The China Mail - Le Japon commence à rejeter en mer de l'eau de Fukushima

USD -
AED 3.6725
AFN 66.000245
ALL 81.82833
AMD 362.253747
ANG 1.790365
AOA 916.999684
ARS 1524.826029
AUD 1.441057
AWG 1.8025
AZN 1.702147
BAM 1.739471
BBD 2.012612
BDT 122.851565
BGN 1.683441
BHD 0.376674
BIF 3014.617269
BMD 1
BND 1.278867
BOB 12.006155
BRL 5.213901
BSD 0.99928
BTN 96.807044
BWP 13.814757
BYN 3.009846
BYR 19600
BZD 2.009677
CAD 1.42822
CDF 2310.000111
CHF 0.830425
CLF 0.024807
CLP 979.509947
CNY 6.70455
CNH 6.709873
COP 3301.04
CRC 457.878797
CUC 1
CUP 23.981287
CVE 98.071304
CZK 21.820299
DJF 177.940248
DKK 6.67662
DOP 59.662995
DZD 133.636213
EGP 52.249599
ERN 15
ETB 163.212801
EUR 0.893302
FJD 2.253298
FKP 0.755263
GBP 0.75685
GEL 2.605028
GGP 0.755263
GHS 11.735826
GIP 0.755263
GMD 73.500677
GNF 8790.241169
GTQ 7.636412
GYD 209.021333
HKD 7.846735
HNL 26.827891
HRK 6.732202
HTG 130.85359
HUF 329.341501
IDR 17942
ILS 3.05195
IMP 0.755263
INR 96.243949
IQD 1309.040455
IRR 1746539.498985
ISK 122.570402
JEP 0.755263
JMD 158.196211
JOD 0.709022
JPY 157.779502
KES 129.890078
KGS 87.450144
KHR 4053.1526
KMF 438.000226
KPW 900.000318
KRW 1344.105006
KWD 0.30921
KYD 0.83267
KZT 448.958718
LAK 22445.267647
LBP 89483.505439
LKR 330.453112
LRD 170.863165
LSL 16.707565
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399481
MAD 9.927646
MDL 17.857175
MGA 4415.17204
MKD 55.052146
MMK 2099.850161
MNT 3596.272149
MOP 8.076685
MRU 39.93098
MUR 48.560213
MVR 15.459705
MWK 1732.714877
MXN 18.215399
MYR 4.086502
MZN 63.901767
NAD 16.707565
NGN 1327.450222
NIO 36.769055
NOK 9.66105
NPR 154.896092
NZD 1.78803
OMR 0.3845
PAB 0.999253
PEN 3.462758
PGK 4.525422
PHP 62.692032
PKR 276.770538
PLN 3.919735
PYG 5846.252368
QAR 3.642282
RON 4.768597
RSD 104.90897
RUB 83.799642
RWF 1479.943076
SAR 3.74627
SBD 8.078071
SCR 14.029703
SDG 601.498676
SEK 10.078505
SGD 1.2811
SHP 0.75503
SLE 24.599033
SLL 20969.491881
SOS 571.110913
SRD 37.811501
STD 20697.981008
STN 21.791046
SVC 8.742946
SYP 13002.000254
SZL 16.704542
THB 33.689857
TJS 9.197848
TMT 3.5
TND 2.977543
TOP 2.40776
TRY 49.162102
TTD 6.775561
TWD 31.778502
TZS 2637.150945
UAH 44.962977
UGX 3987.245794
UYU 40.271978
UZS 11785.633285
VES 865.47815
VND 25998
VUV 119.582079
WST 2.788611
XAF 585.967602
XAG 0.016333
XAU 0.000241217861
XCD 2.70255
XCG 1.800887
XDR 0.707052
XOF 585.967602
XPF 106.071589
YER 236.297226
ZAR 16.697595
ZMK 9001.202058
ZMW 19.635154
ZWL 321.999592
SSP 5712.591527
MXV 2.059686
  • AEX

    3.2400

    1119.29

    +0.29%

  • BEL20

    9.1000

    5694.52

    +0.16%

  • PX1

    -0.8100

    8077.75

    -0.01%

  • ISEQ

    -37.6000

    14425.66

    -0.26%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.87

    -0.22%

  • PSI20

    7.7600

    9712.35

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.0700

    4481.36

    +0.27%

  • N150

    -2.5400

    4237.95

    -0.06%

Le Japon commence à rejeter en mer de l'eau de Fukushima
Le Japon commence à rejeter en mer de l'eau de Fukushima / Photo: © AFP

Le Japon commence à rejeter en mer de l'eau de Fukushima

Le Japon a commencé jeudi à rejeter de l'eau issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, malgré une vive opposition de la Chine et l'inquiétude des pêcheurs nippons.

Taille du texte:

Pékin a aussitôt dénoncé une action "égoïste et irresponsable".

Le processus, qui comprend des pompes, des vannes et un réseau complexe de canalisations, a été enclenché peu après 13H00 heure japonaise (04H00 GMT) après un bref compte à rebours, selon une retransmission vidéo en direct par Tepco,l'opérateur de la centrale.

Ce premier déversement devrait durer environ 17 jours et porter sur quelque 7.800 m3 d'eau de la centrale contenant du tritium, une substance radioactive qui n'est dangereuse qu'à des doses hautement concentrées.

Tepco prévoit trois autres déversements d'ici fin mars prochain, pour des volumes équivalents au premier.

Au total, le Japon prévoit d'évacuer dans l'océan Pacifique plus de 1,3 million de m3 d'eaux usées stockées jusqu'à présent sur le site de la centrale de Fukushima Daiichi, provenant d'eau de pluie, de nappes souterraines et des injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs entrés en fusion après le tsunami de mars 2011 qui avait dévasté la côte nord-est du pays.

- Nombreuses précautions prises -

Ce processus sera très progressif - il doit durer jusque dans les années 2050 - et la teneur d'eau tritiée dans les rejets en mer quotidiens n'excèdera pas 500 m3.

 

Le Japon prévoit de rejeter de cette eau avec une importante dilution au préalable, de sorte de son niveau de radioactivité ne dépasse pas 1.500 becquerels (Bq) par litre.

Ce niveau est 40 fois inférieur à la norme nationale japonaise pour l'eau tritiée alignée sur la norme internationale (60.000 Bq/litre), et il est par ailleurs environ sept fois inférieur au plafond établi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'eau potable (10.000 Bq/litre).

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui supervise l'opération de rejet, a donné son feu vert en juillet, jugeant que le projet était conforme "aux normes internationales de sûreté" et qu'il aura un impact radiologique "négligeable sur la population et l'environnement".

- Mesures de rétorsion chinoises -

Mais beaucoup voient les choses différemment. Les pêcheurs japonais d'abord redoutent un impact sur l'image de leurs produits.

Cet impact se fait déjà sentir au niveau de leurs exportations, la Chine ayant interdit dès juillet les importations de denrées de dix départements japonais, dont celui de Fukushima. Hong Kong et Macao ont pris des mesures similaires cette semaine.

"L'océan est le bien commun de l'humanité. Le déversement par la force dans la mer de l'eau contaminée provenant de la centrale nucléaire de Fukushima est une action extrêmement égoïste et irresponsable qui ne tient aucun compte de l'intérêt public international", a réagi le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le rejet en mer d'eau tritiée est cependant une pratique courante de l'industrie nucléaire dans le monde entier, et le niveau annuel de radioactivité de ces rejets par les centrales nucléaires chinoises est bien supérieur à celui prévu à Fukushima Daiichi, a relevé Tokyo.

"C'est un cas classique où la perception du risque lié au tritium est radicalement plus élevé que le véritable risque qu'il représente", a commenté cette semaine Tom Scott, un expert de l'université de Bristol (Angleterre), rappelant par ailleurs que le tritium est naturellement présent dans la haute atmosphère terrestre et dans les océans.

Selon des analystes, la position intransigeante de Pékin sur l'eau de Fukushima est très probablement aussi liée aux relations sino-japonaises déjà tendues sur de nombreux sujets économiques et géopolitiques.

D'autres Etats d'Asie-Pacifique ayant de meilleures relations avec le Japon comme la Corée du Sud, Taïwan, l'Australie ou encore les îles Fidji et les îles Cook, ont ainsi exprimé leur confiance quant à la sécurité du processus du rejet contrôlé par l'AIEA.

Des manifestations contre le rejet en mer ont toutefois eu déjà lieu en Corée du Sud. Mais au Japon, signe d'une certaine résignation de la population, un rassemblement de protestation jeudi matin près de la centrale de Fukushima Daiichi n'a réuni que neuf personnes, a constaté l'AFP sur place.

"Une bonne politique consisterait à ne rien faire qui soit potentiellement dangereux, en vertu du principe de précaution", a déclaré à l'AFP une manifestante, Ruiko Muto, 70 ans, qui vit dans le département de Fukushima.

"La mer est déjà très polluée, je pense qu'il est vraiment inacceptable de permettre intentionnellement que cela continue", a-t-elle ajouté.

Z.Ma--ThChM