The China Mail - Militantes kurdes tuées: "La France a une dette de justice", estime le frère d'une victime

USD -
AED 3.672503
AFN 64.000243
ALL 82.179817
AMD 366.809024
ANG 1.790403
AOA 917.508989
ARS 1489.045496
AUD 1.44011
AWG 1.8025
AZN 1.744655
BAM 1.708115
BBD 2.007127
BDT 122.872826
BGN 1.69088
BHD 0.375698
BIF 2974.122497
BMD 1
BND 1.289246
BOB 6.90125
BRL 5.205903
BSD 0.996463
BTN 95.116786
BWP 13.513879
BYN 2.891003
BYR 19600
BZD 2.004201
CAD 1.41645
CDF 2246.00013
CHF 0.80183
CLF 0.023489
CLP 924.460245
CNY 6.789103
CNH 6.782085
COP 3369.75
CRC 453.535137
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.300469
CZK 21.122299
DJF 177.450766
DKK 6.52649
DOP 59.257383
DZD 133.324602
EGP 49.130301
ERN 15
ETB 160.846023
EUR 0.87316
FJD 2.26045
FKP 0.748405
GBP 0.748075
GEL 2.634974
GGP 0.748405
GHS 11.336146
GIP 0.748405
GMD 72.509698
GNF 8739.203717
GTQ 7.602487
GYD 208.452328
HKD 7.842704
HNL 26.670859
HRK 6.579598
HTG 130.341946
HUF 309.008502
IDR 17954
ILS 2.988905
IMP 0.748405
INR 95.305502
IQD 1305.502183
IRR 1375950.000137
ISK 125.690056
JEP 0.748405
JMD 156.515284
JOD 0.708967
JPY 161.047029
KES 129.109753
KGS 87.44961
KHR 4000.646252
KMF 430.999867
KPW 900.00035
KRW 1535.395006
KWD 0.30528
KYD 0.83048
KZT 473.187773
LAK 22352.838428
LBP 89237.359557
LKR 334.489083
LRD 180.866254
LSL 16.313245
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.400594
MAD 9.33887
MDL 17.648369
MGA 4233.02141
MKD 53.829731
MMK 2099.007472
MNT 3581.506613
MOP 8.051092
MRU 39.779227
MUR 47.050448
MVR 15.459805
MWK 1728.054356
MXN 17.42685
MYR 4.068029
MZN 63.91007
NAD 16.313886
NGN 1369.039911
NIO 36.670247
NOK 9.808265
NPR 152.173078
NZD 1.74805
OMR 0.384492
PAB 0.996498
PEN 3.406273
PGK 4.378772
PHP 61.453501
PKR 277.100563
PLN 3.741515
PYG 6055.630758
QAR 3.632632
RON 4.569602
RSD 102.489944
RUB 77.503067
RWF 1460.960699
SAR 3.752093
SBD 8.058541
SCR 13.975115
SDG 600.49726
SEK 9.64623
SGD 1.290385
SHP 0.746601
SLE 24.349826
SLL 20969.503664
SOS 569.519651
SRD 37.647009
STD 20697.981008
STN 21.396072
SVC 8.719651
SYP 110.532098
SZL 16.312379
THB 33.160185
TJS 9.217991
TMT 3.51
TND 2.948184
TOP 2.40776
TRY 46.803195
TTD 6.760699
TWD 31.939601
TZS 2627.502979
UAH 44.665668
UGX 3652.369848
UYU 39.999301
UZS 11871.56388
VES 638.90327
VND 26302.5
VUV 120.218934
WST 2.778557
XAF 572.863194
XAG 0.016042
XAU 0.00024
XCD 2.70255
XCG 1.795983
XDR 0.712461
XOF 572.863194
XPF 104.15675
YER 237.049692
ZAR 16.201855
ZMK 9001.198339
ZMW 18.161255
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.6500

    1076.34

    +0.34%

  • BEL20

    -13.8900

    5774.84

    -0.24%

  • PX1

    -12.7100

    8462.35

    -0.15%

  • ISEQ

    -51.4400

    13851.1

    -0.37%

  • OSEBX

    1.1600

    1931.36

    +0.06%

  • PSI20

    26.6800

    9226.34

    +0.29%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    197.8800

    4715.8

    +4.38%

  • N150

    19.7900

    4229.69

    +0.47%

Militantes kurdes tuées: "La France a une dette de justice", estime le frère d'une victime
Militantes kurdes tuées: "La France a une dette de justice", estime le frère d'une victime / Photo: © AFP/Archives

Militantes kurdes tuées: "La France a une dette de justice", estime le frère d'une victime

"C'est ici à Paris que ma soeur et ses amies ont été tuées. La France a une dette de justice envers nous", lance à l'AFP Metin Cansiz, frère d'une militante kurde assassinée à Paris le 9 janvier 2013.

Taille du texte:

Rencontré à Paris par l'AFP au centre culturel kurde plongé dans le deuil, Metin Cansiz témoigne de la douleur qui ronge sa famille depuis cette affaire jamais jugée, "sacrifiée", selon lui, sur l'autel des relations France/Turquie.

A 61 ans, visage en lame de couteau et cheveux blancs, il est particulièrement éprouvé par les derniers jours, les yeux rougis, triturant ses mains.

Lui même engagé dans la cause kurde, il a fait de la prison après le coup d'Etat militaire en Turquie en 1980.

Alors qu'il réside aux Pays-Bas, Metin Cansiz est venu spécialement à Paris pour les cérémonies d'hommage de cette semaine, comme chaque année depuis dix ans. "Mais cette année, on ressent encore plus cette responsabilité et cette douleur", confie-t-il en kurde, un interprète à ses côtés.

Dans la nuit du 9 au 10 janvier 2013, trois militantes du Parti des travailleurs du Kurdistan - Sakine Cansiz, 54 ans, l'une des fondatrices du PKK, considéré comme une organisation terroriste par Ankara comme par l'Union européenne -, Fidan Dogan, 28 ans et Leyla Saylemez, 24 ans - étaient tuées de plusieurs balles dans la tête dans l'enceinte du Centre d'information du Kurdistan (CIK) situé au 147 rue La Fayette, dans le Xe arrondissement de Paris.

Dix ans plus tard, le 23 décembre dernier, trois autres personnes - Abdurrahman Kizil, Mir Perwer, un chanteur kurde réfugié politique et Emine Kara, responsable du Mouvement des femmes kurdes en France, et ayant combattu l'Etat islamique en Syrie - ont été assassinés, dans le même arrondissement de la capitale.

L'auteur présumé de cette attaque, un Français, a déclaré avoir agi parce qu'il était "raciste". Une majorité des Kurdes rencontrés par l'AFP ne croient pas à cette version, dénoncent un acte "terroriste" et mettent en cause la Turquie.

Les lèvres tremblantes, M. Cansiz dit avoir replongé brutalement le 23 décembre dans le traumatisme de l'assassinat de sa soeur.

Venu le 20 décembre à Paris pour une rencontre avec les deux autres familles chez un juge d'instruction, M. Cansiz était passé au centre culturel le 21 décembre, où Emine Kara préparait les cérémonies d'hommage aux trois militantes.

"Elle insistait pour que je n'aille pas seul reprendre mon train; je lui ai dit que ça irait et qu'elle fasse attention à elle; c'est comme ça qu'on s'est séparés ce jour là. Et deux jours après...", souffle-t-il.

A l'approche des dix ans de la date anniversaire, les familles des trois militantes kurdes et le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) exhortent avec encore plus de "détermination" les autorités françaises à lever le secret défense concernant ces assassinats.

- "Justice sacrifiée" -

Le CDK-F appelle à déclassifier "des informations détenues par les différents services du renseignement français". Le CDK-F accuse depuis des années le service de renseignement turc (MIT) et le président turc Recep Tayyip Erdogan d'être derrière cet assassinat, perpétré, selon le CDK-F, par un agent du MIT.

L'enquête en France avait pointé "l'implication" de membres des services secrets turcs dans ce triple assassinat, sans désigner de commanditaires.

Des médias turcs avaient notamment diffusé un document présenté comme un "ordre de mission" du MIT pour Omer Güney. Seul suspect, cet homme de nationalité turque, arrêté en France, est mort fin 2016 en prison quelques semaines avant la tenue de son procès, éteignant l'action publique à son encontre. Le MIT avait lui officiellement démenti toute implication en janvier 2014.

Mais en mai 2019, un juge antiterroriste français a été chargé de reprendre l'enquête sur des complicités dans l'assassinat.

Metin Cansiz s'est dit "très déçu" après la dernière convocation des familles par le juge français le 20 décembre. "Le juge est confronté à des obstacles internes au-delà de la Turquie qui ne lui permettent pas d'avancer", affirme-t-il.

"Pourquoi si la France n'a rien à se reprocher dans cette affaire, elle ne lève pas ce secret défense?", interpelle-t-il.

"Ma soeur vivait ici, elle était sous la protection de la France; ces trois femmes ont été assassinées ici, cela relève d'une défaillance sécuritaire provenant de la France", martèle-t-il encore.

Selon lui, "cette affaire et l'exigence de justice sont sacrifiées pour ne pas nuire aux relations entre la France et la Turquie".

A 86 ans, sa mère reste plongée dans un profond chagrin. "Depuis dix ans, je n'ai jamais pu avoir une conversation normale avec elle sur le décès de ma soeur. A chaque fois, elle est en pleurs."

"Nous n'avons pas fait notre deuil... Notre deuil se fera seulement une fois que les commanditaires seront jugés, une fois que la justice sera rendue."

E.Lau--ThChM