The China Mail - La guerre en Ukraine, terrain miné pour les journalistes

USD -
AED 3.672497
AFN 62.999981
ALL 82.597888
AMD 368.090629
ANG 1.790403
AOA 916.999951
ARS 1477.494302
AUD 1.449359
AWG 1.80125
AZN 1.703214
BAM 1.71493
BBD 2.014108
BDT 123.249054
BGN 1.69088
BHD 0.377034
BIF 2975.014577
BMD 1
BND 1.293507
BOB 6.925154
BRL 5.163806
BSD 1.000039
BTN 94.490039
BWP 13.589892
BYN 2.900133
BYR 19600
BZD 2.011197
CAD 1.42031
CDF 2267.498196
CHF 0.808525
CLF 0.023438
CLP 923.329684
CNY 6.79815
CNH 6.797225
COP 3444.23
CRC 453.586914
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.684671
CZK 21.27015
DJF 178.074144
DKK 6.55298
DOP 59.466972
DZD 133.173774
EGP 49.2502
ERN 15
ETB 161.218522
EUR 0.876703
FJD 2.24625
FKP 0.757857
GBP 0.755845
GEL 2.644968
GGP 0.757857
GHS 11.31015
GIP 0.757857
GMD 73.00006
GNF 8766.638023
GTQ 7.629344
GYD 209.175084
HKD 7.84245
HNL 26.761891
HRK 6.605298
HTG 130.701074
HUF 310.650997
IDR 17852
ILS 2.975675
IMP 0.757857
INR 94.48245
IQD 1309.991977
IRR 1375249.999761
ISK 126.250422
JEP 0.757857
JMD 157.463469
JOD 0.708997
JPY 161.849503
KES 129.479564
KGS 87.450271
KHR 4021.166805
KMF 433.999793
KPW 900.00035
KRW 1543.530303
KWD 0.309701
KYD 0.833333
KZT 485.532407
LAK 22428.570802
LBP 89548.611111
LKR 336.248811
LRD 181.993547
LSL 16.430491
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.424601
MAD 9.371084
MDL 17.675014
MGA 4255.281837
MKD 54.035217
MMK 2099.649649
MNT 3579.92745
MOP 8.078178
MRU 39.910387
MUR 47.239729
MVR 15.450132
MWK 1734.006734
MXN 17.475325
MYR 4.071034
MZN 63.898173
NAD 16.430635
NGN 1381.770115
NIO 36.800779
NOK 9.932698
NPR 151.185701
NZD 1.768765
OMR 0.384503
PAB 1.000018
PEN 3.414923
PGK 4.390353
PHP 61.180055
PKR 278.074382
PLN 3.758745
PYG 6089.674735
QAR 3.645212
RON 4.595597
RSD 102.898373
RUB 77.747658
RWF 1467.978395
SAR 3.756538
SBD 8.051953
SCR 14.898309
SDG 600.000346
SEK 9.71992
SGD 1.293475
SHP 0.746601
SLE 24.810284
SLL 20969.503664
SOS 571.521265
SRD 37.482969
STD 20697.981008
STN 21.482654
SVC 8.749978
SYP 110.532098
SZL 16.426633
THB 33.249768
TJS 9.269869
TMT 3.5
TND 2.962063
TOP 2.40776
TRY 46.642315
TTD 6.798104
TWD 31.892704
TZS 2627.582994
UAH 44.880508
UGX 3665.2038
UYU 40.238326
UZS 12052.207233
VES 620.752985
VND 26290
VUV 119.179282
WST 2.780883
XAF 575.16627
XAG 0.017168
XAU 0.000247
XCD 2.70255
XCG 1.802247
XDR 0.716371
XOF 575.168792
XPF 104.571381
YER 238.625005
ZAR 16.415401
ZMK 9001.200271
ZMW 18.104658
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.5300

    1061.21

    +0.05%

  • BEL20

    -20.6600

    5718.93

    -0.36%

  • PX1

    -2.5200

    8382.37

    -0.03%

  • ISEQ

    -87.8100

    13850.31

    -0.63%

  • OSEBX

    5.8900

    1906.43

    +0.31%

  • PSI20

    13.7000

    9150.12

    +0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -17.0100

    4132.41

    -0.41%

La guerre en Ukraine, terrain miné pour les journalistes
La guerre en Ukraine, terrain miné pour les journalistes

La guerre en Ukraine, terrain miné pour les journalistes

Avec cinq journalistes tués en Ukraine en moins de trois semaines, le déploiement d'artillerie lourde et les frappes visant des civils font craindre à la profession un bilan particulièrement lourd, d'autant plus que de jeunes reporters, parfois peu aguerris, affluent pour couvrir cette guerre.

Taille du texte:

Les risques du métier sont connus. Mais la mort annoncée mardi de deux journalistes de Fox News - le Franco-Irlandais Pierre Zakrzewski, habitué des terrains de guerre, et l'Ukrainienne Oleksandra Kuvshynova-, peu après celle de l'Américain Brent Renaud, illustre "l'extrême dangerosité du théâtre ukrainien", selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian.

La situation sur place est "extrêmement mouvante, changeante, sans ligne de front figée depuis plusieurs jours", confie à l'AFP le reporter Sébastien Georis, envoyé à Lviv par la RTBF, dont les équipes sont invitées à "rester au maximum dans les zones les plus sécurisées".

De retour d'Ukraine, le photographe Patrick Chauvel, 72 ans, qui a suivi une trentaine de conflits, a témoigné d'une guerre "très, très compliquée à couvrir".

C'est un pays, la Russie, "qui en envahit un autre", c'est "très rare", a-t-il expliqué lundi dans l'émission "Quotidien".

Ce sont "des combats d'artillerie (...) Une bombe de 250 kilos, elle a un rayon mortel de 50-60 mètres et ça tombe à peu près n'importe où (...) Les gens sont très paranos, ils ont la gâchette facile", a ajouté le photographe de guerre, évoquant notamment la peur, du côté des Ukrainiens, des "saboteurs" ou "infiltrés" russes.

Autre particularité, le fait que les journalistes semblent être "devenus des cibles", comme l'indiquait récemment à l'AFP le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire, alors que le droit international exige des forces armées qu'elles les protègent.

"Est-ce pire que pour d'autres conflits? Difficile" à dire après seulement trois semaines, dit le secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Anthony Bellanger, interrogé par l'AFP.

"En revanche, je crains (...) que le bilan devienne plus que macabre", ajoute-t-il, invoquant un "terrain de guerre où l'armée russe bombarde de façon aveugle".

- Indépendants précaires et non-formés -

D'après une source diplomatique européenne, le recours à des supplétifs syriens et tchétchènes par Moscou, "avec un art de la guerre et un respect du droit international humanitaire qui n'est pas tout à fait le nôtre", pourrait encore aggraver la situation.

Au total, depuis le début de l'invasion russe le 24 février, deux reporters étrangers ont perdu la vie, et trois Ukrainiens, dont Evgueni Sakoun, tué dans le bombardement de la tour de télévision à Kiev et son confrère Viktor Doudar, mort pendant des combats près de Mykolaïv (sud), mais pas pendant son activité de journaliste, selon RSF.

Le danger est également présent avec de nombreux "gosses" qui "s'improvisent reporters de guerre", comme s'en est inquiétée sur Twitter Laura-Maï Gaveriaux, correspondante des Echos à Dubaï.

Sans vouloir "accabler" ces jeunes, la journaliste déplore auprès de l'AFP que certains partent en Ukraine sans suivre "de vraies formations à la Croix-rouge", sans assurance, ni matériel.

"En colère", celle qui se mobilise pour faire livrer des gilets pare-balles à des confrères, surpris par l'invasion russe, dénonce aussi la précarité des pigistes, certaines rédactions refusant de financer leur équipement.

Difficile de s'assurer et d'investir 440 euros pour un gilet pare-balles et 660 euros pour un casque sans garantie de voir son travail correctement rémunéré.

Fraîchement arrivé en Ukraine, l'envoyé spécial du quotidien espagnol El Mundo, Lluís Miquel Hurtado, tacle également la responsabilité de certains médias qui "n'investissent plus dans le journalisme".

Reste qu'"on ne peut pas aller la fleur au fusil à Kiev", prévient Clara Marchaud, correspondante en Ukraine pour le Figaro, collaborant également avec l'AFP. Il faut "faire ses devoirs avant d'arriver" pour ne pas prendre un logement près d'une base militaire, par exemple.

L'Unesco, consciente que des "milliers de journalistes" travaillent en Ukraine "souvent sans l'équipement de protection ou la formation nécessaires", en particulier des Ukrainiens "propulsés" correspondants de guerre malgré eux, a annoncé jeudi qu'elle fournirait un premier lot de 125 casques et gilets pare-balles siglés "presse".

Elle s'appuiera pour cela sur le centre récemment ouvert à Lviv par RSF, et sur la FIJ.

D'après RSF, sur les 46 journalistes tués dans l'exercice de leur fonction en 2021, 18 l'ont été sur des zones de conflit.

U.Feng--ThChM