté de décision, refusant de se laisser entraîner dans une guerre directe. La sécurisation du détroit d’Ormuz, l’arrêt des bombardements sur les infrastructures civiles et la protection des civils figurent parmi les priorités diplomatiques. Dans un contexte où l’Iran et ses alliés n’hésitent plus à viser des pays tierces, Paris devra naviguer entre solidarité avec ses partenaires occidentaux et souci d’éviter une conflagration régionale. Les prochains jours diront si les appels au cessez-le-feu et les efforts de médiation porteront leurs fruits ou si la spirale de la violence l’emportera.